Recevez un mail dès la sortie de nos articles en vous inscrivant Recevez nos articles par mail en vous inscrivant

DFCO 1-2 Rodez : retenue sur salaire

Fautifs à deux reprises dans des moments importants, les Dijonnais se voient punis par Rodez à domicile alors qu’ils avaient toutes les clés en main pour maîtriser le match. Bredouille, le DFCO se doit de faire mieux pour rester durablement au-dessus de la zone rouge en Ligue 2.

Pour la première fois de la saison, le DFCO d'Ange Lago s'incline « back-to-back » en Ligue 2.
Pour la première fois de la saison, le DFCO d’Ange Lago s’incline « back-to-back » en Ligue 2 (photo Arthur Breton / Le Dijon Show).

LE MATCH

Dijon FCO – Rodez Aveyron Football : 2-1 (1-1)
Au Parc des Sports Gaston-Gérard (Dijon), samedi 24 octobre 2026, coup d’envoi à 14h00.

Buts : Barka (23e) pour le DFCO / Cartillier (2e), Essimi (90+2e) pour le RAF.

Avertissements : Diallo (55e) pour le DFCO / Lipinski (39e), Ponti (88e) pour le RAF.

DFCO - Rodez

Delecroix
5,90
Delecroix
Lacroix
3,20
Lacroix
Diouf
2,90
Diouf
Bernard
6,80
Bernard
B. Diallo
6,30
B. Diallo
Marié
5,00
Marié
Chouchane
4,40
Chouchane
Ndezi
5,90
Ndezi
Lembezat
5,10
Lembezat
Lago
5,70
Lago
Barka
6,10
Barka
Delecroix
5,90
Delecroix
Lacroix
3,20
Lacroix
Diouf
2,90
Diouf
Bernard
6,80
Bernard
Faty
5,00
Faty
Bellon
4,60
Bellon
Chouchane
4,40
Chouchane
Ndezi
5,90
Ndezi
Lembezat
5,10
Lembezat
Barka
6,10
Barka
Lago
5,70
Lago
Delecroix
5,90
Delecroix
Lacroix
3,20
Lacroix
Diouf
2,90
Diouf
Bernard
6,80
Bernard
Faty
5,00
Faty
Bellon
4,60
Bellon
Chouchane
4,40
Chouchane
Ndezi
5,90
Ndezi
Lembezat
5,10
Lembezat
Lago
5,70
Lago
Ntamack
4,00
Ntamack
Delecroix
5,90
Delecroix
Lacroix
3,20
Lacroix
Diouf
2,90
Diouf
Bernard
6,80
Bernard
Faty
5,00
Faty
Bellon
4,60
Bellon
Vargas-Rios
4,40
Vargas-Rios
Ndezi
5,90
Ndezi
Lembezat
5,10
Lembezat
Tavares
4,40
Tavares
Ntamack
4,00
Ntamack

La machine s’enraye

Une défaite n’est jamais plaisante et après avoir perdu à Reims, contre plus fort que lui, le DFCO voulait bien faire à domicile contre un club qui n’a pas gagné le moindre point en Ligue 2 depuis le mois d’août. Mais pour cela, il faut appliquer des principes essentiels pour réussir un match de foot, comme bien gérer les temps forts et temps faibles. Cela commence par les entames de match, surtout que les consignes devaient être encore fraîches dans les esprits quand dès les premières secondes de jeu, les Jaunes déboulent du côté droit de notre défense et centrent fort devant le but. Un cafouillage complet et un manque d’agressivité de toute l’arriège-garde permettent alors à Antonin Cartillier de marquer dans la confusion générale, avec beaucoup trop d’aisance (0-1, 2e).

Ces difficultés à droite vont malheureusement être un thème récurrent de l’après-midi et des dix premières minutes, avec Lenny Lacroix mal à l’aise contre un piston auteur de son meilleur match avec le RAF. Tactiquement et mentalement, nos Bourguignons ont tous énormément de mal à répondre à l’intensité mise par les visiteurs dans ces premiers instants et vont mettre du temps avant de stopper l’hémorragie. Nous allons d’ailleurs pouvoir remercier la vigilance de l’arbitre de touche qui nous permet d’éviter le deuxième but en trois minutes, alors qu’un Ruthénois marque dans une position de hors-jeu évidente.

Mais Rodez n’est pas la pire défense du championnat pour rien et alors que Dijon se remet dans le bain, plusieurs grosses occasions arrivent à Lago mais surtout par Quentin Bernard, qui fait trembler la barre en gagnant son duel de la tête sur corner. Finalement, c’est l’homme du moment Yanis Barka qui fait la différence sur un centre de Boubacar Diallo mal négocié par la défense ruthénoise. Contrôlant dans sa course et se présentant seul avec du temps face à Braat, l’avant-centre ne se fait pas prier et remet les deux équipes à égalité (1-1, 23e). On pourra remercier Delecroix pour une énorme parade alors que Dijon fait preuve de maladresse sur de nombreux coups de pied arrêtés et les acteurs rentrent aux vestiaires sur un score de parité.

Si adroit et dangereux d'ordinaire, le milieu du DFCO a peiné à exister dans un match où il avait pourtant une énorme possession.
Si adroit et dangereux d’ordinaire, le milieu du DFCO a peiné à exister dans un match où il avait pourtant une énorme possession (photo Arthur Breton / Le Dijon Show.)

Trop peu pour espérer

Alors que la possession est très largement pour le DFCO, Rodez se procure en fait les meilleures occasions, les plus franches et les plus tranchantes sans arriver à reprendre le dessus. Pourtant, le scénario de la première période se répète avec une entame bien plus dangereuse des hommes d’Emerick Darbelet, qui supplée temporairement Didier Santini pour des raisons de santé. Il faut encore quelques instants au diesel dijonnais pour se mettre au niveau de l’événement et, alors que les minutes s’égrènent, le ballon est bien dans les pieds de nos protégés mais la possession reste trop stérile pour satisfaire le staff ainsi que le public.

Encore l’un des Rouges les plus dangereux, Bernard reprend un corner d’une volée en deux temps, rapidement bloquée du bras par un défenseur. M. Retail ne bronche pas alors qu’il était clairement décollé du corps et que la trajectoire semblait très intéressante… Une injustice qui n’est pas seule en son genre ce samedi puisque Diallo avait écopé d’un carton jaune, à tort, quelques minutes plus tôt. Nous rappellerons toutefois à nos lecteurs que Dijon a bénéficié de plusieurs coups de pouces arbitraux avant la trêve internationale et nous ne sauterons pas dessus pour excuser un mauvais résultat qui se profile.

Car malgré l’engagement de nos joueurs et leur bonne volonté dont on ne doute pas, ce n’était simplement pas assez. Pas assez précis pour faire la différence par le jeu, pas assez méchant pour marquer un but chanceux. Ni même assez vicieux pour empêcher l’un des ultimes contres aveyronnais, dans le temps additionnel. Alors que le match nul, déjà décevant, se profilait pour les deux équipes, le RAF part à nouveau côté droit dans la profondeur. Nagera met Diouf dans le vent avec une feinte et remet en retrait vers Marco Essimi, ancien joueur de la réserve du DFCO entré en jeu dans le dernier quart d’heure, qui ne se fait pas prier pour marquer avec un poteau rentrant (1-2, 90e+2). Il n’y aura pas de miracle sur l’ultime corner de la partie et Faty évite même un troisième but alors que Delecroix était monté.

Un scénario prévisible

Connaissant les profils des équipes de Dijon et de Rodez, nous nous attendions à un match assez ouvert avec beaucoup d’occasions en contre pour le RAF et une maîtrise des débats pour le DFCO, nous n’avons pas été surpris. Pas non plus surpris de voir que le DFCO encaisse encore un et même plusieurs buts, pour la 10e fois cette saison sans jamais garder ses cages inviolées. Le scénario nous a donné raison mais nous étions en droit d’attendre plus de la part de notre milieu de terrain, qui a globalement mal alimenté les offensifs et laissé les deux pointes trop seules, livrées à elles-mêmes. Le couloir droit, d’une manière générale, a souffert sur les phases de transition et les rares possessions de Rodez qui a insisté dessus sans grosse réaction des joueurs alignés, ni même un remplacement en défense qui aurait pu rebattre les cartes. Il faut dire que sans Hamada, Obongo et Meynadier (blessés), les options semblent limitées à ce poste même si Bouleghcha était en mesure de rentrer.

Baptiste Ridira, qui a été très critique (à raison) envers ses joueurs à la mi-temps et au coup de sifflet final, devra donc assumer ses choix et une partie de la responsabilité de cette défaite, la troisième à Gaston-Gérard cette saison en cinq journées jouées à la maison. Voici qui n’est clairement pas un bilan satisfaisant ni même suffisant pour se sauver, Dijon comptant en grande partie sur les points glanés çà et là en déplacements pour rester au-dessus de la zone rouge, dont Rodez s’extirpe. Les relégables sont représentés par Grenoble, 4 points derrière nous, en tant que chef de file à la 16e place. Cela tombe « bien », une occasion de s’en éloigner et donc de rectifier le tir se présente à Dijon vendredi prochain, au Stade des Alpes.

Pas infamante mais très agaçante, cette défaite doit permettre à beaucoup d’individus autant qu’au collectif de se remettre en question. Les trois victoires consécutives n’étaient pas toutes convaincantes et on ne pourra éternellement se reposer sur ces points importants et durement acquis. Enfin, après avoir été la défense la plus permissive du championnat en dix journées (pires Expected Goals contre) et seulement sauvé par ses gardiens sur la majorité des rencontres, Dijon doit se rendre à l’évidence qu’il n’est pas possible de jouer au même jeu qu’en National et rester hermétique de la même façon. Cela semble être un parti-pris et un choix assumé, mais il faut donc marquer énormément de l’autre côté pour équilibrer la balance. Sinon, et nous l’écrivons sans dramatiser en toute simplicité, c’est la Ligue 3 qui sera au bout du chemin.

Nous n’avons pas envie de croire en un tel scénario et la marge de Dijon sur le plan technique, par rapport à bon nombre de clubs du bas de tableau, devrait nous permettre de nous en sortir sans trop de difficultés. Cela dit, on voit bien que quand il n’est pas dans l’un de ses bons jours, le DFCO rivalise mal avec des équipes qui ont perdu cinq fois d’affilée. Que ces deux revers consécutifs nous fassent tirer la sonnette d’alarme pour ne pas prendre autant l’habitude de perdre, afin de freiner ce qui pourrait être le début d’une dynamique inquiétante. Nous n’avons pas de raison de penser que le DFCO commence subitement à se moquer des revers subis, lui qui a si peu perdu en 2025-2026.

LES NOTES

L’Homme du match : Quentin Bernard (6,8)
Alors que des partenaires à droite ont beaucoup souffert et lui ont donné du travail, il n’a pas semblé trop flancher ni même être dépassé malgré la rapidité des piques adverses. Il a bien tenu la baraque et s’est même révélé être dangereux à trois reprises distinctes dans la surface de Rodez, alors même qu’il jouait avec un strap à la cuisse en deuxième période. Une nouvelle jeunesse pour notre axe gauche ?

Delecroix (5,9) : match contrasté puisque notre gardien n’est pas exempt de tout reproche sur l’ouverture du score. Il est néanmoins assez vite au niveau et, entre ses sorties loin de sa ligne et ses arrêts réflexes, évite que Rodez aggrave l’addition.

Lacroix (3,2) : nous allons simplement reprendre un commentaire Facebook que nous avons reçu après la rencontre et qui nous paraît très pertinent à son sujet. Lorsque Lenny est aligné à droite de la défense et pas à sa position habituelle, nous affaiblissons à la fois le couloir ET l’axe qu’il n’occupe plus. Au staff d’en tirer les conclusions qui s’imposent.

Diouf (2,9) : rencontre décevante, très décevante même pour l’une des rares titularisations d’un des patrons du National. Il est difficile d’expliquer comment Waly a pu passer d’incontournable à médiocre en si peu de temps, c’est sans doute multifactoriel mais le constat est clair, ce n’est pas suffisant. Il est trop facilement battu dans beaucoup de domaines.

Diallo (6,3) : voilà le premier vrai bon match avec les pros du défenseur latéral gauche de la réserve, encore sous contrat amateur et qui, d’après le Bien public, doit devenir professionnel dans le cadre d’un accord avec le DFCO après un certain nombre de matchs joués en Ligue 2. En plus de sa passe décisive sur un centre adressé à Barka, le jeune homme a bien tenu son couloir la plupart du temps. Il peut encore gommer davantage d’erreurs, mais nous avons-là un sérieux concurrent à un poste qui était problématique. Remplacé à la 57e par Faty (5), qui n’a pas non plus démérité et qui a donné de sa personne pour éviter une défaite plus humiliante encore…

Marié (5) : souvent l’un des milieux dijonnais les plus avancés sur le terrain malgré son rôle de sentinelle, il a tenté de tirer tout le monde vers l’avant en vain. Son imprécision technique a été un facteur dans notre manque de mordant, mais la volonté de bien faire était là. Remplacé à la 57e par Bellon (4,6), moins en vue qu’à son habitude et trop peu inspiré pour faire la différence malheureusement.

Chouchane (4,4) : on n’a pas encore retrouvé le Samy d’avant-trêve, et ce match n’a pas réussi à nous convaincre du contraire. Il n’a pas été le joueur le plus défaillant sur le terrain mais n’a ni été assez tranchant pour créer suffisamment de danger, ni assez prudent pour venir en aide durablement à Lacroix et Diouf qui n’arrivaient pas à gérer la largeur. Remplacé à la 82e par Vargas-Rios (4,4), qui n’a pas réussi à faire beaucoup mieux.

Ndezi (5,7) : milieu dijonnais le plus efficace et le plus intéressant dans ce qu’il entreprenait, Brandon a été une béquille intéressante sur laquelle nous aurions dû encore plus nous appuyer pour casser les lignes et disloquer le milieu vacillant de Rodez, qui n’a pas été assez testé.

Lembezat (5) : sur courant alternatif, notre milieu offensif hérite de la moyenne mais ne méritait ni plus, ni moins. Des transmissions nous laissent vraiment sur notre faim, il a perdu trop de ballons et raté trop de dribbles par rapport au nombre important de fois où il aurait pu se mettre en lumière.

Lago (5,7) : convaincant et solide, notre attaquant aurait peut-être pu marquer sur sa seule véritable grosse occasion du match en début de partie. Son apport au jeu est considérable et l’arbitre aurait dû lui permettre d’aller au duel avec Braat au lieu de siffler une faute assez incompréhensible, sur une glissade de son défenseur. Remplacé à la 82e par Tavares (4,4), sans impact sur le jeu du DFCO cette fois-ci.

Barka (6,1) : il faudra lui laisser le temps d’accumuler du rythme pour vraiment juger son apport sur plusieurs semaines, mais Yanis a déjà marqué deux buts en autant de matchs récemment tout en ne bénéficiant pas de beaucoup d’occasions. Que demander de plus à un avant-centre, en fin de compte ? Remplacé à la 68e par Ntamack (4), loin d’avoir été aussi inutile que les critiques le prétendent, mais qui n’a pas été assez dangereux pour justifier de le faire entrer avant Dong. Encore moins avant Tavares…

MOYENNE : 5,0.

Partager sur :

0 commentaire

Soyez le premier à commenter cet article.

Envie de participer à la discussion ?

La connexion est obligatoire pour commenter — elle garantit l'authenticité des échanges et évite toute usurpation d'identité.

Partenaires

Votre pub ici ?

Soutenez Le Dijon Show et touchez notre communauté de supporters DFCO. Contactez-nous pour en savoir plus.

Nous contacter