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Boulogne 1-1 DFCO : premières secousses

Après une partie aussi rude que débridée, le DFCO a finalement ramené un point de son déplacement à Boulogne-sur-Mer pour la 5e journée de Ligue 2. Un résultat dont on devra se contenter, et qui semble presque heureux pour Dijon vu la physionomie du match.

Bien aidé par son gardien, le DFCO ramène un point d'un déplacement compliqué et peut déjà s'en satisfaire.
Bien aidé par son gardien, le DFCO ramène un point d’un déplacement compliqué et peut déjà s’en satisfaire (photo Vincent Poyer/DFCO).

LE MATCH

US Boulogne CO – Dijon FCO : 1-1 (1-0)
Au Stade de la Libération (Boulogne-sur-Mer), vendredi 04/09/2026, coup d’envoi à 20h00.

Buts : Épailly (37e) pour l’USBCO / Dong (63e) pour le DFCO.

Avertissements : Platret (27e) et Boyer (56e) pour l’USBCO / Hamada (56e) et Diouf (90e+2) pour le DFCO.

Boulogne - DFCO

Delecroix
7,10
Delecroix
Hamada
3,80
Hamada
Diouf
2,90
Diouf
Lacroix
3,20
Lacroix
Faty
3,90
Faty
Marié
5,30
Marié
Chouchane
5,30
Chouchane
Ndezi
6,80
Ndezi
Barreto
2,50
Barreto
Ntamack
3,70
Ntamack
Dong
7,20
Dong
Delecroix
7,10
Delecroix
Lacroix
3,20
Lacroix
Diouf
2,90
Diouf
Bernard
4,80
Bernard
Faty
3,90
Faty
Marié
5,30
Marié
Chouchane
5,30
Chouchane
Ndezi
6,80
Ndezi
Barreto
2,50
Barreto
Ntamack
3,70
Ntamack
Dong
7,20
Dong
Delecroix
7,10
Delecroix
Lacroix
3,20
Lacroix
Diouf
2,90
Diouf
Bernard
4,80
Bernard
Faty
3,90
Faty
Bellon
5,10
Bellon
Chouchane
5,30
Chouchane
Ndezi
6,80
Ndezi
Lembezat
6,10
Lembezat
Lago
5,50
Lago
Dong
7,20
Dong
Delecroix
7,10
Delecroix
Lacroix
3,20
Lacroix
Diouf
2,90
Diouf
Bernard
4,80
Bernard
Faty
3,90
Faty
Bellon
5,10
Bellon
Ndezi
6,80
Ndezi
Vargas-Rios
5,00
Vargas-Rios
Chouchane
5,30
Chouchane
Lago
5,50
Lago
Lembezat
6,10
Lembezat

Défense dépassée

Le DFCO n’avance pas bien vite en ce début de saison. Et mathématiquement, le compte n’y est pas ! Après cinq parties disputées dans ce nouveau championnat, retrouvé à la sueur de leur front, les joueurs dijonnais n’ont toujours pas gagné de match officiel. Avant ce vendredi, on pouvait encore dire que le contenu était encourageant jusqu’ici, que le DFCO n’était pas très bien payé pour ses performances. Ce n’est toutefois pas ce week-end que nous sortirons la brosse à reluire pour notre équipe, qui a beaucoup moins bien joué qu’à son habitude, ayant peut-être les jambes lourdes après son match énergivore contre l’ASSE.

Si nous aurions pu marquer davantage, comme d’habitude, nous aurions aussi pu encaisser énormément de buts ce 4 septembre sans la maladresse de l’USBCO, ni un Delecroix des grands soirs. Au-delà des ratés de nos offensifs devant les cages, nos regards se tournent vers la défense et son manque de contrôle des transitions adverses. C’est même dans ce dernier registre que nous avons semblé avoir le plus de difficultés : la charnière Diouf-Lacroix s’est montrée bien fébrile, peu complémentaire et manquant de tranchant dans ses interventions. Combinée à des latéraux qui n’ont pas apporté beaucoup plus de garanties défensives, l’équipe s’est montrée trop peu solide sur ses bases, comme contre Saint-Étienne mais face à un adversaire bien moins impressionnant. Le but encaissé symbolise bien tout cela, trouvant son origine sur une erreur impardonnable de Lacroix (Épailly, 1-0, 37e). Il aura été suivi d’une période de 25 minutes pendant laquelle nous avons perdu nos certitudes et subi les vagues adverses sur nos cages.

Offensivement, tout n’est pas à jeter loin de là. Il faut impérativement saluer le travail du très jeune Tyris Dong qui était déjà très bon avant de débloquer son compteur de buts en senior (1-1, 63e), l’entrée intéressante de Lago et de bonnes périodes avant la 10e ainsi qu’après l’heure de jeu permettant à Nna Noukeu, le gardien boulonnais, de s’illustrer avec un 7/10 dans la presse nordiste. Une performance remarquable du portier adverse mais aussi de Delecroix, ainsi que quelques ratés qui auraient pu complètement changer le visage du match dès l’entame. Et qui feront reconnaître très justement à Fabien Dagneaux que sans ces faits conjugués, le match aurait pu se terminer sur un score de 4-4.

Jambes lourdes et rotation décevante

Vendredi, Baptiste Ridira a fait tourner une partie de son effectif par rapport à la rencontre disputée lundi soir, retirant trois précieux jours de repos et de préparation à notre équipe par rapport à Boulogne. Parfois contraints par les blessures de Bouleghcha et Tavares (ainsi que Barka qui n’était que remplaçant contre Saint-Étienne), mais aussi par choix comme pour Marié, Diouf et Barreto qui intégraient le XI en lieu et place de Bellon, Lembezat et Bernard. Ces trois nouveaux éléments ont, en dehors de rares éclaircies, traversé la tempête sans vraiment aider leurs coéquipiers sur la Côte d’Opale. Au global, nos hommes ont paru marqués sur le plan physique, à l’image de Faty, face à une équipe qui s’est montrée généreuse dans l’engagement.

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Résultat : Dijon a été dominé dans ce compartiment du jeu après avoir eu beaucoup de répondant lors de ses 4 premières sorties, perdant beaucoup de duels, étant absent à la retombée sur les seconds ballons et paraissant trop peu réactif après des contres favorables comme défavorables. Les joueurs en rotation n’ont pas vraiment démontré qu’ils pouvaient concurrencer les titulaires habituels de façon satisfaisante. C’est d’ailleurs l’entrée de certains d’entre eux (notamment Lembezat, Bellon dans une moindre mesure) qui a redynamisé l’équipe dans la dernière ligne droite. Celle-ci retrouvant alors plus de contrôle sur le jeu, mais aussi davantage d’allant offensif.

Invaincu à l’extérieur

Il faudra que chacun se mette au niveau. Que l’effectif ainsi que le staff apprennent à gérer le calendrier de la Ligue 2, qui nous verra plusieurs fois enchaîner des rencontres intenses avec seulement quelques jours de battement. Mais surtout enfin décoller à la maison car jusqu’à aujourd’hui, sur son parcours loin de Gaston-Gérard, le DFCO présente tout de même un bilan satisfaisant avec trois matchs nuls (à chaque fois 1-1). C’est à domicile que le bilan affiche un gros déficit, avec les deux revers subis contre Saint-Étienne et surtout Pau, plongeant Dijon dans la zone rouge sans que l’on puisse dire que cela est particulièrement injuste…

Il n’y a toujours pas lieu de paniquer à ce jour, un début de saison étant assez peu révélateur des capacités d’une équipe avec un classement traître. C’est certain : les Dijonnais doivent franchir un cap, en particulier dans l’efficacité, et se montrer capables de mieux défendre leur but car il n’est pas possible d’offrir autant d’occasions en si peu de temps, après avoir pourtant été assez hermétiques contre Pau et Clermont. Si on ne veut pas voir se creuser un écart avec les équipes devant nous, nous allons devoir vraiment lancer notre saison vendredi prochain, en battant Laval à domicile. Peu importe le scénario, tout autre résultat nous maintiendra durablement dans la zone de relégation.

@Fabius

LES NOTES

L’Homme du match : Tyris Dong (7,2)
Pour une fois, le meilleur joueur sur la pelouse n’a même pas encore fêté ses 18 ans ! Il s’est pourtant comporté comme un taulier en l’absence du très expérimenté Julio Tavares, avec qui il avait fait la paire quelques jours plus tôt. Cette fois, c’est lui qui est à la déviation des ballons, qui oriente le jeu d’une position avancée. Et qui à force de persévérer trouve la faille juste après l’heure de jeu d’une bonne tête au second poteau, devenant le premier attaquant du DFCO à marquer un but en 2026-2027. Ajoutons à cela trois passes menant à des tirs de ses coéquipiers et une paire de dribbles déroutants pour prendre le dessus sur une défense qui n’a que peu tremblé cette saison, et vous avez là un avant-centre complet avec toutes les bonnes bases pour réussir. Avec le sérieux et la concentration affichés juste après l’égalisation, Tyris a de quoi aller loin. Exténué, il est remplacé à la 87e par Vargas-Rios (5), dont la motivation ne fait aucun doute et qui nous fait penser qu’il peut prétendre à plus de temps de jeu encore. Peut-être à gauche de la défense, à l’avenir ?

Delecroix (7,1) : il sauve à plusieurs reprises son équipe avec des parades importantes et des sorties aériennes bien plus rassurantes que d’habitude. Un jeu de passes à revoir, mais on ne peut pas ignorer que Boulogne pressait bien la défense dijonnaise et que celle-ci ne proposait pas beaucoup d’autres solutions que le dégagement au loin…

Hamada (3,8) : retour compliqué pour le jeune droitier dans le onze titulaire, avec un sacré client dans son couloir en Théo Épailly. On ne peut toutefois pas s’empêcher de se dire que s’il a si bien joué ce vendredi, c’est parce qu’Hamada lui a permis de le faire… Encore une fois, il se blesse en match et est remplacé à la 57e par Bernard (4,8), dont l’entrée a permis de ramener un peu d’ordre et d’autorité, sans colmater toutes les brèches défensives de Dijon loin de là.

Diouf (2,9) : on en attendait beaucoup de Waly pour le premier match de toute sa carrière en Ligue 2, après quelques rencontres où il ne manquait qu’un partenaire fiable à Lacroix pour obtenir un clean-sheet. Cette perspective a rapidement disparu puisque l’axial droit a été malmené, défendant en reculant la plupart du temps et incapable de tenir ni Épailly ni Besic. C’est dans le placement qu’il était le plus inquiétant.

Lacroix (3,2) : beaucoup plus en place que son compère, il se met inexplicablement en difficulté tout seul sur deux actions conclues par des frappes. D’abord un dégagement raté haut sur le terrain, qui entraîne un contre tranchant, puis cette chute interdite dans son propre camp menant directement à l’ouverture du score. Malgré cela, il a tenté de se rattraper et a même bien fini le match, au poste d’arrière droit.

Faty (3,9) : où est la vitesse électrique qu’on nous avait promise ? À sa signature à Dijon, Moussa avait du feu dans les jambes, et même si sa préparation a été partiellement tronquée on ne peut pas dire qu’il apporte suffisamment dans les 30 mètres adverses ou sur l’aspect défensif pour justifier une place de titulaire à gauche, à l’instant T. Mais les cartes peuvent rapidement être rebattues, il a le profil pour faire beaucoup mieux.

Marié (5,3) : en difficulté sur beaucoup d’actions pourtant assez scolaires, il relance la partie presque à lui seul en contrôlant un ballon qui ne lui était pas forcément destiné, puis en centrant sans élan pour trouver Dong dans la surface, décrochant sa première passe décisive de la saison. Un mystère et un match pas tout à fait convaincant du capitaine, qui peut durablement perdre sa place malgré des statistiques flatteuses. Remplacé à la 70e par Bellon (5,1), tout de suite dans le rythme et important pour mieux maîtriser le tempo. Il arrive à insuffler un nouveau temps fort dijonnais même si des pertes de balle auraient pu être coûteuses.

Chouchane (5,3) : après un match remarquable contre Sainté, il est davantage rentré dans le rang mais a été précieux dans un travail de l’ombre qui n’est pas vraiment son registre habituel. Il a peiné quand Dijon ignorait volontairement son milieu avec de longues balles aériennes, mais avait toujours le coffre pour intercepter dans sa moitié et se retrouver dans la surface à l’autre bout du terrain quelques secondes plus tard, dans les arrêts de jeu. Il est en train de franchir un cap.

Ndezi (6,8) : le Franco-congolais devient une référence à son poste et en Ligue 2, avec des performances remarquées et une influence sur le jeu plus que palpable, entre dribbles réussis et accélération soudaine du jeu. Sa passe parfaite aurait pu donner à Adel le but de la victoire, ce qui serait venu couronner un match plein de sa part. Gommant la majorité des défauts qu’on lui reprochait il y a encore 5 mois de cela, Brandon est la très belle surprise de ce début de saison à Dijon.

Barreto (2,5) : malheureusement, il a raté presque tout ce qu’il a entrepris et n’a pas pu rattraper ses passes ratées en transition par une réactivité ou une capacité à accélérer – deux qualités qu’il n’a manifestement plus. À son âge, ça se comprend, mais il doit donc être irréprochable dans les autres domaines s’il veut pouvoir continuer à évoluer au haut niveau. Remplacé à la 70e par Lembezat (6,1), un joueur qui crée, qui produit aussi du déchet et qui peut toujours faire mieux. Mais qui se trouve aussi dans presque 100% des bons coups et qui aurait bien pu marquer un but mémorable sans un arrêt énorme du gardien.

Ntamack (3,7) : au risque de nous répéter, c’est encore une soirée bien compliquée pour le jeune attaquant qui était pourtant le plus âgé et expérimenté de tous ses coéquipiers offensifs ce soir. Comme bien souvent, cela commence par une très grosse occasion de marquer à la 2e minute, sur laquelle Alexis perd son duel avant de petit à petit voir son influence sur le match disparaître… Remplacé à la 70e par Lago (5,5), entreprenant et spontané. Le nouveau venu a compris qu’il avait une carte à jouer et un poste à gagner dans ce duo en pointe qui n’est pas encore verrouillé, et s’est vite signalé par son envie et sa puissance. Il faudra le revoir bientôt et sur une période prolongée pour le juger correctement, mais c’est encourageant.

@Novak

MOYENNE : 4,9

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