Vainqueur de son dernier match de la saison en Première Ligue sur la pelouse des Marseillaises, le DFCO féminin a eu le mérite de soigner sa sortie. L’ultime révérence pour beaucoup de joueuses, qui risquent de ne plus porter les couleurs dijonnaises la saison prochaine…

Le rideau est tombé
Deux poteaux et un penalty manqué n’ont pas empêché les Dijonnaises de prendre l’avantage en première période grâce Grzybowska (premier et dernier but de la saison) dans ce match ouvert, au déchet technique notable mais aux intentions impeccables. En effet, les joueuses du DFCO ont parfaitement respecté le maillot et le club pour lequel elles jouaient – comme tout le reste de la saison – et ont fait énormément d’efforts sur la pelouse pour compenser une finition qui laissait parfois à désirer. De leur côté, les Olympiennes touchent la barre mais n’ont pas eu grand chose à se mettre sous la dent.
Plus étriquée, la deuxième période ne verra pas davantage de but et clos le championnat comme un rappel de la solidité de cette équipe bourguignonne qui n’a concédé que 28 fois cette année. Le tout sans offrir énormément d’occasion aux adversaires, preuve que le système et l’animation orchestrés par Pierre-Alain Picard étaient sans doute les meilleurs au regard de l’effectif qui était à sa disposition. Un carton rouge pour Compaoré mettra plus ou moins fin au suspens, les Marseillaises n’ayant pas les ressources pour recoller au tableau d’affichage (0-1 score final).
DFCO Féminin : et maintenant ?
Tout en incorporant de talentueuses et jeunes joueuses au groupe professionnel, le staff a été assez irréprochable dans une année de transition tout sauf évidente à négocier, après l’exode de nombreuses cadres et du coach Joseph – qui n’a pas réussi son coup à Saint-Étienne. Quoi que l’avenir nous réserve, ce groupe entier a prouvé qu’il méritait sa place dans l’élite du football féminin français et sans doute dans de nombreux championnat de haut niveau. Leur adaptabilité et l’expérience de cette année pas comme les autres devra servir à celles et ceux qui resteront en 2026-2027 – ils ne seront peut-être pas très nombreux.
En effet, le Bien public a plus ou moins confirmé dans ses colonnes aujourd’hui qu’une nouvelle vague de départs, peut-être encore bien plus grande qu’en 2025, était à attendre à Dijon alors que le plan de restructuration du club entier à une échelle plus tolérable se poursuit, sous la houlette de Pierre-Henri Deballon. Qui sera encore là en 2026-2027 ? La section féminine sera-t-elle toujours entre les mains de l’actionnaire majoritaire ? L’équipe jouera-t-elle seulement dans l’élite nationale ? Si elle le mérite sans contestation possible, difficile d’affirmer quoi que ce soit en l’état actuel des choses.
Mais Le Dijon Show et ses lecteurs n’oublieront certainement pas le travail et la persévérance de ces femmes et hommes qui ont tout fait pour représenter au mieux notre blason sur la scène hexagonale. Les exploits du passé ne seront pas oubliés. Pour ce qui est du futur, on ne peut désormais que croiser les doigts et espérer, pour le respect du mérite sportif, que les événements en dehors du terrain permettront à ces footballeuses aussi douées que prometteuses de pouvoir exercer leur art au plus haut niveau.
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