Embêté puis délivré, le Dijon FCO s’est sorti d’un piège redoutable dans le Hainaut. Vainqueur de cet âpre match sur le score d’un but à zéro à Valenciennes, le leader du National n’a plus qu’à prendre deux points – ou à observer un seul faux pas de ses poursuivants – pour pouvoir monter officiellement en Ligue 2 !

LE MATCH
Valenciennes FC – Dijon FCO : 0-1 (0-0)
Au Stade du Hainaut (Valenciennes), vendredi 24 avril 2026, coup d’envoi à 19h45.
But : Domingues (63e) pour le DFCO.
Avertissement : Barreto (73e) pour le DFCO.
En deux temps
Ce match que nos Dijonnais ont commencé piano s’est terminé fortissimo. Si elle est loin d’avoir livré sa meilleure prestation, de la saison, notre équipe a assuré l’essentiel en prenant les 3 points à Valenciennes, sans paniquer, se rapprochant plus que jamais d’une remontée en Ligue 2. Après un petit round d’observation, c’est bel et bien VA qui emballe le match et qui se procure les seules situations dignes de ce nom. Friable sur les côtés, tout particulièrement à droite, Dijon subit la percussion d’une équipe valenciennoise qui semble jouer libérée, sans complexe. Et qui ne donne absolument pas l’impression d’être en vacances, après avoir officialisé son maintien la semaine passée.
« On a fait une première mi-temps qui n’était vraiment pas bonne » – Baptiste Ridira.
Le pressing adverse, les transitions jouées rapidement, et une certaine fébrilité bourguignonne offrent plusieurs occasions nettes au VAFC, qui ne parvient pas pour autant à conclure. Le DFCO fait le dos rond et, à défaut de montrer beaucoup de choses avec le ballon, parvient à retrouver un peu de sérénité sur la fin de mi-temps.
La nouvelle vague
Au retour des vestiaires, si Valenciennes veut continuer d’afficher de belles intentions, on sent que Dijon a tout de suite une meilleure maîtrise. L’animation défensive en particulier donne des garanties, la relative apathie observée en début de match laissant sa place à une vraie impression de solidité plus habituelle de la part du DFCO. Sans être flamboyants dans le jeu ni très créatifs, les Dijonnais déjouent plus facilement le pressing adverse et centrent davantage dans la surface.
En marquant son 11e but en championnat, Julien Domingues devient le premier joueur du DFCO à dépasser 10 buts sur une même saison depuis Le Bihan (12) en 2022-2023.
Il passe devant Fdaouch (23-24) et Duville-Parsemain (24-25), qui se sont tous les deux arrêtés à la dizaine. https://t.co/5eEuCOGHlu
— julien ⊬ (@No_vak) April 24, 2026
Après plusieurs alertes de la tête, notamment par Julio Tavares, c’est finalement Domingues qui place la sienne. Une tentative imparable sur un très beau centre de Diallo concluant une belle action et débloquant la situation dans un temps fort des visiteurs. Alors que l’attaquant paraissait moins en forme ces derniers temps, montrant en outre peu de choses dans le jeu, il inscrit son onzième but de la saison tout en ayant été très important dans sa construction.
L’ouverture du score entame clairement le moral adverse alors que dans le même temps, les entrants dijonnais font beaucoup de bien à l’équipe. Dans le rythme, les cinq joueurs lancés successivement par Baptiste Ridira ont tous eu leur pierre à apporter à l’édifice. On retiendra notamment les prestations de Barka et Ndezi qui achèvent de remettre de l’ordre au milieu de terrain, alors qu’Obongo effectue des interventions remarquées à droite.
+ 𝟯 𝗲𝘁 𝗼𝗻 𝗮𝘃𝗮𝗻𝗰𝗲 🗣️
On se voit jeuuudiiiiii 🔥#VAFCDFCO | 0-1 pic.twitter.com/FZSjIsPFRB
— Dijon FCO (@DFCO_Officiel) April 24, 2026
Le DFCO aurait bien pu alourdir le score dans la dernière demi-heure et au final, la victoire n’est pas totalement imméritée. Même si nous avons pu en douter pendant un temps. C’est sans doute aussi la marque d’une équipe en tête de son championnat, lancée vers son objectif. Dans ces conditions, elle trouve presque tout le temps les ressources pour s’en sortir. La deuxième mi-temps est une preuve irréfutable de la force mentale de ce groupe, touché mais jamais coulé. Cette victoire, comme d’autres dans la saison, montre que Dijon peut faire la différence même en étant moins bon. Ce sont ces points-ci qui rendent l’avance si confortable.
La montée pas encore là
Nous vous connaissons, chers lecteurs, et si vous attendez de nous que nous sortions déjà le champagne, vous allez être déçus ! Rien n’est fait, nous ne doutons pas que Baptiste Ridira répétera encore cela en conférence de presse mercredi prochain. Mais il est vrai que ça sent de plus en plus bon. Un succès lors de la prochaine journée et la montée en Ligue 2 sera alors officielle. On ne peut pas crier victoire avant d’avoir atteint l’objectif mais on voit mal, après les prestations récentes, ce qui pourrait venir enrayer les engrenages bien huilés de ce DFCO.
On regrettera par contre que ce match potentiellement historique se joue un jeudi soir, dans un stade qui n’aura peut-être pas toute l’affluence espérée pour une telle occasion, alors que l’option de jouer le samedi 2 mai était sur la table. Nous appelons tout de même un maximum de supporters dijonnais à venir pour pousser l’équipe, qui le mérite et en aura besoin. Que ce match se termine par une première fête, avant de poursuivre d’autres objectifs plus ambitieux encore…
@Fabius
LES NOTES
L’Homme du match : Waly Diouf (7,1)
Sans Waly ce soir, on revenait avec walou ! Après un moment un peu délicat en première mi-temps, il s’est parfaitement ressaisi et a compensé là où Marié et Lacroix faisaient parfois défaut. Toujours très important dans les airs, il a eu fort à faire contre Abi mais n’a pas été dépassé.
Montfort (6) : avec un peu de réussite par-ci par-là, notre portier remplaçant enchaîne son quatrième match sans concéder en l’espace de cinq titularisations seulement ! Quelques arrêts importants sur des frappes lointaines et du sérieux à la relance.
Lacroix (3,9) : sans doute le moins bon match de la saison pour Lenny, contraint de jouer excentré à droite pour pallier l’absence de Hamada. Pourtant bon défenseur, il n’a pas réussi à contenir convenablement son vis-à-vis. Auteur d’un bon centre trouvant Tavares, il a clairement les moyens d’être meilleur sur l’ensemble d’un match, même à un poste différent. Remplacé à la 84e par Obongo, pour une première depuis octobre 2025. On ne sait pas s’il a beaucoup progressé ou si le scénario a voulu ça, mais toutes ses interventions défensives étaient très réussies, tout comme sa montée dans le tiers adverse pour accompagner l’attaque.
Bernard (6,3) : un peu en délicatesse sur certaines situations surtout en première mi-temps, il a su mettre la tête au bon moment et le corps en opposition quand il le fallait pour éloigner le danger, plus rare en seconde période.
Diallo (6,4) : avec une quatrième passe décisive, le jeune latéral polyvalent ajoute de très jolies statistiques à une saison déjà réussie ! Défensivement, il a été l’un de ceux qui tenaient le mieux son rang dans le premier acte.
Marié (5,3) : le capitaine a donné le ton ce soir, avec des moments délicats où il était en retard sur des passes tranchantes et accélérations adverses, puis d’autres où il a su s’adapter et tacler au bon moment. Quand Marié allait mieux, toute l’équipe se sentait plus à l’aise et défendait en chœur. Il rate malheureusement deux fois l’occasion de faire une passe décisive à Ntamack dans la même action, rageant.
Chouchane (5,3) : une nouvelle fois, Samy a montré qu’il n’avait pas grand-chose à envier aux joueurs qui étaient titulaires la majeure partie de la saison. Plutôt discret avant la mi-temps, il s’est rendu très disponible et a fait de bons choix, plus tranchants, au retour des vestiaires. Remplacé à la 90e par Aka, juste avant les arrêts de jeu.
Vargas-Rios (5,1) : volontaire et déterminé, il est toujours un membre intéressant de l’équipe quand il est dans une telle forme physique, sans être le métronome qu’il a pu être la saison dernière. Remplacé à la 65e par Ndezi, dont l’entrée en jeu à droite du losange a fait des merveilles pour Dijon. Dans un très bon jour, l’ancien de Grasse a donné le tournis à ses adversaires et distribué des ballons vers des situations d’égalité voire de supériorité numérique, en contre.
Barreto (5) : très altruiste et peut-être même un peu trop ce soir, tant il y avait de possibilités de faire des différences devant la défense adverse. Mais il a été bien muselé et ciblé par le double pivot adverse. Remplacé à la 84e par Barka, dont l’entrée pour seulement quelques minutes, de retour de blessure, a fait beaucoup de bien. À un poste plus inhabituel de n°10 mais qui lui sied bien, il a pris ses responsabilités avec une frappe lointaine cadrée, puis une autre de près faisant suite à un crochet très intelligent. Ça aurait mérité un but.
Domingues (6) : on commençait à être frustrés quand, au terme d’une action collective rondement menée, Julien nous a fait ravaler notre venin. Important autant dans la construction que dans sa conclusion, l’avant-centre inscrit à nouveau son nom sur la feuille de match d’une bien belle tête. Craignant s’être blessé à l’épaule (même si cela devrait aller), il est remplacé à la 65e par Ntamack, qui a apporté de la vie, des passes intéressantes et d’autres solutions en attaque. On regrette que ses coéquipiers aient parfois trop tardé ou été imprécis dans leurs transmissions à son intention.
Tavares (5,4) : quelques instants avant l’ouverture du score, c’est bien le Cap-verdien qui aurait pu marquer d’une très belle tête ! Toujours aussi précieux, il a comme souvent mis sa fierté de côté après une première moitié ratée et est reparti au charbon, avec 45 minutes supplémentaires à haute intensité pour nous permettre de l’emporter.
@Novak
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