Les supporters de Dijon sont euphoriques en ce début de novembre 2026, après avoir vécu la 5e victoire de leur équipe en 12 journées de Ligue 2 ! Tout juste promu et sans bouleverser son effectif, le DFCO s’est finalement bien acclimaté au niveau supérieur et bat avec panache un Red Star pourtant ambitieux (1-0).

LE MATCH
Dijon FCO – Red Star FC : 1-0 (0-0)
Au Parc des Sports Gaston-Gérard (Dijon), vendredi 30 octobre 2026, coup d’envoi à 20h00.
But : Barka (73e) pour le DFCO.
Avertissement : Kyeremeh (71e) pour le RSFC.
DFCO - Red Star
Tarif maison
Comme pour ses premiers succès de la saison, les victoires appellent les victoires pour le DFCO en Ligue 2 ! En effet, après avoir vécu trois succès de suite au début de l’automne, Dijon s’impose sur la plus petite des marges à la maison face au Red Star et remporte donc deux matchs consécutifs pour se hisser encore un peu plus haut au classement général, à la sixième place. Même si tout n’a pas été parfait, nos Dijonnais sont parvenus à enchaîner et à faire fructifier les points pris à Grenoble à l’extérieur. À s’éloigner de la zone rouge et même à se rapprocher du haut du tableau, Montpellier et Reims ayant perdu et le résultat de Pau contre Nantes étant encore en suspens.
Dans une rencontre moins prolifique en buts qu’attendu mais pleine de sérieux, Dijon obtient d’ailleurs son premier « clean-sheet » de la saison après avoir retrouvé tous les ingrédients de sa très bonne saison en National sur le plan défensif en 2025-2026. Du cœur, de la passion, de la maîtrise et surtout une détermination sans faille pour ne pas laisser le moindre espace de frappe à des Audoniens certes fatigués mais toujours talentueux. Pourtant vite mise en difficulté et en proie aux appels dans son dos (Cabral, 2e), l’arrière-garde dijonnaise a par la suite été très peu inquiétée. À la fois par manque d’inspiration des visiteurs, mais aussi et surtout parce qu’elle a a répondu avec brio à toutes les tentatives franciliennes.
Après cette première alerte, les Bourguignons ont très vite pris l’ascendant sur cette rencontre grâce à des combinaisons très intéressantes entre Adel Lembezat, en maestro au cœur du jeu, et Bouleghcha notamment. Mais surtout un Julio Tavares malheureux face au but et attiré par les poteaux, qu’il touche aux 10e (de la tête) et 15e minutes (d’une frappe en pivot). Et quand le remuant Lago s’essaie à son tour (28e), il bute sur un Gaëtan Poussin qui aura longtemps repoussé l’échéance. Les projections vers l’avant très efficaces notamment de la part des latéraux et des milieux auront fait du mal à cette équipe de l’Étoile rouge, qui rentre toutefois aux vestiaires dos à dos avec un DFCO très dominateur mais qui a du mal à finir son dîner.
Le @DFCO_Officiel, promu cet été, pratique depuis quelques semaines l’un des meilleurs footballs de la @Ligue2BKT !
Mais quand tu as Brandon Ndezi et Adel Lembezat, exceptionnels en ce moment, avec un niveau technique et athlétique très au-dessus de la moyenne, tout devient plus facile.
— Alexandre Carvalho (@AlexDS78) November 6, 2026
Barka 47
La deuxième période débute sur un faux rythme où les deux camps ne parviennent pas à s’inquiéter mutuellement, les consignes de Damien Perrinelle ayant sans doute fonctionné un temps. Soucieux de reprendre le dessus et d’enfin gagner un troisième match à la maison, le coach Ridira procède alors à des changements qui redynamisent cette équipe, après avoir été très critique envers les entrants la semaine dernière. Coaching payant, quand son attaquant fraîchement entré sur le rectangle vert Yanis Barka, récupère une touche longue de Faty dans la profondeur, à gauche du terrain. Dans une forme étincelante, l’attaquant dijonnais conduit la balle sur plusieurs mètres, se joue des défenseurs hésitant entre intervenir et contenir. Il en profite pour frapper à 20 mètres des cages et tromper le gardien d’une enroulée millimétrée, tout en finesse (1-0, 73e).
En supersub, le deuxième meilleur buteur de Dijon cette saison (comme la saison passée) engrange une 19e réalisation en à peine plus de 50 matchs disputés sous nos couleurs depuis son arrivée en janvier 2025. Sans le savoir à ce moment-là, Barka permet à la Cité des Ducs de décrocher le maximum de points après avoir déjà planté aux J9, J10 et J11 – dont deux fois en sortie de banc comme ce soir, jamais deux sans trois. Car ses coéquipiers et lui-même vont afficher une volonté de fer et complètement fermer la porte au Red Star, dont les joueurs auront de maigres tentatives successivement repoussées par Vargas-Rios et Diouf, puis par Lacroix. Jovanny Ikanga, qui compte pourtant 10 réalisations dans le championnat depuis 2025, ne marquera pas un nouveau but à Gaston-Gérard après avoir été un membre important du DFCO de Deballon pour sa première saison au club.
L’habileté de cette équipe dijonnaise est tout à fait remarquable et de vrais sourires, aussi naturels que sincères, étaient visibles sur les visages de tous les joueurs au coup de sifflet final. Ainsi que dans les gradins du Parc des Sports, qui a longtemps acclamé les siens après avoir vu une partie bien gérée de bout en bout par ses protégés. Il y aura eu des moments de doute, peut-être un peu trop par rapport à la physionomie de la rencontre, mais dans l’ensemble la communion fut belle entre supporters, joueurs et staff. Qui se mettent tous à penser qu’en continuant à jouer comme ça, l’objectif maintien à lui seul n’est peut-être pas assez ambitieux.
Pour l’instant, il faut faire les choses dans l’ordre et confirmer cette nouvelle dynamique à Nancy, ce qui sera tout sauf aisé puisque le deuxième du championnat reste sur six victoires consécutives ! Mais le DFCO avait montré un visage intéressant en pré-saison à Picot (2-2). Il serait bien inspiré de ramener quelque chose de Lorraine, après avoir affronté Orléans dans son antre en Coupe de France, lors de son entrée en lice vendredi prochain.
@LeVic
Le @DFCO_Officiel s’empare de la 6ème place ! 🫡
#DFCORED https://t.co/ZgzcpH4COI
— Ligue 2 BKT (@Ligue2BKT) November 6, 2026
LES NOTES
L’Homme du match : Yanis Barka (7,5)
Encore toi, Yanis Barka ! Et ce titre d’Homme du match ne récompense pas ta forme actuelle, juste ta performance sur 30 minutes à Gaston-Gérard. Un match très réussi puisqu’en peu de temps, tu débloques encore une situation serrée et profites de l’une de tes rares opportunités pour marquer un superbe but. En plus de ta créativité et de ton adresse caractéristiques, tu as surtout ajouté un volet physique majeur à ton jeu comme sur cette bonne protection de balle face à Durivaux pour mener le ballon dans ta course. Un gros, gros match et des arguments pour postuler à une place de titulaire à nouveau, après avoir remplacé Ange Lago à la 64e minute.
Delecroix (6) : le premier match sans encaisser de but cette saison ne vient pas d’une masterclass du gardien de but dijonnais. Juste d’une copie très sérieuse et appliquée de bout en bout.
Bouleghcha (6,3) : oh, s’il avait su donner son ballon dans le bon tempo à Lago à la 12e minute… On aurait tenu l’un des buts de l’année, Isma’ ayant remonté l’intégralité du terrain avant de complètement rater sa frappe. Défensivement rien de majeur à redire, tandis que les occasions commencent à affluer dans son couloir. On dira juste qu’Hamada aura du boulot pour retrouver sa place à ce rythme.
Diouf (6) : il est peut-être là, le match référence de Waly en Ligue 2 ! Après avoir eu de la chance de s’en sortir sans carton jaune, il s’est parfaitement remis dans la partie et a été aussi solide que serein dans ses interventions.
Lacroix (7) : encore plus proactif que son partenaire de charnière, il a surtout remporté tous ses duels et montré qu’il était un patron sur qui Dijon doit durablement s’appuyer. Il se rend indispensable et ses progrès se remarquent.
Faty (6,3) : dans un autre registre que son compère du côté opposé, la recrue ponote a elle aussi pris la mesure de ce championnat de Ligue 2 en réalisant une rencontre pleine. Une passe décisive bien sentie, certes sur une touche lointaine, mais surtout sur une action qui a dynamisé notre secteur offensif et pris de court le Red Star. Après avoir tout donné, il est remplacé par Diallo (5,5), qui a réussi son entrée en se signalant avec une bonne occasion créée d’un centre à terre.
Marié (6) : s’il a moins été la tour de contrôle qu’à son habitude, il a tout de même affiché beaucoup de calme dans ses interventions et a admirablement fait le liant entre des secteurs défensifs et offensifs en réussite ce soir. Remplacé à la 85e par Vargas-Rios (5,3), dont l’envie et la concentration ont permis à Dijon de bien finir la rencontre malgré quelques remous.
Bellon (6) : il semble vraiment s’épanouir à ce poste un peu plus avancé que la saison passée, et la qualité de ses passes n’y est pas étrangère. Un petit coup de moins bien après le break, et il est remplacé à la 64e par Chouchane (5,7) qui a su être tranchant, incisif quand il le fallait. Son entrée a bien aidé Dijon à repartir de l’avant.
Ndezi (7,3) : profitons, mesdames et messieurs, du joueur dont Dijon dispose dans son entrejeu. Quelle classe, dans les transmissions comme dans la gestion du rythme : nous avons peut-être l’un des tous meilleurs de Ligue 2 à son poste. Ce n’est pas un hasard si sa non-sélection en équipe nationale de RD Congo fait un petit scandale au pays. Allez, pour chipoter, il a perdu trop de ballons à essayer de dribbler à tort parfois, mais c’est vraiment parce qu’on l’aime et qu’on sait qu’il est capable de faire encore mieux.
Lembezat (6,6) : encore un match très abouti de notre milieu offensif, qui a excellé dans la qualité de ses dribbles comme dans le jeu collectif. Quatre passes clés au compteur, des gestes qui nous ont fait rêver et une activité défensive toujours aussi remarquable. Remplacé à la 85e par Aka (5,1), qui a pris place à droite du losange quand Chouchane montait un cran plus haut. Une bonne entrée du jeune Nivernais, qui engrange enfin du temps de jeu à son poste de prédilection.
Tavares (6,4) : les mauvaises langues diront que Julio, le vrai, celui aux pieds carrés est de retour après avoir vu des buts pourtant tout à fait mérités lui échapper de peu. Un observateur objectif remarquera qu’outre son activité débordante en dépit de son âge, le Cap-Verdien a touché deux fois le cadre de Poussin et a bien failli lui refaire le portrait à plusieurs reprises. Un modèle pour tous à Dijon, lui qui a tout donné pendant l’intégralité des 96 minutes de temps de jeu effectif.
Lago (5,6) : le DFCO a de la chance de compter dans son effectif plusieurs attaquants capables de faire de bons matchs même quand ils ne marquent pas. Ange en fait partie, de toute évidence. Il s’est montré dangereux quand il le fallait, rodait toujours dans les bonnes zones et même sans être décisif directement, il a fait mal à Danger, Magnin ou Durivaux avant de céder sa place à l’Homme du match Barka, à la 64e (voir plus haut).
@No_vak

1 commentaire
En effet, un DFCO remarquable hier soir qui a fait sans doute un de ses meilleurs matchs…
Et Ndezi (mon chouchou) quelle classe !
Je crains qu’on nous le prenne ….