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Reims 4-2 DFCO : espoirs douchés

Malgré deux nouveaux buts marqués en Ligue 2, le DFCO s’est cette fois-ci incliné lourdement face au Stade de Reims. Le match a échappé à Dijon à cause d’erreurs et de trous d’air face à une équipe talentueuse.

La série du DFCO prend fin à Reims dans un scénario plutôt prévisible mais tout de même décevant.
La série du DFCO prend fin à Reims dans un scénario plutôt prévisible mais tout de même décevant (photo Christophe Saidi).

LE MATCH

Stade de Reims – Dijon FCO : 4-2 (3-1)
Au Stade Auguste-Delaune (Reims), le 16 octobre 2026, coup d’envoi à 20 heures.

Buts : Fofana (19e), Daramy (22e), Guindo (36e), Gadou (54e) pour le SDR / Lembezat (12e) et Barka (85e) pour le DFCO.

Avertissement : Diouf (35e) pour le DFCO.

Reims - DFCO

Delecroix
3,00
Delecroix
Hamada
5,00
Hamada
Lacroix
4,40
Lacroix
Bernard
5,40
Bernard
B. Diallo
4,50
B. Diallo
Marié
3,90
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Bellon
4,90
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Vargas-Rios
3,00
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Lembezat
6,30
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Lago
5,80
Lago
Tavares
4,70
Tavares
Delecroix
3,00
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Lacroix
4,40
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Diouf
4,10
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Bernard
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B. Diallo
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Lago
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Tavares
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Barka
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Barka

Rémois sans pitié

En terres champenoises, Dijon avait pourtant commencé le match sur ses standards de ces dernières semaines, avec beaucoup de choses intéressantes. Baptiste Ridira a fait le choix de reconduire le même onze de départ que face à Metz, malgré quatre petits jours de repos seulement. Les 20 premières minutes semblent lui donner raison, puisque le DFCO réussit à mettre le pied sur le ballon, à enchaîner les séquences de jeu plaisantes. À la conclusion de l’une d’entre elles, Lago est tout d’abord proche de marquer, avant de se muer en passeur du pied gauche pour Adel Lembezat, lancé dans la surface, qui trompe Hülsman et ouvre le score pour les Dijonnais (0-1, 12e). La soirée s’annonce alors très prometteuse, le DFCO paraît bien dans son match. Mais la belle machine va ensuite se dérégler.

En deux minutes seulement, le DFCO va ainsi se saborder presque tout seul. Tout d’abord sur une passe imprécise et contrée, sous le pressing adverse, de Vargas-Rios à l’entrée de la surface. Yaya Fofana, homonyme de l’ancien Dijonnais mais bien plus talentueux, ne se fait pas prier pour conclure (1-1, 20e). Puis, c’est sur un contre que notre défense, trop attentiste, regarde Mohamed Daramy la passer en revue et marquer d’une frappe croisée hors de portée de Delecroix, surpris un peu trop facilement (2-1, 22e). Il ne fera hélas pas mieux sur un coup franc direct et plein axe de Daouda Guindo, concédé à cause d’une mésentente (3-1, 36e).

Tout cela mis bout à bout en l’espace d’un quart d’heure fait beaucoup trop pour espérer obtenir un résultat dans un match de Ligue 2 contre un tel adversaire. Le DFCO a offert de nombreux cadeaux à Reims qui ne donne pas vraiment l’impression d’en demander tant ! À ces défaillances individuelles en série s’ajoute en plus un collectif qui, semblant un peu émoussé physiquement, perdait trop de duels et n’était que trop peu présent sur les seconds ballons.

Retrouver ses valeurs

Le DFCO ne baisse toutefois pas la tête, et tente de repartir de l’avant. Il y arrivera avec une deuxième période de bien meilleure facture, mais le mal était fait et le score va même empirer, avec un quatrième but rémois signé Arone Gadou (4-1, 54e), symbole d’une équipe clinique, tranchante et en surnombre dans notre surface sur chaque transition, tout autant que nous l’avions été lundi soir face à Metz.

Reims a semblé alors gérer son match, mais les Bourguignons n’ont pas sombré mentalement pour autant. Ils se procurent davantage de situations dans la surface adverse, manquant malheureusement de punch dans les zones décisives, et butant sur une défense bien en place. Ils seront enfin récompensés et allègeront l’addition en fin de match, Ndezi offrant un bon ballon à Yanis Barka qui trouve la faille après un contrôle en extension très réussi lui permettant de réduire le score (4-2, 85e) avec un premier but personnel cette saison.

Des enseignements en pagaille

Il ne faudra ni s’inquiéter ni paniquer après ce revers lourd mais aussi sévère au regard des statistiques et des opportunités de part et d’autre. En revanche, cela permettra peut-être à tout le monde de remettre les pieds sur terre. Rien ne laisse penser que l’équipe et le staff, dans leur ensemble, se soient enflammés ni vus trop beaux. Mais on sait que l’entourage d’un club, à commencer par nous autres supporters, est parfois moins lucide que ses représentants. Après cette série de trois succès, cette lourde défaite nous rappelle que l’on ne va pas tout gagner et que lorsqu’on passe au travers en accumulant les défaillances individuelles, la sanction tombe rapidement.

Reconduire les mêmes joueurs que lundi soir était-il la meilleure option ? Difficile de le penser tant nous avons semblé manquer de jus, mais Dijon avait encore bien plus souffert à Boulogne-sur-Mer, en changeant la moitié de ses titulaires quatre jours après Saint-Étienne. Bien entendu, prendre autant de buts suite à des manquements, cela peut aussi « scier les pattes ». Courir pour rattraper les fusées que sont les offensifs rémois devient alors beaucoup plus dur. Pas de panique, donc, mais un bon rappel que rien ne nous sera offert. Que le DFCO n’a pas de marge de manœuvre, ce que rappelait d’ailleurs le coach il y a quelques jours.

Nous attendrons maintenant nos Rouges au tournant, en les espérant ragaillardis et plus fringants la semaine prochaine pour la réception de Rodez, bonne équipe pourtant partie pour être un concurrent au maintien. Ils ont déjà montré être capables d’obtenir des résultats et de reprendre le contrôle de leur saison. Offensivement, nous avons également des armes et le retour de blessure de Barka en fait évidemment partie. Mais il faudra se rappeler que seules la concentration et la maîtrise amèneront davantage de certitudes défensives.

Sans renier une approche visant à produire du beau jeu, prendre un peu moins de buts ferait tout de même du bien, nos gardiens restant sans clean-sheet en neuf apparitions et ayant déjà concédé seize buts – onze de plus que la meilleure défense… On notera en passant que le RAF semble posséder les mêmes défauts et les mêmes atouts que nous et être très doué en contre, comme depuis plusieurs années. On peut alors s’attendre à un match spectacle, dont Dijon se doit de finir vainqueur pour passer à autre chose.

@Fabius

LES NOTES

L’Homme du match : Adel Lembezat (6,3)

Sans avoir été le plus impressionnant des Dijonnais en ce début de saison, le milieu offensif est tout de même très souvent au rendez-vous et offre cette fois-ci aux supporters une prestation assez remarquable avec un but et une belle activité. Dans le viseur de nombreux tacles des Stadistes, qui auraient peut-être dû être avertis, il a plutôt mené la danse côté DFCO juste après avoir signé une prolongation de contrat, potentiellement jusqu’en 2030. Un joueur bien dans ses crampons qui nous le rend bien.

Delecroix (3) : sale soirée pour le gardien, qui a juste mal gardé ses buts. Dans les transmissions comme sur sa ligne, on n’a pas reconnu le portier qui nous a sauvé tant de points depuis quelques mois, concédant sur la seule soirée trois buts de plus que ce qui était attendu au regard des xG.

Hamada (5) : le malheureux droitier s’est blessé et a encore dû quitter le terrain prématurément, ce qui a largement rebattu les cartes et modifié les plans du staff. Remplacé à la 6e par Diouf (4,1), qui a pris place dans l’axe. Très adroit dans ses transmissions, il a gagné un nombre correct de duels mais aussi trop souvent été pris de vitesse.

Lacroix (4,4) : lui qui devait jouer en défense centrale s’est vite retrouvé à jouer à droite de ses compères et a finalement passé une soirée compliquée. Il n’arrive pas à intervenir sur le deuxième but et pensait peut-être avoir fait le plus dur, mais on ne doit jamais laisser tirer un attaquant même dans les situations les plus compliquées.

Bernard (5,4) : malgré ce que le score raconte, c’est une copie assez solide qui a été rendue par l’élève le plus âgé de la défense. Aux duels comme dans le jeu, il a été le plus sérieux des Dijonnais, et ce n’est pas à lui qu’il faut en vouloir dans les erreurs d’alignement ou d’engagement.

Diallo (4,5) : une sortie plus compliquée que celle contre Metz pour le jeune homme qui goûte à des titularisations en Ligue 2 sans grande expérience du niveau professionnel. Pas de quoi s’affoler, dans un sens comme dans l’autre, mais sa sortie a permis à Dijon de s’améliorer sur le flanc gauche. Remplacé à la 61e par Faty (5,8), une entrée rafraîchissante même si le score a peut-être permis à Reims de se relâcher un peu.

Marié (3,9) : moins précis et tenace qu’auparavant, il a semblé passer à travers une bonne partie du match et n’a pas su combler les espaces béants entre ses partenaires plus offensifs et la défense. Remplacé à la 61e par Chouchane (5,2), précis au sol mais auteur de quatre centres ratés en autant de tentatives.

Bellon (4,9) : beaucoup de bonnes intentions et de passes progressives, qui ne suffisent malheureusement pas à faire la différence quand on est en retard sur les duels et les lignes de passes adverses. Il vient d’enchaîner beaucoup de minutes, mais c’est au début du match qu’il semblait le moins à l’aise.

Vargas-Rios (3) : héros de la 8e journée, Hugo se mue en zéro quelques jours après seulement. On ne peut pas soigner tous les maux avec des frappes de loin, et sa mi-temps est trop légère offensivement pour justifier de tels errements derrière, y compris sur le but égalisateur. Remplacé à la 46e par Ndezi (5,8), décisif et important bien qu’attentiste par moments. On l’aurait bien imaginé titulaire d’entrée pour des jambes un peu plus fraîches.

Tavares (4,7) : retour à la normale pour un joueur qui était peut-être en surrégime et qui a joué plus de minutes qu’attendu ces dernières semaines. Il n’a pas autant pesé qu’espéré. Remplacé à la 82e par Barka (6,3), volontaire et récompensé par un but qu’il est allé chercher avec passion. Une arme de plus pour un secteur offensif tout de même assez concurrentiel.

Lago (5,8) : avec du feu dans les jambes, l’attaquant dijonnais a entamé le match sur un rythme très intéressant avant de disparaître un peu des radars. Une première passe décisive qui va peut-être en appeler d’autres.

@novak

MOYENNE : 4,9

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