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Clermont 1-1 DFCO : de clairs manques

D’un scénario plus que frustrant, le DFCO ramène le point du nul de son déplacement à Clermont après un match qu’il aurait dû remporter. La dure réalité de la Ligue 2 s’est cruellement rappelée à Dijon, alors que tout s’est joué en fin de rencontre.

Après 90 minutes énorme au milieu, Paul Bellon s'est laissé déconcentrer tout comme ses coéquipiers
Après 90 minutes énorme au milieu, Paul Bellon s’est brièvement relâché, tout comme ses coéquipiers (photo Stephane Pillaud/Icon Sport).

LE MATCH

Clermont Foot 63 – Dijon FCO : 1-1 (0-0)
Au Stade Gabriel-Montpied (Clermont-Ferrand), vendredi 21 août 2026, coup d’envoi à 20h00.

Buts : Nyindong (91e) pour le CF663 / Marié (90e) pour le DFCO.

Avertissements : Coulibaly (76e) pour le CF63 / Lacroix (59e) et Dong (88e) pour le DFCO.

Clermont - DFCO

Delecroix
4,50
Delecroix
Bouleghcha
6,10
Bouleghcha
Lacroix
5,60
Lacroix
Bernard
4,90
Bernard
Aka
5,40
Aka
Bellon
6,40
Bellon
Chouchane
5,60
Chouchane
Ndezi
6,40
Ndezi
Lembezat
5,80
Lembezat
Ntamack
3,90
Ntamack
Barka
3,80
Barka
Delecroix
4,50
Delecroix
Bouleghcha
6,10
Bouleghcha
Lacroix
5,60
Lacroix
Bernard
4,90
Bernard
Aka
5,40
Aka
Bellon
6,40
Bellon
Marié
6,00
Marié
Ndezi
6,40
Ndezi
Lembezat
5,80
Lembezat
Tavares
6,90
Tavares
Barka
3,80
Barka
Delecroix
4,50
Delecroix
Bouleghcha
6,10
Bouleghcha
Lacroix
5,60
Lacroix
Bernard
4,90
Bernard
Aka
5,40
Aka
Bellon
6,40
Bellon
Marié
6,00
Marié
Ndezi
6,40
Ndezi
Barreto
3,80
Barreto
Dong
5,10
Dong
Tavares
6,90
Tavares
Delecroix
4,50
Delecroix
Bouleghcha
6,10
Bouleghcha
Lacroix
5,60
Lacroix
Bernard
4,90
Bernard
Vargas-Rios
5,80
Vargas-Rios
Bellon
6,40
Bellon
Marié
6,00
Marié
Ndezi
6,40
Ndezi
Barreto
3,80
Barreto
Dong
5,10
Dong
Tavares
6,90
Tavares

Avantage Dijon dans le jeu

Pourtant à l’extérieur, le DFCO a débuté cette partie sans aucun complexe, à l’image de ce qu’il produisait déjà l’an passé à l’étage inférieur. Tenant la balle, pressant haut l’équipe de Clermont, en particulier à la perte. Promus ou pas, la possession des Dijonnais est écrasante (61%) et sur de longues séquences, le Clermont Foot était totalement asphyxié, incapable de quoi que ce soit à part rendre le ballon. Techniquement, le milieu de Dijon a été très nettement supérieur. En particulier grâce à Ndezi à qui il était très compliqué de prendre la balle et à Bellon, très présent et juste dans la distribution. Ce qu’on avait donc déjà vu lors des deux premières journées s’est ce soir confirmé : le DFCO rivalise largement avec les équipes de ce championnat sur le plan tactique, dans l’intensité et dans la technique.

Il en sera peut-être autrement face aux équipes du haut de tableau, même si nous aurons des qualités à faire valoir, dès lundi 1er septembre contre Saint-Étienne. Mais contre les équipes de « notre » championnat, cette domination (19 tirs dont 6 cadrés) et de telles performances sont prometteuses à défaut d’être extrêmement rassurantes, puisque la victoire fuit encore nos Bourguignons.

Efficacité en berne

Cette domination nous aurait en effet plu davantage si nous avions pu la concrétiser. Il faut constater que, ce soir encore, Dijon a peiné dans la surface adverse, même si Barka place une tête sur la barre à la suite d’un joli centre de Ndezi. Au global, nous avons trop peu pesé et manqué de tranchant dans le dernier geste. Les entrées de Dong, et surtout de Tavares plus tôt ont tout de même fait du bien à cet égard. À tel point que l’on peut se demander, rétrospectivement (c’est toujours plus facile), si aligner l’un des deux n’aurait pas permis de débloquer le match beaucoup plus tôt.

Contre une équipe de Clermont regroupée, avec des séquences de jeu proches de l’attaque-défense ou d’un match de handball, la puissance et le jeu de tête de Julio auraient sans doute été plus utiles que la vitesse d’un Ntamack contre une équipe si proche de son but. En cela, l’analyse du niveau de l’adversaire par le staff aura manqué de lucidité. Comme l’an dernier, les coups de pied arrêtés ne sont toujours pas à la hauteur des événements. Sur ces phases de jeu, nous avons été bien trop inoffensifs et cela ne date pas de cette saison. Ces instants constituent pourtant des opportunités précieuses de débloquer un match verrouillé. Là encore, le DFCO devra apprendre à faire mieux.

« Les stats sont là, c’est un match que l’on doit gagner, on ne peut pas se permettre de ne pas le gagner » – Baptiste Ridira.

Un relâchement coupable

Le scénario du match a été écrit pour nous frustrer au plus haut point, à l’évidence. Après avoir buté – par timidité – sur la défense clermontoise tout le match durant, le DFCO finit par faire la différence avec ses joueurs d’expérience puisque Tavares fait une passe bien sentie à Jordan Marié après une récupération haute. Sa frappe ne laisse aucune chance au gardien adverse (0-1, 90e). Ce but aurait logiquement dû nous permettre d’empocher trois points face à une équipe qui n’aura pas montré grand-chose, en face. Et si nous avions su être efficaces plus tôt, il aurait simplement aggravé le score et scellé le sort des locaux.

Mais l’ensemble de l’équipe se rend coupable ensuite d’une absence collective, en retard sur plusieurs duels de suite, mal placée… Et Clermont, qu’on n’a pas vu du match, vient doucher l’enthousiasme dijonnais en égalisant en 60 secondes chrono (Nyindong, 1-1, 91e). Outre la mauvaise opération comptable, ce scénario est surtout très frustrant et ce point ramené n’a absolument pas la même saveur que celui glané à Montpellier, dans un scénario contraire. Ce match nul glacial est avant tout synonyme de perte de deux points.

Les raisons d’y croire

Il faut soutenir cette équipe, qui apprend à la dure la réalité du championnat de Ligue 2. Elle devra corriger les défauts qui sont les siens. Le mercato dijonnais n’est pas encore terminé et tout le monde a bien conscience qu’un attaquant supplémentaire doit être recruté. La direction, le staff, savent qu’ils ne peuvent pas se tromper sur ce profil, car à l’évidence nous avons besoin de quelqu’un qui puisse être titulaire dès le mois de septembre. Espérons qu’un joueur capable d’élever le niveau arrive dans les jours qui viennent et nous aide à franchir ce cap.

Même si la douche froide du temps additionnel laisse un goût amer très persistant en bouche, il ne faut pas désespérer : le jeu déployé par le DFCO finira par payer. Si nos joueurs continuent de se créer autant de situations, nous vivrons certainement des jours meilleurs. Le renfort offensif attendu facilitera tout de même grandement cela, si le bon choix est fait. Un choix qui ne dépend pas que du club, bien évidemment, face à la réalité du marché des transferts et aux contingences inhérentes à la situation d’un club promu. Avec un budget correct, mais limité.

@Fabius

Mains et maillot sur le visage, le n°11 Julio Tavares n'en revient pas : il croyait vraiment avoir donné sa première victoire au DFCO.
Mains et maillot sur le visage, le n°11 Julio Tavares n’en revient pas : il croyait vraiment avoir donné sa première victoire au DFCO (photo Stephane Pillaud/Icon Sport)/

LES NOTES

L’Homme du match : Julio Tavares (6,9)
De la tête et des épaules le meilleur joueur sur la pelouse de Gabriel-Montpied ce vendredi soir, alors qu’il n’a joué que 29 minutes effectives. Entrant à la place de Ntamack à la 66e, le papa de cette attaque dijonnaise montre qu’il en a encore dans le ventre avec deux tirs dangereux, de belles situations créées et surtout une passe décisive dans le money-time. Pas loin d’être légendaire, ce bon Julio.

Delecroix (4,5) : sans n’avoir rien eu à faire de toute la partie ou presque, le portier s’est peut-être légèrement assoupi – comme tout le reste de l’équipe – avant de sortir, légèrement à contretemps, sur le but égalisateur.

Bouleghcha (6,1) : les détracteurs mangent leurs chapeaux après ce vrai bon match du latéral droit venu du Puy, qui n’a pratiquement jamais été pris à défaut ! Comme quoi, les joueurs qui étaient bien dans le rythme du National ne craignent pas la Ligue 2 et sont tout sauf ridicules.

Lacroix (5,6) : une note dure qui doit donner envie à Lenny de progresser. Son match est de très bonne, voire d’excellente facture, avant le but clermontois sur lequel il est en retard alors qu’il ne peut devancer Nyindong.

Bernard (4,9) : le sens du jeu est toujours là, à l’image de son coup franc et de certaines bonnes transmissions vers l’avant. Mais on sent tout de même que physiquement, contre une équipe qui n’avait rien à proposer, l’axe gauche du DFCO commence à sentir le poids de l’âge… Il ne doit jamais, en aucun cas, laisser Hunou dévier de la tête.

Aka (5,4) : dans les moins bons Dijonnais contre Pau, le jeune bourguignon s’est bien remis en selle et au niveau attendu de lui au cours de ce match. Défensivement rien ne peut lui être reproché, c’est dans la qualité de ses transmissions offensives que cela a été plus compliqué. Remplacé à la 84e par Vargas-Rios (5,8), impliqué sur le but pour ses toutes premières minutes en Ligue 2. Une bonne option à garder en tête à gauche.

Bellon (6,4) : il aurait pu embêter Clermont davantage dans le temps additionnel mais cela ne nous fera pas oublier l’excellente copie qu’il a rendue. Moins dans la conservation du ballon vue contre Pau, plus dans la provocation et le mouvement collectif, le n°8 a offert un véritable récital avant l’ultime fausse note.

Chouchane (5,6) : une place de titulaire pas usurpée et quelques bonnes initiatives, même s’il n’a pas verrouillé définitivement ce poste de milieu droit. La concurrence y est rude et Marié ou Hamada sont en embuscade. Remplacé à la 66e par Marié (6), qui a raté beaucoup de choses avant de réussir la plus importante : sa frappe en demi-volée, tout sauf évidente, dans un moment crucial. Une vraie merveille qui aurait mérité mieux qu’un simple match nul.

Ndezi (6,4) : et si c’était lui, le meilleur milieu de terrain dijonnais ? Sur les premières journées, l’homme qui a disputé presque l’intégralité des matchs a de vrais arguments à faire valoir, comme la justesse de son jeu avec et sans le ballon à Clermont. Infranchissable, il n’a jamais semblé être en difficulté même sous pression.

Lembezat (5,8) : un cran en dessous de ses deux récentes entrées, il aurait encore été récompensé d’une très bonne note si Guivarch n’avait pas sorti une belle parade après son numéro de soliste en première mi-temps. Un match inégal, mais tout de même encourageant. Remplacé à la 74e par Barreto (3,8), qui a eu du mal à se mettre dans le rythme et à créer de bonnes occasions alors que Dijon poussait dans le bon sens.

Barka (3,8) : s’il marque sur sa tête décroisée en extension, très tôt dans la partie, le constat sur son match est tout autre. Mais la barre transversale en a décidé autrement et cela fait trois matchs que l’avant-centre n’arrive pas à peser assez sur la défense adverse. Remplacé à la 74e par Dong (5,1), sérieux et volontaire à défaut d’être décisif. En termes de niveau, il n’est vraiment pas si loin des deux titulaires d’hier soir.

Ntamack (3,9) : alors que la partie commençait sur de bonnes bases, toujours dans la spontanéité, le jeune attaquant du DFCO est retombé dans ses travers et a disparu de la circulation. Il serait bon de l’aligner dans des matchs qui lui correspondent davantage… Remplacé à la 66e par Tavares (voir plus haut.

@Novak

MOYENNE : 5,4

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1 commentaire

  1. Le_P 22 août 2026 à 09h18

    OK bien sûr sur le jeu et la qualité technique au milieu. Deux points toutefois qui me semblent très importants, sans parler de la gestion de l’après-but :

    J’aime bien Barka mais ce n’est pas un pur 9, plus un 9,5. Il dézone beaucoup (jusqu’à venir demander la balle devant ses centraux une fois hier) et s’excentre souvent à gauche. Il est donc très peu dans la surface et est assez léger quand on le trouve dans cette zone.
    L’associer à Ntamack qui est un ailier, ça me parait correct dans aucun monde !
    En attendant la recrue (et qu’elle soit apte), Tavares-Barka me semble bien plus pertinent si on veut peser et ouvrir des brèches pour exister dans la surface adverse.

    Sinon au-delà des CPA (où je vous rejoins), les centres (principalement des latéraux, parfois des nº8) sont tous des passes molles adressées au gardien adverse dans ses 6 mètres, c’est là-aussi un scandale au niveau professionnel !

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