Le Puy 1-2 DFCO : champions en béton

Le DFCO, édition 2025-2026, est tout bonnement historique ! Quelques jours avant la fin officielle d’une saison extrêmement réussie en National, Dijon valide tous ses objectifs à savoir la montée en Ligue 2 en tant que champion grâce à son succès au Puy et aux résultats sur les autres pelouses.

Une soirée de légende en Auvergne a été pliée par des joueurs de caractère (photo Arthur Breton/Le Dijon Show).

LE MATCH

Le Puy Foot 43 – Dijon FCO : 1-2 (1-2)
Au Stade Charles-Massot (Espaly-Saint-Marcel), le 9 mai 2026, coup d’envoi à 19h30.

Buts : Darnaud (88e) pour LPF43 / Diouf (31e) et Barreto (64e) pour le DFCO.

Avertissements : Soualhia (54e) et Akkal (74e) pour LPF43 / Obongo (54e) et Lacroix (72e) pour le DFCO.

Une équipe mémorable

À Espaly, au Stade du Viouzou en 2024, mourrait le rêve du DFCO en Coupe de France en 32es de finale. Et sans qu’on le sache alors, le rêve d’une montée en Ligue 2 avec lui, quand l’exclusion du meilleur joueur de la saison Hugo Vargas-Rios a lourdement handicapé les Rouges sur la phase retour. Mais le destin est farceur et c’est dans cette même commune d’Espaly, à moins d’un kilomètre à vol d’oiseau, au Stade Charles-Massot que Dijon a réalisé son rêve, si cher aux yeux des supporters. Si important dans l’optique d’une reconstruction sur des bases plus saines et viables, entamée par la nouvelle direction il y a deux ans de cela. Dans cette petite bourgade attenante au Puy-en-Velay, le DFCO a exorcisé ses démons et décroché la lune, ainsi que le titre le plus important de son histoire, celui de champion de National.

Pourtant, le chemin vers le succès fut tout sauf aisé et Dijon a dû se battre pour s’octroyer ce privilège, rendu possible par sa victoire conjuguée à l’absence de succès sochalien (le FCSM s’est incliné 2-1 à Châteauroux, sans infériorité numérique…). En effet, si le FC Fleury s’est rapidement sabordé avec un rouge et une défaite logique 2-0 contre l’US Orléans, qui n’a plus rien à jouer, Sochaux aurait pu rattraper les nôtres lors de la J34 si ceux-ci avaient perdu un quatrième match en championnat. Mais la force de cette formation et sa fierté ont fait la différence alors que systématiquement, après une défaite en championnat cette saison, le DFCO s’est relevé en remportant le match d’après.

Cette fois, après le troisième revers vécu comme un coup dur la semaine passée, les joueurs de Baptiste Ridira n’ont pas tremblé et ont pris les devants grâce au plat du pied de Waly Diouf, servi sur un plateau par une merveille de coup franc de Barreto à la demi-heure de jeu. L’entame n’était pourtant pas spécialement à leur avantage et une frappe croisée du Puy venant de la gauche avait même flirté avec le poteau de Dijon, quand deux têtes de Domingues loupaient le cadre d’un peu plus loin.

« J’ai marqué contre Châteauroux, mais on n’a pas gagné. Je n’ai pas marqué ce soir et je m’en fous complètement ! »

Julien Domingues, attaquant du DFCO

L'excellente alchimie entre joueurs en devenir et cadors du monde professionnel ont fait monter Dijon à l'étage supérieur.
L’excellente alchimie entre joueurs en devenir et cadors du monde professionnel ont fait monter Dijon à l’étage supérieur (photo Arthur Breton/Le Dijon Show).

Ces soirées là

Après un réajustement tactique, Dijon conserve très bien son avantage dans le deuxième acte et fait preuve d’autorité dans les duels, même sans Quentin Bernard qui s’est pourtant montré essentiel cette saison ni  le très bon Paul Bellon dans l’entrejeu. Peu importe : le DFCO saisit les opportunités tout en protégeant bien son but. Et c’est sur une relance éclair d’Obongo (19 ans) que Mickaël Barreto (35 ans) va allumer, en une touche, une mèche de la ligne médiane jusqu’au but d’un Carvalho trop avancé, mais qui pouvait difficilement se douter qu’il encaisserait un tel but ce soir. Là encore, la poésie du football aura parlé, puisque Boulogne anéantissait nos dernières chances de monter sur un lob très semblable d’Abdel Hbouch trompant Delecroix à Gaston-Gérard à la même période en 2025. Cette fois, c’est bien Dijon le grand méchant du National.

Un prédateur qui n’aura finalement jamais trop douté, malgré un sursaut d’orgueil de cette très belle équipe altiligérienne. Sur une action assez bien défendue par les Rouges et après de nombreux changements de part et d’autre, le jeune Axel Darnaud arrive à glisser non sans réussite le ballon au premier poteau de Montfort, trompé par l’énorme déviation provoquée par l’intervention du buteur Diouf à la 88e. Cela ne changera rien aux débats et en s’imposant deux fois contre l’impressionnant promu, le DFCO scelle son retour au sein de la Ligue de Football Professionnel dont il a été absent trois ans durant. Le tout en étant sans contestation possible la meilleure équipe de la saison, la plus imperméable et la plus régulière.

Grand artisan de la montée avec son homologue Delecroix, Lenny Montfort inscrit aujourd'hui une belle ligne à son palmarès (photo Arthur Breton/Le Dijon Show).
Grand artisan de la montée avec son homologue Delecroix, Lenny Montfort inscrit aujourd’hui une belle ligne à son palmarès (photo Arthur Breton/Le Dijon Show).

Ainsi, l’ultime journée de la saison contre une US Orléans tout aussi intéressante n’aura d’autre enjeu que de faire participer des joueurs moins utilisés, de préparer l’exercice 2026-2027 à vivre dans une Ligue 2 a priori très relevée (Nantes, Metz, Reims, Montpellier, très probablement Sochaux et sans doute au moins une équipe comme Auxerre ou Saint-Étienne seront de la partie) et surtout de faire la fête avec des supporters qui n’ont pas été ménagés depuis la fin de l’épidémie de COVID. Cette fois-ci, peu importe le résultat, la fête sera belle. Moins spontanée que ce soir à Massot, avec un envahissement de terrain qui restera gravé dans la mémoire du staff, des joueurs ainsi que des 200 Dijonnais ayant fait le déplacement, mais tout aussi méritée et importante puisque le trophée – le plus important de l’histoire du club jusqu’alors – va être soulevé sous un feu d’artifice. Soyons présents, soyons nombreux et soyons heureux de connaître ces moments de communion, qu’on n’aura pas l’occasion de vivre chaque saison loin de là en tant que supporters d’un club modeste mais bougrement attachant.

Par ailleurs, les trophées du National 2025-2026 seront décernés ce dimanche 10/05, à 18h00, lors d’un événement de la FFF à vivre en direct sur notre site. Si aucun joueur du DFCO actuel n’a été nommé pour le trophée du meilleur joueur ni pour celui du plus beau but à notre plus grand regret (Meyer est en lice, prêté à Bourg), Paul Delecroix espère être élu meilleur gardien tandis que Diallo et Bellon seront en concurrence pour le trophée de la révélation. De son côté, Baptiste Ridira mériterait d’être élu meilleur entraîneur devant Hognon et Dief, et l’équipe type de National devrait forcément inclure quelques-uns de nos joueurs préférés. Ne manquez cet événement sous aucun prétexte, soyez au rendez-vous !

@Novak

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LES NOTES

Homme du match : Barreto (8,1)
Auteur d’un golazo inoubliable pour faire le break, après avoir distillé un amour de coup-franc pour l’ouverture du score de Diouf, le meneur de jeu a livré un match qui nous fait regretter de ne pas l’avoir vu davantage sur la pelouse au cours de cette saison. Et qui nous rend aussi sacrément confiants au sujet de la qualité sur laquelle on pourra compter la saison prochaine en Ligue 2 à ce poste Ô combien important ! Remplacé à la 74e par Lembezat, très en jambes sans toutefois parvenir à trouver le geste décisif.

Montfort (6) : impuissant sur le but du Puy consécutif à un tir contré dans la surface, il a pour le reste vécu une soirée assez tranquille. Il s’est montré serein et efficace sur les ballons qu’il a eus à négocier et n’a pas hésité à sortir de façon tranchante dans les pieds des attaquants adverses.

Hamada (4) : une mi-temps bien délicate pour lui à droite de la défense, avec des ballons parfois perdus dans des zones dangereuses et de nombreux débordements ponots de son côté… Bref, un jour sans. N’oublions pas toutefois qu’il est plus présent en dépannage à ce poste qu’autre chose. Remplacé à la mi-temps par Obongo (6,3), très convaincant dans la lignée de ses entrées contre Valenciennes et Châteauroux. En plus d’être inspiré à la relance sur le but du 2-0, il s’est montré efficace dans son apport offensif tout en étant solide dans son rôle de défenseur. Une carte importante dans le jeu du DFCO en vue de la saison prochaine ?

Diouf (7,3) : son but est venu récompenser son abnégation et son sérieux tout au long de la saison. Il couronne un match où il a été de nouveau très solide, bien que malchanceux sur le but du Puy. Sa régularité a été un atout majeur pour la défense du DFCO cette année et même si ce n’est pas forcément très clinquant, ce n’est surtout pas à minimiser !

Lacroix (7,1) : un match de patron. Dans le domaine aérien, dans les interceptions, dans les duels, les tacles, il a été efficace partout et a clairement été le leader de la ligne arrière sur ce match. Une prestation qui vient confirmer les bonnes aptitudes aperçues les rares fois où il a évolué à son vrai poste, faisant de lui un candidat naturel au poste de titulaire en charnière après la retraite probable de Quentin Bernard.

Diallo (5,1) : sortie correcte, moins flamboyante que ses récentes prestations mais tout à fait convenable et cohérente. On aurait aimé le voir apporter un peu plus offensivement et rater moins de contrôles, mais il a solidement tenu la baraque et c’était amplement suffisant.

Marié (5,9) : le capitaine dijonnais a abattu un gros travail de l’ombre, autant à la récupération que pour couper les lignes de passes adverses. Il aurait pu se monter un peu plus ambitieux dans la construction du jeu mais, à l’image de Diallo, il a privilégié la solidité et on ne peut guère le lui reprocher vu l’enjeu du match.

Chouchane (5,3) : discret en première période, il est monté petit à petit en puissance au fil du match. Tranchant dans ses interventions défensives, il a souvent été le premier relanceur et a joué très juste en transition, même s’il a encore manqué de lucidité à l’approche des 30 derniers mètres.

Vargas-Rios (6,1) : le genre de match parfait pour Hugo ! De l’enjeu, une envie de se rattraper, un impératif de montrer les muscles et de ne pas trembler… C’était une soirée où l’on attendait de lui qu’il donne sa pleine mesure et on n’a pas été déçus. Très présent au pressing et au duel dès le début du match, il a beaucoup participé à la maîtrise que les Dijonnais ont donné l’impression d’avoir. Remplacé à la 65e par Ndezi, qui a bien pris le relais dans ce rôle de soldat du milieu de terrain.

Barka (5,6) : très inspiré et excellent techniquement pendant une grosse partie de la première période, il n’est toutefois pas parvenu à trouver la faille ou à l’ouvrir pour un coéquipier et s’est éteint petit à petit, notamment après la pause. Remplacé à la 65e par Ntamack, plein d’envie et de fulgurances mais trop brouillon sur ses prises de balle.

Domingues (5) : deux occasions de la tête où il remporte le duel mais ne cadre pas. À part ça, une participation au jeu sur courant alternatif, même si ses bons contrôles orientés ont aidé Dijon à mieux gérer. Il n’a pas mégoté sur les retours défensifs, bien qu’on reste un peu sur notre faim. Remplacé à la 80e par Tavares, qui a laissé planer le danger sur la défense du Puy sans être beaucoup trouvé.

@Gus21

MOYENNE : 5,98

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