Rodez 0-2 DFCO : King Congré

Sans maîtriser de bout en bout sa partie en Aveyron, Dijon a su faire preuve de réalisme et a trouvé la faille par deux fois à Rodez. Comme un symbole, ce sont deux de ses joueurs les plus déterminés, Congré et Dobre, qui ont fait la différence.

Le capitaine du DFCO a pris ses responsabilités et montré l'exemple dans un moment difficile.

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Entre les retours de suspension, ceux qui reviennent de l’isolement et ceux qui y sont placés, Dijon se présente à Rodez avec une composition drastiquement différente de celle qui affrontait Nîmes. C’est bien un 4-2-3-1 qui est aligné malgré les 5 défenseurs, Rocchia palliant l’absence de Philippoteaux, entre autres. Lucas Deaux épaule Younoussa et Aurélien Scheidler prend la place de Le Bihan, également malade. Derrière, Congré et Traoré reviennent pour protéger les buts avec Zargo Touré et Ngouyamsa. Contrairement à la compo affichée par le DFCO, c’est Traoré qui joue sur le couloir gauche. Petite info insolite, c’est Jérôme Kerjean, entraîneur des gardiens de la réserve, qui vient suppléer Grégory Coupet, covidé et presque parti pour Bordeaux, en attendant son remplaçant.

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LE MATCH

Rodez devait réagir après le coup de massue reçu à Pau (4-0), et c’est bien le cas dans les premiers instants avec une domination nette. Leborgne tente une frappe après un centre de Buadès, mais la défense dijonnaise s’en sort en contrant la frappe. Le RAF est cohérent et sérieux, mettant le pied sur le ballon et forçant Dijon à courir après, sans pour autant créer de grosses ouvertures.

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Les corners pour Rodez s’enchaînent tout de même et sont un vrai avertissement : une tête fait passer la balle juste au dessus de la transversale. Puis, c’est Clément Deprès qui frappe très fort sous la barre de Baptiste Reynet après une boulette de la charnière, mais le gardien sort un magnifique arrêt pour diriger le ballon loin de sa lucarne.

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A la récupération, Dijon s’organise en 4-4-2 à plat, avec Jacob à hauteur de Scheidler. Mais ce schéma n’est que très peu efficace contre la défense à 5 des Ruthénois. Scheidler, en parlant de lui, s’illustre en reprenant maladroitement un centre trop mou à l’entrée de la surface, le tir est facilement bloqué.

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Dès la 19e minute, Ngouyamsa reprend illicitement l’attaquant de Rodez sur son couloir et est logiquement averti. Il sera suspendu contre Toulouse. En contre-attaque, il se rachète avec un centre très bien placé, de la gauche vers la droite. Jacob le coupe dans la boîte mais bute sur Mpasi.

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Dans les moments de doute, on s’en remet au capitaine pour montrer l’exemple ! Daniel Congré, oublié dans la surface après un coup franc parfait de Jacob, contrôle en extension et reprend le ballon dans la foulée, trompant le gardien à bout portant (0-1, 27e).

Récemment critiqué pour la qualité de ses coup-francs, Jacob a servi idéalement Congré pour l'ouverture du score.

Dijon subit moins depuis une dizaine de minutes et concrétise dès son deuxième tir cadré ! Prendre l’avantage est essentiel dans tous les matchs, mais encore plus dans ceux ci.

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Scheidler gratte de précieuses fautes sur les dégagements approximatifs de la défense, permettant aux siens de se replacer. Le même Aurélien Scheidler smashe une tête juste devant les cages, Bardy Alenda sauve le ballon de la tête sur la ligne ! C’est Christopher Rocchia, timide jusque là, qui avait adressé le centre à son attaquant.

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Scheidler est un poison pour la défense du RAF, Bardy est obligé de faire faute pour l’empêcher de partir au but, il n’écope que d’un jaune. L’avant-centre se charge lui même de frapper le coup-franc qui suit à la 39e minute : c’est cadré et fort, mais trop sur le gardien pour le menacer. Dijon a plus de maîtrise, et a un peu éteint les velléités de Rodez, aperçues en début de match. Scheidler provoque une nouvelle faute et c’est Malanda qui prend un jaune à son tour.

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Dix minutes et puis au lit

Aux retours des vestiaires, un faux rythme s’installe et on se croit de retour à une phase d’observation. Le corner frappé par Rodez ne donne lieu qu’à un contre, mal exploité par les visiteurs bourguignons. C’est grâce à Dobre que le DFCO fait le break ! Au duel avec Bardy sur un long ballon, le Roumain s’impose dans les airs et se fraie un chemin pour reprendre de volée et tromper Mpasi de son tir croisé (0-2, 55e) ! Dijon est à l’abri.

Alex Dobre peut célébrer : ce but, il se le crée tout seul (ou presque) !

Célestine aussi écope d’un jaune, les joueurs de Rodez perdent un petit peu leurs moyens et le montrent par de nombreux écarts de conduite. Bonnet dribble dans les 30 mètres de Dijon et sert idéalement Boissier aux 22, mais le milieu de terrain frappe bien au dessus des cages de Reynet.

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Enzo Zidane délivre un coup-franc sur la tête de Bradley Danger qui touche la barre, le ballon sort des limites du terrain. La défense dijonnaise souffle un gros coup et doit être plus vigilante pour tenir le score. On a l’impression que le DFCO marque un peu le pas et subit plus depuis quelques instants, mais ni David ni Dembélé ne parviennent à franchir la forêt de jambes dijonnaises sur leurs tirs.

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Le DFCO fait le dos rond et est assiégé par Rodez, mais ne laisse pas d’espace au club aveyronnais dans sa surface. La frappe lointaine et trop écrasée de Zidane à la 80e manque largement le cadre. Un tir fort sur coup-franc de Florian David ne trouve que le petit filet de la cage dijonnaise. Alors qu’un membre du staff de Rodez est exclu, Bardy écope d’un second carton jaune et est expulsé également, pour une faute sur Younoussa.

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Dijon gère finalement bien son avance et ne faiblit pas. Les hommes de Garande décrochent leur premier succès en 2022, en ne dominant leur adversaire que pendant une petite moitié du match mais en faisant preuve de beaucoup de réalisme. Le DFCO est 11e provisoirement, en attendant les matchs en retard.

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@No_Vak

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LES NOTES

Homme du match : Congré (7,1)

Il a fallu son absence contre Nîmes pour qu’on mesure pleinement à quel point il est important pour lier la défense dijonnaise. Un retour bienvenu donc, et couronné d’une ouverture du score pleine de sang froid. Un capitaine qui montre l’exemple, le DFCO en avait cruellement manqué depuis le départ de Tavares.

Reynet (5,4) : peu sollicité, il s’est montré serein sur les rares interventions qu’il a eu à faire. Toujours une tendance un peu embêtante à rester collé sur sa ligne, et parfois en délicatesse dans ses relances. Il a toutefois vécu une soirée tranquille.

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Ngouyamsa (4,7) : assez fébrile dans certaines de ses interventions, il a peu apporté offensivement, à part sur un contre conclu par une très belle passe pour Jacob. Heureusement, les Ruthénois ont peu insisté de son côté.

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Touré (5,9) : à part une petite erreur en début de partie, il a réalisé un match plein. Si son manque de vitesse l’a régulièrement pénalisé, il a compensé par beaucoup d’abnégation et un placement assez pertinent. Nettement au-dessus de ses autres prestations.

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Traoré (5,3) : sur un côté gauche auquel il est peu habitué, il a rendu une bonne copie. S’il y a parfois eu quelques largesses dans son marquage, il a rarement été pris à défaut et il a apporté de bonnes choses offensivement, grâce à une bonne entente avec Rocchia.

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Younoussa (4,4) : un début de match dans la lignée de sa prestation contre Nîmes, avec beaucoup d’erreurs et de mauvais choix. Il s’est replié ensuite dans un rôle de récupération où il a été bien plus efficace, avant de ressortir davantage en seconde période, quand les lignes de Rodez se sont distendue. Un match moyen globalement, même si sa tendance à provoquer des fautes est intéressante.

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Deaux (5,6) : le retour de Congré n’est pas le seul à avoir faire du bien. Dans l’entrejeu, le natif de Reims a dominé les débats de la tête et des épaules, gênant considérablement les transmissions de Rodez et se projetant régulièrement vers l’avant en essayant de casser des lignes. Une attitude qui a autant soulagé sa défense que facilité la tâche de ses attaquants. Remplacé à la 85e par Ahlinvi, alors que le match était quasiment plié.

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Dobre (5,8) : de l’ombre à la lumière. Une première période très moyenne, où il s’est montré peu inspiré et assez maladroit. Puis une deuxième mi-temps où ses efforts et son audace ont été récompensés par son 4e but de la saison, sur une action apparemment anodine. Une réussite qui l’a enhardi, posant pas mal de problèmes à la défense ruthénoise.

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Jacob (6,4) : celui qui profite des absences de Benzia pour s’affirmer chaque match un peu plus au poste de meneur de jeu a de nouveau rendu une bonne copie. Beaucoup d’actions passent par lui et ce n’est pas un hasard. Nettement plus en réussite sur coup de pied arrêté que la semaine passée et cela s’est avéré payant. Remplacé à la 90e par Sammaritano, pour la gloire.

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Rocchia (5,3) : un début de match timide, puis il est progressivement monté en puissance. Ses percussions dans le couloir et ses centres ont souvent fait passer quelques frissons dans l’arrière-garde du RAF. Il s’est également distingué par un gros travail dans le repli défensif et son entente avec Traoré mérite d’être soulignée . Un match satisfaisant de sa part.

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Scheidler (6,1) : une très bonne première période, où il a certes péché dans la finition mais où il a énormément pesé dans le jeu. Sa capacité à proposer des solutions et à garder le ballon haut sur le terrain offre beaucoup de sérénité au bloc-équipe. Une seconde période sur le même crédo mais avec mois d’engagement, plus de fatigue. On notera quand même qu’avoir un attaquant en mouvement et adroit dans la conservation de balle, ça change beaucoup de choses…

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MOYENNE : 5.6

@Gus21

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