DFCO 0-0 Saint-Brieuc : qu’ils mangent de la brioche

Affamé de buts après une sortie appétissante à Rouen, le public de Dijon ne peut que rester sur sa faim suite à ce nouveau match nul – dans tous les sens du terme – contre le Stade Briochin en National. Énième frustration et occasion manquée, cette partie globalement ratée et peut-être mal préparée n’arrange pas nos affaires dans une course à la montée plus serrée que jamais.

Dépité comme ses supporters, Ben-Chayeel Hamada n'en revient pas d'avoir encore laissé deux points filer.
Dépité comme ses supporters, Ben-Chayeel Hamada n’en revient pas d’avoir encore laissé deux points filer (photo Vincent Poyer/DFCO).

LE MATCH

Dijon FCO – Stade Briochin : 0-0 (0-0)
Au Parc des Sports Gaston-Gérard (Dijon), le 30/01/2026, coup d’envoi à 19h30.

Avertissements : Hamada (90e+3) pour le DFCO / Faty (66e) et Yobé (79e) pour le SB.

Coup d’épée dans l’eau

Inutile pour nous de vous résumer le match de cette 19e journée de National tant le film de la soirée est fade au possible. Après une première mi-temps relativement fermée mais intéressante de la part du DFCO, qui s’est procuré quelques occasions et a frappé la barre tout en ayant largement la possession du ballon, le second acte de ce Dijon – Stade Briochin a tourné à la parodie. Impuissants et incapables de faire la différence, les locaux ont perdu leur temps à tenter de faire plier le portier adverse avec de vaines et rares tentatives trop molles, peu inspirées ou droit sur un joueur adverse.

On ne peut pas vraiment dire que la volonté de marquer ait manqué aux Rouges, mais il est clair que le spectacle proposé et les faits n’ont pas nettement démontré le contraire. Frustré, Dijon est tombé dans un faux rythme et ne s’est plus procuré que des occasions moyennes après la pause, ne mettant finalement jamais vraiment L’Hostis en danger. Alors que le premier acte était plus réussi, nos hommes sont finalement retombés dans leurs travers du match aller, où briser le verrou breton nous était déjà hors de portée (certes à l’extérieur, et à 10 contre 11). Que cela soit contre la lanterne rouge ou une bien meilleure équipe, un groupe qui souhaite monter en Ligue 2 ne peut pas se contenter de cela dans un championnat National aussi homogène que globalement faible en termes de niveau.

La mauvaise opération

Surtout que dans le même temps, Sochaux et Rouen faisaient match nul 1-1 à Bonal, ce qui n’était pas loin d’être le meilleur résultat possible pour notre DFCO ! Ne pas profiter d’une telle aubaine, ni pour faire le trou sur les Lionceaux, ni pour récupérer le fauteuil de leader, est difficilement pardonnable pour cette équipe dijonnaise qui montre une nouvelle fois ses limites quand les espaces sont rares et que l’adversaire se regroupe en bloc devant son but. Ne pas réussir à marquer alors que Domingues joue 90 minutes et que Tavares est titulaire, dans ces conditions, est une autre preuve de l’asthénie dijonnaise, alors que les bons profils étaient pourtant sur le terrain et dans la surface pour faire la différence.

« C’est un très bon point, on a failli faire le hold-up. Je suis très content, on ne joue pas le même championnat que Dijon »Guillaume Allanou (Saint-Brieuc)

Des centres ratés en pagaille aux nombreux coups de pied arrêtés gâchés – une rengaine que nous déplorons depuis le début de la saison malheureusement, Dijon a joué petit bras et n’a pas fait preuve du panache espéré pour une équipe qui prétend à quitter la division par le haut. Et peut-être que cela ne sera qu’un accident de parcours qu’on ne regrettera pas en fin d’exercice, mais c’est aussi un signe évident des limites actuelles de cette équipe qui voit se répéter les scénarios semblables et décevants contre les équipes qui viennent pour jouer le nul à Gaston-Gérard. Comme Rouen, Villefranche ou Fleury avant eux, ce dernier club ayant même réussi à gagner à 10 contre 11 en ayant marqué dans les premières minutes…

Pour retrouver un rythme attendu de deux points par match afin d’être dans les temps de passage pour la montée et le titre, la victoire la semaine prochaine sur la pelouse du Paris 13 Atletico est presque obligatoire pour les Dijonnais, s’ils sont soucieux de se rattraper et de mettre la pression sur nos principaux concurrents. Car ceux-ci ne se feront pas prier s’ils voient notre équipe commencer à faiblir et à se laisser distancer. Malheureusement, le club de la capitale est aussi la troisième meilleure formation de National à domicile et n’a perdu que deux fois dans son antre. Voilà pourquoi tout match nul à la maison doit être vécu comme une défaite pour Dijon, qui aura une montagne à surmonter pour nous contenter la semaine prochaine.

LES NOTES

L’Homme du match : Quentin Bernard (8,3)
En patron depuis de nombreuses semaines, il est décidément l’homme de la situation à chaque instant. Ses interventions cruciales et sans jamais faire faute nous permettent de prendre des points même quand nous sommes mauvais.

Delecroix (7,3) : la même chose peut être dite pour notre gardien de but qui, comme son capitaine du soir et ex-coéquipier à Niort, ne s’est jamais endormi malgré des périodes prolongées loin de ses buts. Outre un arrêt majeur en début de deuxième période, ce sont surtout ses anticipations et sorties dans la surface (voire en dehors) qui ont maintenu ses cages inviolées. Pour la dixième fois de la saison…

Diallo (6,3) : du rythme, de la puissance et un côté volontaire qui lui est propre. Dommage de ne pas aller au bout de son action et de ne pas se rapprocher davantage pour tenter la passe après un double contact délicieux…

Diouf (7,3) : dans le même tempo que la majorité de la défense, l’impressionnant central n’a pas fait de quartier et a même lâché les chevaux plus souvent qu’à son habitude avec des passes transversales réussies – sûrement aidé par le pressing très faible des visiteurs.

Khatir (3,7) : c’est malheureusement dans des soirs comme celui-là que l’on peut confirmer nos craintes. Lorsque l’adversaire n’est pas très dangereux, Fady Khatir a tendance à être trop sage, trop scolaire et relâché, à l’image des centres manqués qui furent nombreux en deuxième période. Dommage, car celui pour Tavares dans le premier acte a failli être payant, mais ce n’est clairement pas suffisant.

Bellon (6,7) : dans la lignée de sa dernière sortie à Rouen, avec quelques erreurs en plus. Alors que le patron Marié manquait au milieu, il a tenu la baraque et tenté d’initier un rythme plus soutenu, en vain.

Chouchane (3,3)rarement au bon endroit au bon moment. On s’arrêtera-là pour ne pas être trop médisants… Remplacé à la 70e par Barka qui montera un cran plus haut. Un entrant qui a fait du bien mais qui n’avait pas les partenaires au niveau pour lui permettre de se sublimer.

Ndezi (4,3) : auteur d’une première période réellement intéressante, avec trois occasions de marquer dont une très nette, il n’est jamais sorti des vestiaires en seconde… Remplacé à la 70e par Marié qui ne pourra pas faire des miracles en soliste à toutes les fins de matchs.

Lembezat (3,7) : neutralisé par un milieu et une défense très compacts et proches de lui, il n’a pas pu faire valoir ses qualités et ne peut réitérer les exploits individuels. On l’aurait trouvé meilleur et plus pertinent un cran plus bas. Remplacé à la 83e par Hamada, qui a gâché ses quelques rares munitions.

Domingues (4,7) : barre transversale, glissades et « à peu près », notre meilleur buteur a vécu une soirée mouvementée mais n’a pas été assez tranchant dans le dernier ou l’avant-dernier geste. Et surtout absent quand on l’attendait au second poteau.

Tavares (5) : pressant comme deux hommes à lui seul, il a gagné des duels aériens qui auraient dû nous permettre de nous imposer, sur des touches longues ou ce fameux centre au bout duquel sa tête est trop décroisée. Remplacé à la 78e par Ntamack, dans un autre registre que d’habitude. Il a failli se muer en héros de la soirée avec une reprise acrobatique, un peu trop brouillonne.

MOYENNE : 5,52

« Ça m’embête de voir tout le monde abattu sur le banc, car il reste encore plein de journées et mois de compétition. On est dans le game. »Quentin Bernard

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Commentaires

2 réponses à “DFCO 0-0 Saint-Brieuc : qu’ils mangent de la brioche”

  1. Avatar de Pascal Colom
    Pascal Colom

    Ouais ben hier soir , je suis tombé de haut avec notre equipe . Être.capable de ramener un point merité minimum de Diochon et le week-end suivant , etre toujours aussi capable …..de ne pas battre la lanterne rouge chez soi ..Inquiétant..Et puis ce manque d’efficacité en 2026 est criant . Heureusement que Julio a eu la bonne idée contre Le Puy d’ouvrir son compteur personnel et encore son 2eme but est plus que tiré par les cheveux car on serait sans cela toujours à la recherche de notre premier but et pour une équipe qui veut monter , il.y a tout comme un problème . MR .Deballon , un joueur de qualité au mercato , quand on veut jouer la montée ,.on le prend surtout devant car Barka a un passage moins bien et Julio si il se démène n’a plus son efficacité d’antan ..Enfin , un dernier mot pour applaudir Mrs Bernard et Delecroix , si les autres voulaient bien en faire autant ! Plus de bêtises comme hier soir svp ..Rien de grave pour l’înstant mais …
    Allez Dijon

    1. Julio Tavares, ça n’a jamais été son fort l’efficacité. Pourtant, il a très bien fait l’affaire en Ligue 2 et en Ligue 1 😉

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