DFCO 0-0 Marignane : insuffisant

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Les meilleures équipes de football sont parfois incapables de marquer contre un adversaire largement à leur portée à domicile, sur 90 minutes. Le Dijon FCO n’en fait pas partie, puisque ce scénario s’est répété une fois de trop ce vendredi. L’équipe est à sa place, parmi les relégables, et va désormais devoir cravacher pour ne pas enchaîner une troisième relégation en quatre saisons.

À l'origine et à la conclusion d'un bon nombre de situations, Fdaouch a manqué de justesse dans la surface.

LE MATCH

Dijon FCO 0-0 Marignane Gignac CBFC

Au Stade Gaston-Gérard (Dijon), vendredi 6 octobre 2023, coup d’envoi à 19h30

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Avertissement : Goteni (39e) pour le MGCBFC

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  • 12e : peut-être une main marignanaise dans la surface sur ce centre de Fdaouch ? L’arbitre ne bronche pas
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  • 34e : la frappe du numéro 13 visiteur est déviée en corner, Benhamza est visé mais sa reprise de volée à l’entrée de la surface n’est pas cadrée.
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  • 35e : Mendes s’essaye à une frappe de loin, hors cadre. Il y avait peut-être autre chose à faire
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  • 38e : Schur est lancé par Moco, il centre au sol vers Mendes et un cafouillage donne une opportunité en or à Fdaouch, qui envoie le ballon dans une fenêtre du CHU.
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  • 40e : un coup franc bien placé de Schur trouve la tête de Fdaouch, repoussée in extremis par le gardien…
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  • 50e : BUT de Mendes sur un centre de Moco… il lui est refusé puisque Souici, qui lui enlève le ballon dans un premier temps, était très légèrement hors-jeu.
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  • 57e : le centre raté de Schur atterrit dans le petit filet supérieur de Marignane.
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  • 66e : bon pressing de Dijon, Fdaouch décale Marié qui tire de loin et force Herbin à faire un beau plongeon.
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  • 71e : Ariss tente à son tour depuis une certaine distance, le gardien capte sa tentative puissante.
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  • 83e : le pressing du DFCO est encore efficace et Nassi se projette pour intercepter une mauvaise passe : il tire sur la barre alors que Fdaouch était démarqué au point de penalty…
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  • 85e : Nouvelle frappe de Nassi, sans doute trop loin pour inquiéter Herbin qui se couche et repousse.
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  • 87e : Dijon fait le siège du but adverse, Nassi trouve un centre parfait pour Ben Fredj qui s’emmêle les pinceaux en frappant alors qu’il suffisait d’orienter la trajectoire du ballon… Immanquable.
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  • 88e : Fdaouch ne convertit pas son face à face, et Sy tire au-dessus du but gardé par Risser sur le contre qui suit.
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  • 90e+3 : nouveau centre signé Fdaouch qui voit Schur s’emmener difficilement le ballon et frapper en angle fermé, sans réussite.
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Le corps de Souici est très légèrement hors-jeu sur cette passe de Moco, alors que Mendes ne l'est pas. Le but est logiquement invalidé.

La maladresse du DFCO : le propre des clubs en perdition

Si Dijon méritait sans doute les trois points de la victoire ce vendredi soir, ne pas s’imposer contre un promu tel que Marignane alors que tu es toi même un relégué ambitieux est une faute impardonnable. Nous dirons simplement que les matchs du DFCO à domicile sont presque tous dominés par les Bourguignons, mais au final seuls deux ont été gagnés (2V, 2N, 1D). À l’inverse, Dijon joue moins bien à l’extérieur et n’est même pas capable de prendre beaucoup de points (1N, 3D). Il est donc logique de voir le DFCO dans la lutte pour le maintien, aux côtés de clubs qui ont un voire deux matchs en retard, qui ont des moyens bien plus restreints ou qui ont dû commencer la saison avec leurs U19 (coucou Sochaux).

La réalité est la suivante : Dijon a des joueurs intéressants, qui joueraient probablement comme titulaires dans la moitié des clubs de National au-dessus de nous au classement. Mais l’ambiance de lose permanente, transmise presque instantanément (il faut environ trois à cinq matchs, en fonction des saisons) aux nouvelles recrues et aux joueurs motivés venus du centre de formation doit peser, pour une raison ou pour une autre, sur le moral de tout le monde. Et une fois la tête dans le seau, bon courage pour en sortir… Comme nous l’avons dit pendant le live, ne pas prendre six points à la maison contre le MGCBFC et Épinal est une faute professionnelle, avec tout le respect que l’on doit à ces clubs-là. Et le problème, c’est qu’on n’a même pas la certitude qu’on en prendra plus que deux avant ce match de Coupe de France contre une R2 (Avallon)… Vous aussi, ça vous rappelle de mauvais souvenirs ?

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@No_Vak

En un peu plus d'un quart d'heure, Walid Nassi aurait sans doute dû être à l'origine de deux buts dijonnais.

LES NOTES

Risser (5) : une soirée très tranquille pour le portier dijonnais, qui n’aura eu aucun arrêt à faire, puisque Marignane n’a cadré aucune frappe. On l’a parfois senti un peu fébrile sur certains actions où il reste collé à sa ligne alors qu’il avait la place de sortir capter le ballon pour soulager sa défense. Sa volonté de monter au niveau de ses centraux pour aider à la relance était en revanche une bonne initiative.

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Moco (5,1) : un retour aux affaires de bonne facture pour celui qui, bien que milieu de formation, a de plus en plus l’étoffe du titulaire au poste de latéral droit, vu les performances de ses concurrents. Toujours un certain déficit dans l’apport offensif (même s’il est impliqué dans plusieurs actions chaudes) mais beaucoup de solidité dans les duels et de sérieux dans le placement. Remplacé à la 68e par Ariss, nettement plus porté vers l’offensive dans une phase où le DFCO dominait largement.

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Cissé (5,4) : sans doute son meilleur match sur le plan défensif. Il a affiché beaucoup plus de sérénité que sur ses précédentes apparitions. Il a revanche péché dans les relances, avec une tendance trop automatique à allonger le jeu, sans la moindre précision. Bien mieux lorsqu’il a tenté de relancer court en portant un peu plus le ballon.

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Temanfo (5,1) : solide, il a tenu le choc face aux attaquants de Marignane, puissants mais qui ne jouaient pas particulièrement sur leur vitesse. Un type de confrontation pour lequel Arnold est parfaitement calibré. Rarement inquiété, il n’a toutefois pas brillé lui non plus dans les relances.

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Makutungu (5,1) : une classique Cédric. Rigoureux, intraitable dans son couloir, il a néanmoins trop peu apporté offensivement, privant Fdaouch de potentielles combinaisons qui auraient pu lui ouvrir des espaces. Un peu plus présent au-delà de la ligne médiane dans le dernier quart d’heure, sans prendre beaucoup de risque.

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Chahid (4,7) : il y a une constante dans ses prestations, c’est sa bonne capacité à gratter des ballons, même face à des joueurs bien plus puissants athlétiquement. En revanche, son positionnement mérite d’être adapté selon le jeu de l’adversaire. Face au pressing des grands gabarits de Marignane, jouer en meneur reculé s’est avéré trop compliqué. Il a toute de suite retrouvé de l’allant lorsqu’il a été positionné quasiment en 10 un peu avant de sortir à la 78e, remplacé par Nassi, qui a plusieurs situations chaudes à exploiter et a touché la barre, mais a de nouveau échoué à ouvrir son compteur but. On connaît la rengaine.

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Souici (5,2) : une première période moyenne, correct à la récupération mais très insuffisante dans la construction. Il s’est beaucoup plus projeté vers l’avant en deuxième période tout en montant encore d’un cran dans l’impact, ce qui s’est avéré bien plus efficace, avec notamment une grosse occasion à la clé. Rayan doit absolument se faire violence pour se projeter davantage et jouer davantage dans un rôle de box to box pour lequel il a les qualités s’il s’en donne la peine.

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Marié (5,9) : de loin le meilleur dijonnais en première période, il a souvent initié de bons mouvement mais a été trop peu épaulé par les autres milieux de terrain. Auteur d’une très belle frappe lointaine en seconde période qui aurait mérité un meilleur sort. Son retour va clairement faire du bien au jeu dijonnais à condition de trouver un système pour exploiter pleinement ses qualités. Remplacé à la 68e par Etoga, auteur d’une entrée plutôt intéressante, en particulier dans ses projections pour intercepter et contraindre les visiteurs dans leur moitié de terrain.

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Fdaouch (4,2) : un match en dents de scie. Auteur parfois d’actions très bien menées, il a aussi souvent manqué de lucidité, dans les derniers gestes, comme sur son occasion en 1e période, mais aussi dans ses choix d’orientation du jeu. Sa technique et sa vitesse peuvent souvent lui permettre de faire la différence mais attention : il faut éviter de jouer de manière trop stéréotypée, car les adversaires tombent de moins en moins dans le panneau.

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Schur (5) : incontestablement une bonne lecture du jeu, traduite par un placement souvent pertinent, des appels dans le bon tempo et de bons choix dans les transmissions. En revanche, il y a eu du raté dans la technique balle au pied et il semble très clairement à court de rythme, dans sa capacité à accélérer. Une partie toutefois plus convaincante que ses deux précédents prestations.

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Mendes (3,7) : il s’est démené mais a très, très rarement été trouvé par ses coéquipiers. Il a manqué de lucidité sur plusieurs actions mais globalement, il n’a pas énormément de choses à se reprocher. Simplement, le DFCO n’arrive pas à jouer avec un pivot seul en pointe et l’équipe a tendance à déjouer dans cette configuration, notamment en le cherchant de manière irréfléchie sur des relances longues, davantage pour se débarrasser du ballon qu’autre chose. Il serait pertinent de lui associer un deuxième attaquant. Remplacé à la 68e minute par Ben Fredj, qui a eu la balle de match au bout du pied mais a illustré sur cette énorme occasion tout le manque de réalisme qui plombe le DFCO depuis plusieurs matchs.

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@Gus21

MOYENNE : 4,9

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