Dans un match de National qui s’annonçait compliqué, tant à cause de l’adversaire que des nombreux absents du côté dijonnais, le DFCO a finalement interrompu sa série de match sans revers face à la même équipe que lors de la phase aller. Un coup d’arrêt à la progression de Dijon, sans conséquence très importante au classement pour autant.

LE MATCH
FC Fleury 91 – Dijon FCO : 3-1 (2-1)
À l’Essonne Stadium (Bondoufle), le 3 avril 2026, coup d’envoi à 19h30.
Buts : Rivas (34e), Farade (45e+3) et Angong (86e) pour le FCF91 / Lacroix (6e) pour le DFCO.
Avertissements : Hervieu (58e) et Aubourg (84e) pour le FCF91 / Domingues (33e) et Marié (39e) pour le DFCO.
Expulsion : Delecroix (50e) pour le DFCO.
Entame idéale…
Le début de ce match redouté par les supporters était semblable à ce qu’on a pu voir de nombreuses fois cette saison. Les Dijonnais, placés haut sur le terrain, cherchaient à avoir la maîtrise du ballon et mettaient sous pression leurs adversaires. Cela se concrétise très vite par le premier but de Lacroix sous les couleurs du DFCO, sur un corner très bien frappé par Marié et coupé au premier poteau.
Malheureusement, comme un peu trop souvent ces dernières semaines, nos joueurs ont peiné à faire preuve de constance et Fleury a repris le dessus pendant le reste de la première mi-temps. Stratégiquement, ce parti pris de subir davantage était assumé par Baptiste Ridira à en croire le discours de Bellon en zone mixte. Mais cette fois-ci, nos adversaires ont su nous punir à l’image du très beau but de Rivas, quand le DFCO n’a pas lui-même offert des situations comme le pénalty marqué juste avant le retour aux vestiaires.
… et chute du piédestal
Il faut reconnaître que ce vendredi, Dijon a montré un piètre visage, aussi bien offensivement que défensivement. Si cela n’est pas une surprise pour ce qui est de l’attaque, en raison des importantes absences de Barka et Tavares, les espaces laissés dans le dos du bloc sont plus problématiques. Un phénomène révélateur de la forme actuelle du DFCO, très inconstant sur la pelouse. Pourtant, la première prestation de Lenny Lacroix en charnière n’est pas particulièrement à mettre en cause individuellement, c’est plutôt l’ensemble de l’équipe qui a failli à museler Fleury tandis que les latéraux n’ont que rarement été décisifs dans les moments importants.
Devant, la doublette Domingues-Ntamack, constituée de deux attaquants qui ne sont sans doute pas les profils les plus adaptés pour jouer ensemble, n’a pas fait l’affaire une fois de plus (trois matchs joués en tant que titulaires ensemble, un seul but marqué par l’équipe dans ce contexte et sur corner qui plus est). Et l’absence d’un joueur capable de faire des différences seul derrière les deux plus grandes menaces offensives commence à peser lourd.
⚽️🎙️ Baptiste Ridira (entraîneur du DFCO) : « On a eu beaucoup de situations pour marquer »
Retrouvez les réactions à l’issue de Fleury 91 – DFCO, comptant pour la 28e journée de National (3-1)https://t.co/ZYXsS7ofwD
— Le Bien Public Sport (@BienPublicSport) April 3, 2026
Face à un adversaire qui a amplement justifié sa bonne place au classement, il a en plus fallu que notre gardien écope d’un carton rouge seulement 5 minutes après la reprise (et 7 minutes après le 2-1), sur une action en profondeur litigieuse mais pas scandaleuse. À 10 contre 11, les entrées de Chouchane et de Vargas Rios ont malgré tout dynamisé un peu notre jeu, mais pas suffisamment pour recoller au score. Au contraire, le DFCO s’est de nouveau fait punir sur une perte de balle évitable en fin de match.
Le temps de la rotation
Déjà vainqueur de Dijon à l’aller, Fleury aura donc été notre bête noire en 2025-2026. Mais cette nouvelle défaite, la deuxième de la saison, est heureusement arrivée quand Sochaux et Rouen ont tous deux perdu, à Versailles et à Villefranche ! Un moindre mal pour le DFCO qui reste premier, garde cinq points d’avance sur le barragiste et huit sur les quatrièmes. Il faudra trouver les solutions pour réagir dès la semaine prochaine mais pour l’heure, cette piqûre de rappel n’a pas vraiment entamé l’avance dijonnaise.
En revanche, elle a peut-être abîmé la confiance absolue du staff en un XI de départ qui, en dehors des blessés et suspendus, n’a que peu changé ces derniers mois. Ses limites ont été flagrantes ce 3 avril, alors que plusieurs éléments semblent avoir du mal physiquement comme mentalement à assumer un statut de joueur indiscutable. Ce qui n’a rien d’étonnant compte tenu de l’énergie déployée sur la pelouse chaque semaine par les mêmes hommes. Si Dijon compte réagir la semaine prochaine avant de recevoir son actuel dauphin, il serait peut-être temps de tester d’autres associations et de relancer le débat sur quelques postes en permettant aux titulaires les moins en forme de souffler un peu.
On espère dans tous les cas voir le DFCO faire preuve de caractère et de ténacité dès la réception de Bourg-en-Bresse. Rien n’indique que nous ne pouvons pas le faire. Il faudra, et c’est tout aussi important, que le public soit au rendez-vous pour pousser ses joueurs dans le sprint final et ne pas les siffler à la moindre contrariété comme nous l’avons constaté récemment. Au DFCO de galvaniser tout le monde et de créer ce cercle vertueux pour bien aborder un sprint final qui n’a rien de simple sur le papier, malgré les quatre rencontres à domicile.
@Fabius
LES NOTES
L’Homme du match : Lenny Lacroix (6,3)
Malgré les trois buts concédés pour la première fois depuis deux mois, le DFCO tient en Lenny Lacroix un vrai bon élément pour sa charnière. Outre son très joli but sur corner – une recette qui aurait pu faire mouche deux fois dans le premier acte, le jeune homme de 23 ans signe une performance très encourageante parmi les titulaires après sa première apparition très honnête dans le couloir droit, à Châteauroux. Sa complémentarité mais surtout son manque d’automatismes avec ses partenaires a pu lui jouer des tours et il n’est pas non plus sans reproche, mais le niveau affiché dans les duels et relances est plus que satisfaisant pour un joueur au temps de jeu si restreint.
Delecroix (3,7) : pour son retour dans l’équipe, le gardien d’ordinaire si fiable n’a pas réussi à stopper les frappes adverses, a mis en danger ses partenaires sur les corners défensifs et a raté sa sortie menant à son expulsion. On a quand même l’impression qu’il retire son bras avant la chute de l’attaquant… Sa blessure et sa suspension vont redonner des chances à son suppléant de briller.
Diallo (4,5) : naïf sur l’égalisation de Rivas, il n’a pu capitaliser sur son excellent match contre Versailles et est rentré dans le rang. C’était globalement mieux à gauche de la défense, une fois de plus.
Bernard (5,2) : mis à mal par des appels tranchants de Farade, il l’a globalement bien muselé mais semblait ne pas réussir à contenir tous les assauts floriacumois. Quelques anticipations ont pu retarder l’échéance, mais il était loin de faire son meilleur match de la saison.
Khatir (2,8) : discret sur le plan offensif, Fady nous fatigue avec une nouvelle erreur menant directement à un but et permettant à l’adversaire de mener. La concurrence et l’exigence dont il doit faire preuve à ce niveau doivent normalement lui permettre de se remettre en question. Remplacé à la 58e par Vargas-Rios, auteur d’une entrée correcte qui a redynamisé l’équipe mais n’a pas permis à Dijon de refaire son retard à 10 contre 11.
Bellon (5,5) : toujours aussi fiable et engagé, il a parfois essayé de monter pour compenser l’absence d’un attaquant et a dû couvrir énormément de terrain. Sans grand succès malheureusement.
Hamada (4) : grosse débauche d’énergie gâchée dans le vent, avec également cette passe menant au 3-1. On a du mal à lui en tenir rigueur même si c’était un véritable raté, prendre des risques et tenter quelque chose pour égaliser était nécessaire en cette fin de partie…
Ndezi (4,2) : quelques exploits individuels qui auraient pu mener à une révolte collective ou à un deuxième but qui n’aurait pas été de trop dans le contexte, mais globalement trop peu de fougue pour nous permettre de nous emballer. Remplacé à la 58e par Chouchane, dont les premières minutes ont été à l’image de son entrée contre Versailles : resplendissantes. Même avec du déchet, on a retrouvé un joueur qui faisait des différences individuelles et qui mériterait peut-être de jouer plus que des bouts de matchs.
Marié (4) : sans briller ni faire spécialement tache, le capitaine dijonnais a traversé la rencontre avec difficulté en dehors d’un mouvement très intelligent menant au but hors-jeu de Ntamack. Remplacé à la 76e par Aka qui a eu un peu de mal à rentrer dans le bain, ne pouvant empêcher Dijon de glisser vers un nouveau temps faible.
Domingues (3,3) : quand il n’est pas buteur, Julien Domingues a encore du mal à justifier ses titularisations alors qu’il fait peu de différences seul et ne donne pas beaucoup de poids aux opportunités dijonnaises. Ce vendredi soir n’était pas différent. L’anti-Tavares par excellence ? Remplacé par nécessité mais aussi car il était l’un des joueurs les moins influents sur la pelouse à la 50e pour faire entrer Montfort. Le gardien n°2 a dû intervenir avec des sorties héroïques devant sa surface et un arrêt réflexe incroyable notamment, même si le mal était déjà fait.
Ntamack (4,7) : dynamique mais pas efficace dans ses prises de balles ni ses prises de décisions. S’il a eu moins de mal que son compère en attaque, jouer seul ou isolé une bonne partie du match ne l’a guère aidé. Remplacé à la 76e par Dong (génération 2008), qui a effectué ses premières minutes dans l’équipe professionnelles mais pour qui le temps a dû paraître bien long, seul devant.
@Novak
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