DFCO 2-0 Bourg-en-Bresse : numéro Ain

Une semaine après la défaite à Fleury, Dijon a renoué sereinement avec la victoire sur sa pelouse, face à une équipe de Bourg-en-Bresse qui ne l’a guère mis en danger. À cette occasion, le DFCO a pris de l’avance en tête du championnat et commence à entrevoir la lumière de la Ligue 2 au bout du tunnel. Une promesse à confirmer dès la semaine prochaine lors d’un choc décisif.

Les buts du jeune Hamada et de l'expérimenté Barreto représentent bien toutes les qualités de l'effectif dijonnais, qui a trouvé un équilibre presque parfait.
Les buts du jeune Hamada et de l’expérimenté Barreto représentent bien toutes les qualités de l’effectif dijonnais, qui a trouvé un équilibre presque parfait (photo DFCO/Vincent Poyer).

LE MATCH

Dijon FCO – Football Bourg-en-Bresse Péronnas 01 : 2-0 (1-0)
Au Parc des Sports Gaston-Gérard (Dijon), le 10 avril 2026, coup d’envoi à 19h30.

Buts : Hamada (31e) et Barreto (57e) pour le DFCO.

Avertissements : Muro (45e+2) pour le FBB01.

Aucune fébrilité

Ce DFCO 2025-2026 a bien des forces à son actif. Mais l’une des plus flagrantes est certainement sa résilience à toute épreuve. Après sa défaite face à Fleury, qui faisait suite à une série de matchs où Dijon avait engrangé des résultats parfois très bien payés, on aurait pu craindre que la fébrilité s’installe. La pression de conserver la première place aurait pu prendre le pas sur la lucidité. Il n’en a rien été. Suite à une semaine où le staff a mis l’accent sur la « fraîcheur mentale » dixit Ridira, les Rouges se sont imposés à domicile sans coup férir et sans afficher la moindre fragilité mentale. En face, Bourg-en-Bresse – privé notamment de Jules Meyer et de Mohamed Sylla – n’a certes pas proposé une opposition très perturbante, à l’inverse du match aller. Et il est vrai que le DFCO a légèrement lâché dans la rigueur et l’intensité sur la fin de match.

Mais au final, c’est sans trembler que Dijon a remporté son 15e match de la saison et fait un pas de plus sur le chemin de la Ligue 2. Un pas qui n’est pas loin d’être décisif. Les Bourguignons ont en effet maintenant 8 points d’avance sur Rouen, troisième et exempt ce week-end, ainsi que trois longueurs sur Sochaux, tenu en échec à domicile par Fleury et passé près de la défaite. Alors qu’il ne reste plus que 5 matchs à jouer et donc 15 points à distribuer, cette avance n’est certes pas suffisante mathématiquement, mais commence à être statistiquement très confortable. Elle le sera plus encore si, le week-end prochain, le DFCO remporte le match au sommet, tant attendu, face à Sochaux. Tous au stade !

Place aux jeunes

Troisième entrée en jeu consécutive pour Ylan Aka (2006), deuxième pour Tyris Dong (2008). Si ces participations des jeunes pousses dijonnaises sont surtout dues aux nombreux absents dans le groupe pro (cinq titulaires habituels n’étaient pas sur la feuille de match), elles symbolisent aussi les prémices de ce que pourrait être la stratégie dijonnaise en cas de montée en Ligue 2. Cette saison, l’objectif montée laissait relativement peu de place à Baptiste Ridira pour lancer les plus jeunes, il en sera sûrement autrement la saison prochaine si le club atteint son objectif principal.

Dans un contexte économique très compliqué pour le football français, avec des droits TV qui ont fondu comme neige au soleil et qui ne représentent plus que quelques centaines de milliers d’euros pour les clubs de Ligue 2, le DFCO va devoir s’appuyer sur sa formation dont la qualité a été illustrée par le parcours en Gambardella de la saison dernière. D’une part pour compléter un effectif qu’il faudra étoffer tout en maîtrisant la croissance attendue de la masse salariale. D’autre part pour valoriser ces jeunes talents qui pourraient éventuellement représenter un apport financier bienvenu via un transfert, comme l’ont été ces dernières années Rayane Messi, Jules Stawiecki ou Cyriaque Irié.

En plus de ces deux jeunes hommes qui n’ont pas fait tache loin de là, nous pensons aussi à César Obongo, Ylann Marie-Rose, Hatem Mimoune, Anass Benyahya, Alessio Martinez, Boubacar Diallo, Brayan Djadja, Faïss Mahamat-Bindi voire Abdoul Diaby Malick (prêté avec succès à Saint-Brieuc)… autant de noms qu’il faudra garder en tête. Et qui, pour certains, auront peut-être l’occasion de davantage fouler les pelouses de N1 si le DFCO valide rapidement son ticket pour la montée. Pour l’heure, l’entraîneur reste très prudent et pragmatique : un mauvais mois pourrait tout remettre en question même si, il est vrai, Dijon aurait difficilement pu rêver d’une meilleure position à cinq journées de la fin. En tribunes comme sur la pelouse semblait flotter un air de printemps – et de Ligue 2.

@Gus21

LES NOTES

L’Homme du match : Ben-Chayeel Hamada (7,5)
Ce garçon sait tout faire ! Tantôt employé comme numéro 10 ou relayeur par le staff, le jeune Hamada ajoute une nouvelle corde à son arc en verrouillant vraisemblablement ce poste de latéral où il a joué quelques fois cette saison, surtout pour dépanner. Cette fois-ci, c’était un choix assumé et payant puisqu’en dehors de son but de la tête (encore un), son activité dans les couloirs a été un facteur clé dans la domination dijonnaise. Rajoutons à son arsenal ses frappes de loin et sa fougue caractéristique et nous avons-là peut-être notre titulaire pour la fin de la saison… et pour l’avenir, en cas de prolongation ?

Montfort (5,8) : soirée excessivement tranquille pour notre gardien qui ne s’est malgré tout pas laissé endormir, nettoyant les ballons trop longs et sortant parfaitement pour empêcher l’égalisation dans le seul temps faible dijonnais en début de deuxième période. On s’en veut presque de ne pas lui mettre une meilleure note mais il est vrai qu’il n’a pas eu grand-chose à faire.

Diouf (6) : de bonnes initiatives pour éluder quelques passes en trop et accélérer le jeu quand il le fallait, ralentir quand le contexte l’exigeait. Aucun Burgien n’a été à la hauteur pour le challenger.

Bernard (6,7) : alors que la fin de la saison approche et que celle de sa carrière aussi, le roc continue d’impressionner par son sens du placement et sa lucidité. On ne lui trouvera pas si facilement un remplaçant au cours du mercato.

Diallo (7,3) : souvent décriés, nos latéraux ont brillé ce vendredi 10 avril et ce dans la durée ! Isma en est le parfait exemple, lui qui a non seulement répété les efforts et assuré le pressing même quand c’était plus optionnel en toute fin de rencontre, tout en amenant d’incroyables situations avec une simple accélération suivie d’une passe en retrait pour Tavares. C’est facile le football, au final.

Marié (6) : parfois plus en délicatesse que certains de ses camarades, il est étrangement monté en puissance sur la fin de la partie et signe tout de même cette superbe passe décisive sur coup franc. Un total qui aurait d’ailleurs pu être multiplié par trois.

Chouchane (5,8) : nous allons peut-être avoir une opinion peu populaire, mais la supériorité dijonnaise n’aurait certainement pas pu s’illustrer de la même manière sans un Samy Chouchane sur la pelouse. Très impliqué, il a tenté à maintes occasions de faire craquer Bourg par la passe et le dribble… avant de rater le plus facile dans la surface adverse en fin de match. Pour une première titularisation depuis janvier, il était parfaitement dans le tempo. Remplacé à la 83e par Lacroix, qui a pris place à droite de la défense pour verrouiller un bon résultat.

Toujours disponible et volontaire, Samy Chouchane a marqué des points ce vendredi malgré un gros raté dans le dernier geste.
Toujours disponible et volontaire, Samy Chouchane a marqué des points ce vendredi malgré un gros raté dans le dernier geste (photo Vincent Poyer/DFCO).

Vargas-Rios (5,7) : c’est davantage dans les duels et la bonne agressivité que nous avons vu le gaucher s’exprimer ce vendredi, mais il a globalement bien participé à un effort collectif tout en étant un rouage important d’actions décisives. Partie très constante et un régal pour les supporters. Remplacé à la 72e par Aka qui a bien souvent pris place derrière les deux attaquants. Même s’il a parfois été trop scolaire par excès de prudence et souci de bien faire, le temps de jeu du jeune milieu de 19 ans ne fait que croître en National, lui qui est déjà le joueur le plus utilisé en réserve.

Barreto (7,3) : rendons-nous bien compte. Nous sommes à cinq matchs du terme de la saison de National, Dijon est premier avec 8 points d’avance sur le barragiste et Michaël Barreto n’a pourtant joué que 7 matchs dans la peau d’un titulaire. Dans le XI pour la première fois depuis le 7 novembre à cause de pépins physiques à répétition, le n°4 nous a rappelé ce qu’était un milieu offensif de standing Ligue 2. Dans la majorité des bons coups, il conclut bien une action rondement menée qui vient récompenser un match déjà très réussi tant dans la conservation de la possession que dans la création de brèches dans une défense qui ne faisait que reculer pour ne pas trop craquer. Remplacé à la 66e par Ndezi, qui a permis au DFCO de maîtriser le tempo de cette fin de match sans trop s’exposer.

Tavares (6,3) : déjà de retour de sa blessure aux côtes, le roi Julio a repris une place prépondérante au sein de l’attaque dijonnaise et a bien failli marquer à nouveau dans son jardin. Pas grave, c’est simplement avec une passe décisive et une implication importante sur l’ouverture du score – sa course forçant la défense à se concentrer sur lui plutôt que sur Hamada dans la surface – que Tavares termine la partie, même pas fatigué après tout ce pressing. Remplacé par Dong à la 83e, le plus jeune joueur du DFCO cette saison ayant bien failli ouvrir son compteur chez les pros d’une tête s’écrasant sur la barre, après avoir été boxé dans le visage par Boulhendi. C’était un pénalty flagrant.

Ntamack (6) : il s’en voudra d’avoir raté l’occasion de tuer le match en deuxième période mais dans l’ensemble, son match est de bonne facture pour un attaquant qui n’a finalement pas été décisif sur les deux buts dijonnais. Toujours une menace quand il est lancé, sa capacité à étirer les blocs et à provoquer des fautes lui permet d’être l’un des dangers les plus surveillés par ses adversaires… et d’en faire profiter ses partenaires. Remplacé à la 72e par Domingues, bien meilleur qu’à Fleury dans un contexte plus favorable.

@Novak

MOYENNE : 6,41

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Commentaires

3 réponses à “DFCO 2-0 Bourg-en-Bresse : numéro Ain”

  1. Avatar de Pascal Colom
    Pascal Colom

    Bonjour , 3 ans ! Il aura fallu trois ans , ce fut long voir tres ! Mais cette fois sauf si à chaque match qu’il reste, le DFCO termine à dix , les Rouges vont monter
    Cela pour moi peut etre officiel ce vendredi à Gaston avec la réception de Sochaux qui cale un peu en ce moment dirait on , défaite à Versailles et nul arraché hier soir à Bonal contre Fleury dans les dernières secondes et devant 15500 personnes ! Pas comme nous , eux ont du monde pour les soutenir ,.pas comme nous ici ..Combien etaient ils encore une fois hier soir ? C’est dire le mérite des hommes de Baptiste Ridira qui lui aussi en a marre de voir que Dijon en fait aujourd’hui s’en fout en règle générale du DFCO !! ..Et pourtant , j’etais dubitatif il y a quelques temps avec la.blessure de mon chouchou dans l’equipe , Adel Lambezat ..En fait , je me suis trompé et j’en suis ravi ..On me verra à Gegé vendredi..je serai là , moi qui vit à Dole
    Allez Les Rouges et comme dit la devise du club  » on ne lâche rien !  »

    P. S : A combien seront les prix d’abonnement en L2 l’an prochain ?
    Mr Deballon , Tapez pas trop haut svp

    1. Venons nombreux au stade et donnons aux joueurs ce petit « + » qui peut faire toute la différence… pour décrocher le titre le plus significatif du club ?

  2. Avatar de Pascal Colom
    Pascal Colom

    Quand je vois qu’il n’y a meme plus Lolie , la mascotte, je suis triste !

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