La fête des voisins finit sans vainqueur à Dijon ! En évitant la défaite (0-0) contre Sochaux dans un match intense et électrique, le DFCO fait un pas de plus vers la fin de la saison et reste en très bonne position pour monter de National en Ligue 2.

LE MATCH
Dijon FCO – FC Sochaux-Montbéliard : 0-0 (0-0)
Au Parc des Sports Gaston-Gérard, vendredi 17 avril 2026, coup d’envoi à 19h30.
Avertissements : Diallo (85e) et Ntamack (92e) pour le DFCO / Boutoutaou (41e) et Masson (90e) pour le FCSM.
Une mi-temps chacun
Une première période avec assez peu de pression sur les buts des deux concurrents, une deuxième plus menaçante mais sans l’efficacité : voici comment on pourrait décrire le visage de ce tant attendu Dijon – Sochaux. Autant pour l’enjeu en haut du classement de National que pour la suprématie régionale à revendiquer. Dominateur dans le jeu et intéressant dans l’intensité, le DFCO n’a toutefois pas eu énormément d’occasions avant la pause puisqu’en dehors d’une bicyclette bien réalisée par Julio, seule la double opportunité pour Tavares et Domingues a réellement inquiété Alexandre Pierre. À l’opposé, Baghdadi a totalement raté ce qu’il voulait faire dans la surface sur ce centre tendu de Gomel comme sur cette percée sochalienne dans l’axe avant l’heure de jeu, ainsi que sur un tir croisé à la 67e minute.
Mais ces opportunités sont dignes d’intérêt et sonnent la révolte Jaune et Bleu, alors que les visiteurs montrent un visage bien plus intéressant après quelques ajustements en deuxième mi-temps. Mexique tente de loin à deux reprises mais la plus grosse opportunité tombe encore sur la tête de Julio Tavares, qui ne peut donner une trajectoire satisfaisante au ballon à quelques mètres de la cage. Sur corner, Mendes n’était pas loin non plus de faire la différence dans le money-time. Aux occasions, les Comtois étaient légèrement supérieurs quand dans la maîtrise, ceux-ci ont bien souvent abandonné le ballon aux Bourguignons.
Des leçons et de la fierté
Handicapé par les mêmes absences que la semaine dernière (quatre titulaires à l’infirmerie, sans compter les absences de Khatir et la sortie sur blessure d’Hamada), Dijon a réalisé un match correct sans être aussi nettement supérieur que contre Bourg. C’est probablement ça, la différence entre un adversaire de National 1 qui lutte pour son maintien et un autre qui a de grandes chances d’évoluer en Ligue 2 l’an prochain. Et une raison de plus pour cibler des renforts offensifs, alors que Tavares, Ntamack et Domingues ont tous trois trop vendangé cette saison pour pouvoir prétendre à une place de titulaire à l’étage au-dessus, dans l’immédiat.
𝟭𝟰𝟱𝟮𝟬, 𝘁𝗼𝘂𝘁 𝘀𝗶𝗺𝗽𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗺𝗲𝗿𝗰𝗶 ! 🫶
Un stade en fusion pour une fin de saison d’exception 😍
#DFCOFCSM pic.twitter.com/NrGIkCmz5V— Dijon FCO (@DFCO_Officiel) April 17, 2026
Dijon, qui donnait l’impression de pouvoir dicter son rythme, était très souvent contré comme il le fallait par des Sochaliens qui savaient hacher les contres les plus dangereux et tenir loin les avant-centres, qui ne se sont contentés que de miettes. Enfin, et surtout, le spectacle étant assez restreint sur la pelouse, c’est celui des tribunes qui a accaparé toute notre attention. Et pour de bonnes raisons, puisqu’avec 14500 personnes dans les travées de Gaston-Gérard, dont quelques milliers de Sochaliens (mais certainement pas les 4000 annoncés çà et là par différents médias franc-comtois trop optimistes), les travées ont été l’attraction principale de cette agréable soirée.
Même si beaucoup d’opportunistes ont pointé le bout de leur nez, on ne peut pas se plaindre d’une affluence médiocre tout le reste de la saison et regretter que 12000 Dijonnais viennent enfin occuper les sièges rouges du Parc des Sports quand l’enjeu et un club d’un standing important s’invitent eux aussi à la fête. Espérons qu’un maximum d’entre eux jouera aussi le jeu dans deux semaines, pour la réception de Châteauroux. Une partie qui pourrait bien être celle de la montée, si Dijon continue sur ce rythme en tête.
LES NOTES
L’Homme du match : Quentin Bernard (8)
Les mots nous manquent pour décrire les prestations qu’un défenseur de bientôt 37 ans, qui n’était même pas axial pendant la majeure partie de sa carrière, répète de semaine en semaine. Ce vendredi encore, contre la meilleure attaque de National ex aequo, il fait passer des joueurs très compétents pour des U17.
Montfort (7,7) : auteur de trois parades très importantes en deuxième période, il garde le score nul et préserve l’avantage dijonnais aux points comme aux confrontations directes contre ce FCSM resté muet deux fois.
Hamada (non noté) : auteur d’un tir et surtout d’un superbe centre en première mi-temps, il laisse trop Gomel pénétrer sa surface avant de sortir, blessé et dégoûté. On a de la peine pour ce jeune homme pas avare d’efforts. Remplacé à la 37e par Ndezi (5,7), qui a apporté du répit quand il le fallait mais a aussi peiné à emballer la rencontre.
Diouf (6,7) : copie sérieuse et très propre rendue par l’axial droit qui a fait de son mieux pour endiguer les vagues sochaliennes quand celles-ci se faisaient plus pressantes.
Diallo (6,8) : extrêmement costaud dans les duels face à de gros clients, il a perdu en lucidité dans ses transmissions par rapport à la semaine précédente. Pas de quoi s’alarmer, c’est même plutôt rassurant de voir un défenseur… défendre si bien.
46% – Dijon a gardé sa cage inviolée lors de 46% de ses matchs de National cette saison (13/28), le meilleur ratio du championnat.
Le DFCO est également l’équipe qui partage le plus souvent les points sans marquer, avec sept 0-0 en 2025/26.
Hermétique. https://t.co/Uju9kJZBUy
— OptaJean (@OptaJean) April 17, 2026
Marié (5,5) : malgré des critiques légitimes, Jordan fait toujours le travail et ne laisse pas le public indifférent quand une intervention autoritaire est nécessaire. Cela a un peu manqué de folie pour emballer le match.
Chouchane (6,3) : enchaîner les titularisations après de bonnes entrées en jeu lui fait du bien, même si le FCSM l’a bien cerné et a pu le museler plus que d’autres adversaires. On retient son engagement sans faille et une progression dans ce domaine.
Vargas-Rios (6) : milieu de terrain avant de redescendre à gauche de la défense, le couteau suisse de Dijon est important dans ces scénarios-là, quand son coach perd un titulaire dans le premier acte. Rien à reprocher à un joueur qui a tout donné. Remplacé à la 66e par Lacroix dont l’apport défensif a été indéniable, éteignant une relative période de domination sochalienne.
Barreto (6,8) : encore une prestation de haut vol pour ce joueur qui ne cesse de nous impressionner quand il est sur le terrain. De ses coups de reins assassins à ses replis défensifs, on n’a pas l’impression de voir jouer un joueur de 35 ans mais un jeune homme dans la fleur de l’âge. Remplacé à la 89e par Aka, une fois de plus sollicité par un staff qui compte sur lui.
Domingues (3,3) : assez discret dans le jeu, il n’a pas profité d’un rebond favorable pour pouvoir s’illustrer en renard des surfaces, comme il sait si bien le faire. Sa fin de saison est plus pénible même s’il reste un élément précieux. Remplacé à la 66e par Ntamack, qu’on a davantage cherché avec de longues transmissions sans guère le trouver. Il faut dire que lui aussi était très surveillé.
Tavares (4) : les meilleures occasions dijonnaises, elles sont pour Julio Tavares ! Et malheureusement, s’il est le seul à se déplacer et gagner ses duels de la sorte, il n’est aussi pas le plus adroit face aux cages (même si son coup de casque surpuissant aurait trompé la majorité des portiers). Quelques coups de pied arrêtés défensifs écartés tout de même, pour se faire pardonner. Remplacé à la 89e par Dong qui s’est signalé avec un rush très intéressant et a contribué à un regain de forme des siens dans les arrêts de jeu.
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