Avranches 1-4 DFCO : en avant, marche !

En opération extérieure pour la deuxième fois d’affilée, le régiment du DFCO débarque en Normandie et y prend les trois points comme lors de sa dernière mission. Mais cette fois avec davantage de maîtrise et de style, notamment grâce à l’inspiration du génial colonel Fdaouch.

Même en ouvrant tôt le score, Rayan Souici était loin d'imaginer la magnifique soirée qu'il allait vivre avec son équipe.

LE MATCH

US Avranches MSM – Dijon FCO : 1-4 (0-3)

Au stade René-Fenouillère (Avranches), le 02/02/2024, coup d’envoi à 19h30.

Buts : Kérouédan (80e) pour l’USAMSM / Souici (17e), Nassi (37e), Fdaouch (39e) et Chahid (59e) pour le DFCO.

Avertissements : Ariss (19e) et Temanfo (67e) pour le DFCO.

    • 2e : d’une longue transversale, Nassi trouve Fdaouch qui remet en retrait pour Marié. Le capitaine dijonnais frappe Beuve s’interpose et détourne en corner.
    • 13e : Souici conserve bien la balle dos au but et décale Nassi qui peut armer une frappe à l’entrée de la surface. Celle-ci manque un peu de force et de précision.
    • 17e : suite à un corner, le ballon repoussé par Avranches revient dans les pieds dijonnais. De la droite, Schur centre dans la surface et trouve la tête de Rayan Souici – resté aux avant-postes et totalement esseulé, qui prend Beuve à contrepied (0-1) !
    • 18e : Schur récupère le ballon haut et progresse dans l’axe. Il s’appuie sur Marié qui lui remet en retrait. Le numéro 8 dijonnais reprend en première intention et oblige Beuve à sortir une belle parade. Le break était tout proche !
    • 26e : belle action collective, Fdaouch s’enfonce côté gauche et centre en retrait dans la surface. Arrivé lancé, Souici prend le meilleur sur son défenseur mais sa frappe passe à côté.
    • 38e : Souici et Fdaouch se battent bien pour récupérer et conserver le ballon. L’ailier gauche finit par se dégager et adresse un long centre en profondeur qui trouve parfaitement Walid Nassi. Celui-ci pousse un peu loin son ballon mais parvient à battre le gardien (0-2) !
    • 39e : Zakaria Fdaouch profite d’une erreur d’un défenseur central normand pour voler le ballon, filer seul au but et réussir son face-à-face (0-3) !
    • 45e : Makutungu manque de réussite sur son dégagement de la tête, Kérouédan peut s’en emparer mais sa frappe est heureusement trop croisée.
    • 59e : contre fulgurant du DFCO ! Après un corner avranchinais repoussé par la défense, Nassi mène l’assaut. Il lance Fdaouch qui déboule côté gauche, fixe à l’entrée de la surface et centre pour Yanis Chahid qui reprend en force sous la barre (0-4).
    • 63e : Avranches perd la balle dans l’entre-jeu, Schur récupère et lance dans la profondeur Ben Fredj, dont le centre-tir trop croisé fuit le cadre.
    • 79e : Dany Jean est déstabilisé dans la surface par Ariss puis Temanfo et finit par s’écrouler. L’arbitre désigne le point de penalty et la sanction est transformée par Alan Kérouédan (1-4).
    • 89e : bon travail de Dany Jean qui parvient à lancer Remars mais la frappe du milieu de terrain est totalement dévissée.
    • 91e : excellent tacle d’Etoga dans la surface pour chiper in extremis le ballon dans les pieds de Dany Jean qui pouvait frapper à bout portant.

Prise à la gorge

Deuxième match à l’extérieur d’affilée, un brouillard à couper au couteau, un adversaire quasiment invaincu sur ses terres (puisqu’Avranches-Villefranche sera rejoué)… Malgré le bon souvenir laissé par la large victoire du match aller (5-2), ce déplacement à Avranches avait tout du scénario piège. Pourtant, les Dijonnais s’en sont sortis haut la main. Mais cette belle victoire ne doit rien à la chance. Car dès le début du match, les hommes de Benoît Tavenot ont tout fait pour se rendre la tâche facile en imposant d’entrée un pressing irrespirable à leurs adversaires. Une stratégie doublement payante. D’une part, elle a permis au DFCO d’inhiber totalement le jeu des Avranchinais, d’habitude dominateurs et très entreprenants à domicile. D’autre part, elle a offert de nombreuses opportunités, avec notamment les 2e et 3e buts dijonnais qui sont venus de ballons récupérés haut grâce au travail de pressing.

Bien sûr, cette approche – ainsi que la monstrueuse débauche d’énergie qu’elle implique, n’est pas nécessairement pertinente face à tous les adversaires. Mais la réussite du soir démontre que cette équipe est largement capable de la mettre en œuvre, avec impact, lucidité et opportunisme. En réalité, nous n’en doutions pas vraiment. C’est plutôt qu’on aimerait voir ces attitudes encore plus souvent. Car si la stratégie et les consignes peuvent différer, la capacité à aller chercher haut l’adversaire, le répondant physique et mental mis dans les duels, la solidarité à la perte de belle ou encore la rapidité d’exécution dans les transitions sont autant de qualités qui devraient pouvoir s’exprimer à chaque match sauf exception. Et qui, au regard de la bataille féroce qui se livre dans le haut de tableau de la N1, seront même indispensables pour tenter de se mêler à la course à la montée. À plusieurs reprises cette saison, ce DFCO nous a prouvé qu’il était capable de jouer cette partition avant de nous proposer (trop souvent) un récital plus insipide. On ne peut qu’espérer que cette belle victoire serve enfin de déclic pour que cette équipe prenne pleinement conscience de ses capacités.

@Gus21

Point stats

En gagnant deux matchs de suite à l’extérieur, Dijon a enfin trouvé la formule en déplacement. Chose qui n’était plus arrivée depuis le mois de janvier 2022 et l’enchaînement Nancy – Rodez. De plus, c’est la première fois que le DFCO marque quatre buts à l’extérieur dans un match de championnat depuis le 25 août 2018 et cette victoire 0-4 à Nice en Ligue 1, soit 1987 jours. Olivier Dall’Oglio était aux manettes à l’époque.

LES NOTES

L’Homme du match : Zakaria Fdaouch (8,5)

Comme lors du match aller, l’ailier a fait vivre un supplice à la défense avranchinaise. En alliant la justesse technique sur ses passes décisives à une débauche d’énergie conséquente, l’ailier était déterminé à montrer ce vendredi que c’était bien lui, notre MVP. Il est buteur ou passeur décisif pour la 12e fois déjà en 19 journées, mais plus précisément pour la 9e fois sur les 10 derniers matchs de championnat. Et on ne va pas faire semblant que cette stat ne nous fait pas rêver. Remplacé à la 72e par Nchobi, qui n’a logiquement pas pu apporter les mêmes choses que son coéquipier mais est entré avec un bon état d’esprit.

Risser (5,3) : outre le penalty et quelques ballons à intercepter dans les airs en seconde période, notre portier n’a presque rien eu à faire mais l’a bien fait. Un match tellement tranquille qu’il s’est occupé en allant annoncer les buts aux supporters visiteurs qui ne voyaient rien à cause du brouillard. En mode Flashscore.

Ariss (5,3) : on le sentait fébrile au cours du deuxième quart d’heure de la rencontre mais Zakaria Ariss est monté en puissance, comme si ça allait paradoxalement mieux quand Avranches avait le ballon. En dehors de son carton et d’une petite bourde avant le penalty, difficile de lui reprocher quoi que ce soit.

Temanfo (5,3) : Le Bien public écrit comme nous quelques mois plus tôt qu’il est le véritable patron de la défense dijonnaise (ainsi que du reste de l’équipe) et il était déterminé à prouver pourquoi. Jusqu’aux vingt dernières minutes ou deux pertes de concentration lui font prendre un carton jaune-orangé et provoquer un penalty franchement évitable pour rattraper l’erreur de son latéral. Sans conséquence, ça passe pour cette fois !

Drouhin (6,3) : quelle maturité de la part de notre néo-pro, très rarement pris à défaut et si adroit dans son travail de dernier rideau avant le gardien ! On ne se découvre pas un tel talent du jour au lendemain et cette prestation nous fait penser qu’il attendait depuis longtemps l’occasion d’enchaîner en N1. Pour le coup, c’est très réussi…

Makutungu (6,7) : comme à l’accoutumée, Cédric a rassuré dans cette partie avec des gestes importants et a seulement manqué de chance quand son dégagement de la tête en déséquilibre est contré par son vis-à-vis en première mi-temps. Il est fascinant de se dire qu’il ait pu autant maîtriser ses anciens coéquipiers et les autres joueurs de National, comme s’il avait pris une toute autre dimension depuis l’année passée et qu’on avait recruté un joueur de Ligue 2.

Chahid (6,7) : réintégré au 11 de départ, il a bien tenu son rang et a pu marquer un but de renard en arrivant au bon moment à la retombée de ce centre fdaouchesque. Fini le « fox in the box », place à Chahid l’intrépide.

Marié (4,7) : clairement le moins inspiré des trois milieux de terrain, même si tout n’est pas à jeter non plus comme sur l’ouverture du score dijonnaise où il est à la récupération. Des imprécisions techniques qui font enrager parfois mais à 3 ou 4-0, c’est vraiment chercher la petite bête. C’est simplement que son apport dans la victoire était moins flagrant que souvent cette saison. Remplacé à la 72e par Etoga, qui a notamment lâché l’un de ses tacles dévastateurs dans la surface à un moment où le 2-4 n’était pas loin. Avec certes beaucoup d’engagement, mais sans faire faute.

Souici (7,7) : complètement intenable dans le premier acte avec un but mais aussi une grande participation aux brillantes offensives de Dijon dans le premier quart d’heure, sa tendance à ne jamais donner d’espace aux locaux et à savoir où et quand faire ses appels a directement annoncé la couleur. Une note amplement méritée, qui aurait encore été plus élevée si sa remise dos au but tôt dans la partie n’avait été si imprécise au terme d’un superbe mouvement du DFCO qui aurait dû aboutir sur une frappe. Mais s’il n’avait pas de déchet, il serait déjà à l’étage au-dessus.

Nassi (7,7) : on reste persuadés que le Walid que nous connaissons a été enlevé par des extraterrestres au cours de l’automne et remplacé par une version améliorée de lui. Cette prestation très aboutie et son but plein de sang froid nous font encore une fois aller en ce sens… Remplacé à la 61e par Ben Fredj, dont l’occasion dans la surface aurait pu être convertie au moment où la manita était encore possible. On se dit qu’en confiance, il tente la frappe en force sous la barre au lieu de chercher un partenaire, même dans cet angle.

Schur (6,2) : une passe décisive pour Souici (oui oui, c’est bien lui le rouge derrière l’épais brouillard à la 17e) qui débloque le score et une sacrée tendance à presser fort les défenseurs centraux quand ils ont le ballon. Il est parfois même allé au marquage sur un joueur de couloir qui voudrait créer le surnombre dans notre camp lors des rares fois où on est assiégés… Un travail de l’ombre presque inégalé chez nous et logiquement récompensé. Remplacé à la 84e par Moco, à un poste d’ailier droit qui rajoute à sa palette une nouvelle position où il a pu dépanner.

@No_vak

MOYENNE : 6,4

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