DFCO 3-2 Martigues : à qui le tour ?

Le premier, c’est fait. L’équipe qui a occupé la deuxième place presque toute la saison aussi, l’un de leurs poursuivants les plus impressionnants également. Désormais, c’est au tour du nouveau dauphin, qui a passé deux saisons de suite dans le tout haut de tableau de National, de se faire « chicoter » par un DFCO décidément intraitable à domicile !

Robin Risser secoue Alexandre Duville-Parsemain et célèbre son but contre Martigues.
Après le Red Star, Niort et Nancy, un DFCO taille patron s’offre une fois de plus l’un des favoris à la montée (photo V. Poyer/DFCO).

LE MATCH

Dijon FCO – FC Martigues : 3-2 (2-1)
Au Parc des Sports Gaston-Gérard, le 10 mai 2024, coup d’envoi à 21h00

Buts : Nassi (2e), Irié (11e), Duville-Parsemain (90e+3) pour le DFCO / Orinel (27e) et Hemia (57e) pour le FCM.

Avertissements : Drouhin (15e) et Irié (35e) pour le DFCO / Hemia (36e), Calvet (76e) et Kembolo (89e) pour le FCM.

 

  • 2e : quelle action et quel but de Walid Nassi, qui profite d’un une-deux et du fait que la défense martégale soit obnubilée par Irié pour s’infiltrer dans la surface et frapper fort, entre le gardien et sa lucarne, pour déjà ouvrir le score (1-0) !
  • 6e : Irié, bien décalé par Fdaouch, force le gardien Jérémy Aymes à sortir un arrêt à son premier poteau.
  • 11e : Fofana fait la différence à gauche dans une défense du FCM aux abois et Cyriaque Irié est à la réception de son centre à terre. Il frappe pour marquer facilement le deuxième but d’un DFCO qui commence tambour battant (2-0) !
  • 13e : la barre pour Orinel ! Le lob de l’attaquant visiteur surprend tout le monde y compris Risser, qui était sorti à sa rencontre. Les Bourguignons s’en sortent bien.
  • 17e : corner pour Martigues, qui se réveille et qui menace notre gardien d’une tête de Morante. L’arrêt est réalisé sans problème.
  • 20e : une tête de Souici sur un corner de Marié fait passer un nouveau frisson dans la défense du FCM, qui voit le ballon passer juste au-dessus.
  • 27e : Oualid Orinel réduit l’écart avec un très beau geste, une frappe très bien placée qui se loge dans le petit filet intérieur d’un Risser impuissant, en une touche sur un centre millimétré de Milan Robin (2-1).
  • 30e : il y avait beaucoup mieux à faire pour Rayan Souici, qui profite d’un cafouillage des adversaire pour frapper dans la surface. Aymes s’interpose alors que le but était ouvert…
  • 33e : encore une occasion pour Souici, souvent bien placé mais peu inspiré dans le dernier geste. Cette fois-ci, c’était plus dur de marquer en pivot sur cette passe d’Hamada, mais les Dijonnais restent très dangereux.
  • 38e : les coups de pied arrêtés s’enchaînent pour Dijon, qui reste l’équipe la plus menaçante.
  • 40e : la tentative de Fdaouch manque de puissance et de précision pour battre une troisième fois le gardien de Martigues, qui a du travail ce vendredi soir.
  • 44e : le DFCO reste vulnérable sur les coups francs et corners adverses. Après une faute dijonnaise, Ipiélé s’impose dans les airs et force notre gardien prêté par Strasbourg à faire un arrêt important.
  • 50e : une frappe vicieuse d’Irié échoue hors cadre, occasion manquée de se mettre à l’abri pour Dijon.
  • 54e : Robin Risser réalise un arrêt important face à l’intenable Orinel, qui n’a malheureusement pas fini de se faire remarquer ce soir
  • 56e : après une faute icontestable d’Hamada sur Orinel, Amine Hemia prend notre gardien à contrepied sur un penalty parfaitement frappé, qui permet aux sudistes d’égaliser (2-2).
  • 65e : la volée de Jordan Marié, rendue possible par le centre repoussé d’un Fofana qui fait très mal à gauche, est finalement contrée par un défenseur.
  • 66e : coup franc indirect et excentré à l’entrée de la surface tiré par Marié. Ce n’est pas cadré et ça ne trouve personne.
  • 76e : Dijon pousse et reprend clairement des couleurs après un quatrième quart d’heure raté. Le coup franc de Schur ne franchit cependant pas le mur dressé devant lui.
  • 86e : Kader N’Chobi avec la frappe du désespoir, à un kilomètre des buts… Il vaut mieux s’en amuser !
  • 88e : à l’opposé, Orinel tente une fois de plus sa chance mais se heurte à un Risser déterminé à ne pas laisser les Martégaux célébrer ce soir. Dans la foulée, le corner des visiteurs passe devant tout le monde sans être touché, c’était très chaud !
  • 90e+3 : alors que l’on croit que le match va se terminer sur un score de parité, le DFCO fait la différence grâce à Jordan Marié, à la passe décisive pour Alexandre Duville-Parsemain qui marque son premier but avec les professionnels en résistant bien au retour du défenseur et en croisant sa frappe parfaitement (3-2) ! Dijon s’impose au bout du suspens pour son dernier match devant son public, grâce à un visage presque encore inconnu de ce dernier.

Les supporters de Martigues, qui attendaient ce match de pied ferme, ont vécu une véritable désillusion.

Tour d’honneur

Dans une soirée au cours de laquelle le DFCO avait prévu de célébrer ses enfants (Romain Philippoteaux) et ses ainés (Daniel Congré), qui prennent leur retraite sportive au terme de cette saison 2023-2024, ses gamins lui ont permis d’être porté aux nues. En particulier par les supporters des Chamois Niortais qui, alors qu’ils pensaient que leur équipe s’était sabordée (notamment en perdant à Dijon) dans les dernières semaines de compétition, peuvent remercier notre équipe toujours jeune et très remaniée d’avoir su retenir Martigues par le col et l’empêcher de célébrer dès ce soir une probable montée en Ligue 2 qui se dessine une année de plus pour les hommes de Greg Poirier. En effet, le club bourguignon encore récolté les fruits de son très bon travail tout au long de la saison, avec un succès arraché dans les dernières minutes qui donnera peut-être des regrets à certains (même si la montée était déjà mathématiquement impossible sur le plan sportif) mais qui n’est qu’un présage positif de plus pour la saison à venir, qui démarrera dans trois mois.

Car c’est une chose de ne perdre aucun match de championnat à la maison sur la phase retour, c’en est une autre de prendre 13 points sur les 15 derniers possibles (à GG comme à l’extérieur) avec une équipe décimée et composée presque exclusivement de débutants à ce niveau-là il y a moins d’un an. Même si, nous l’avouerons, le retour de Makutungu en défense centrale a été plus que bienvenu et les présences de Marié et Souici dans l’entrejeu ont bien aidé à stabiliser une plateforme de lancement qui a été décisive et aurait pu l’être encore plus face à l’équipe qui est actuellement la deuxième meilleure de N1. Nous permettant par la même occasion de prendre notre revanche d’un match aller raté de A à Z à Turcan. On soulignera d’ailleurs que c’est la vieille garde (Jordan Marié) qui a bien aidé la nouvelle génération (Duville-Parsemain, buteur pour sa troisième apparition de fin de match seulement) dans une osmose ayant, comme dans beaucoup de clubs à succès, prouvé son efficacité. La recette pour l’avenir est toute trouvée.

Bien finir en Normandie

Avant de nous projeter pour de bon sur le futur de notre club adoré et de passer un été qui s’annonce mouvementé, avec des départs de joueurs majeurs mais aussi une vente la SA DFCO qui pourrait se profiler dans les semaines à venir, profitons une dernière fois de ce très attachant groupe de joueurs talentueux au complet (sans les blessés de longue date). Il reste une rencontre à disputer au Stade Robert-Diochon du FC Rouen, une institution avec des supporters et des joueurs fort logiquement en fronde contre leur patron menteur et mauvais payeur, pour poursuivre sur cette excellente série et confirmer la belle embellie printanière de nos protégés. Et même si la quatrième place actuellement occupée est ce que l’on peut espérer de mieux sur le plan sportif, il serait bon de la conserver ne serait-ce que pour l’accomplissement d’un doublé avril-mai réussi et pour se positionner au cas où – par un retournement de situation improbable – le Red Star (avec un actionnaire 777 Partners au bord du précipice) et le FCM soient empêchés de monter par l’administration, ce qu’on ne peut pas vraiment leur souhaiter étant donné qu’ils ont mérité sur le terrain d’être à la place qu’ils occupent.

Pour continuer à voir des surprises émerger, comme ADP qui a produit une réaction chimique d’une intensité rarement vue au Parc des Sports malgré le peu d’enjeu de cette J33. Pour donner envie à des joueurs talentueux et ambitieux de rejoindre un projet digne de ce nom ainsi qu’un groupe déjà talentueux, qui va certes perdre des éléments mais ne pas être entièrement démembré. Pour convaincre Benoît Tavenot, l’un des très grands artisans de cette reconstruction, de rester malgré les insistantes sirènes bastiaises. Pour continuer à vibrer avec cette équipe que vous (qui lisez ces lignes) comme nous n’avons jamais abandonné même dans les pires moments. Pour montrer à la France du football que la capitale des Ducs est de retour. Pour la ville, pour notre fierté. Allez Dijon, aujourd’hui plus que jamais.

@novak

Alexandre Duville-Parsemain plein de joie après le but de la victoire contre Martigues.
Rien d’autre à dire que « vivement samedi » et « vivement la saison prochaine » !

LES NOTES

L’Homme du match : Adama Fofana (7,8)
De nombreux « fantômes » des dernières saisons quitteront le club à la fin de la saison et, dans un sens, il en fait partie. Mais il serait malhonnête de le ranger dans la même case que les Traoré, Assalé et consort. Car lui n’a jamais triché, a la plupart du temps répondu présent et a, face Martigues, livré une énorme prestation, avec la clé une passe décisive et une implication de tous les instants. On ne formulera pas ce vœu pour d’autres mais à lui, clairement, on peut souhaiter le meilleur pour la suite.

Risser (5,1) : pas de 5e clean sheet d’affilée pour lui, avec ces deux buts encaissés sans pouvoir y faire grand chose, mais un match honorable pour sa dernière à Gaston Gérard, dont il peut quitter la pelouse la tête haute. Bravo bonhomme.

Hamada (4,3) : match intéressant offensivement, beaucoup plus compliqué défensivement. Au-delà du penalty provoqué, il a régulièrement été pris en défaut, tant en un contre un que dans le placement. Il faut toutefois rappeler que ce n’est absolument pas son poste et qu’il dépannait dans ce couloir en dernier recours. On ne lui en tiendra donc pas rigueur.
Drouhin (5,4) : pas franchement l’une de ses meilleures copies, même s’il a apporté quelques choses positives quand il lui arrivait de porter le ballon. Coupable de fautes évitables et d’un placement approximatif sur le 1e but de Martigues, il a moins dominé son sujet qu’à l’accoutumée. L’attelage expérimental qu’il formait avec Hamada y est sans doute pour quelque chose, sans tout expliquer.
Makutungu (5,4) : sobre et efficace, il a fait un retour aux affaires d’assez bonne facture, à ce poste de défenseur central qu’il maîtrise sans en être spécialiste. On a senti un peu de flottement dans son organisation avec Drouhin en charnière, même si ce n’est pas de là que sont venues les faiblesses dijonnaises.
Etoga (6,1) : rodé à son rôle de sentinelle, il a livré un match consistant, tant à la récupération que dans la relance, même s’il a par moments manqué de tranchant dans ses interventions. Rien de bien préjudiciable pour ce joueur, qui termine la saison avec une étiquette de titulaire indiscutable qu’on n’aurait jamais pensé lui accoler un an plus tôt. Remplacé à la 85e par Chahid, qui a participé au regain d’énergie dijonnais dans les 10 dernières minutes.
Souici (5,0) : trop timide dans le travail de récupération, il s’est en revanche montré bien plus convaincant dans ses projections vers l’avant, qui lui ont permis de se procurer plusieurs situations et de fournir régulièrement un relais à ses joueurs offensifs. On regrettera, comme souvent, un petit manque d’intensité sur la longueur mais globalement un match correct. Remplacé à la 71e par Schur, vrai poison pour la défense de Martigues à défaut de se monter décisif directement.
Marié (6,9) : match de très bon niveau pour le capitaine dijonnais, à l’origine du 3e but et surtout particulièrement accrocheur et bagarreur au milieu de terrain. Il a également fait montre d’un certain caractère pour organiser le jeu, assez peu fréquent pour être souligné. Un bémol sur ses coups de pied arrêtés, rarement bien ajustés.
Nassi (7,0) : auteur d’une énorme première période, avec bien sûr ce but qu’il se crée presque tout seul – aidé quand même par l’écran d’Irié – et conclu de façon magistrale, mais aussi de nombreuses situations où il a fait mal à l’arrière-garde adverse. Comme souvent, il finit plus émoussé après la pause et est remplacé à la 81e minute par Congré. Dire qu’il laissera un grand souvenir dans le cœur des Dijonnais serait hypocrite. Mais alors qu’il vient d’annoncer officiellement sa volonté de raccrocher les crampons, on ne peut que saluer la belle carrière qu’il a menée.
Irié (6,9) : et si finalement c’était lui l’avant-centre qui nous a manqué toute la saison ? D’un sang-froid implacable pour conclure l’offrande de Fofana et s’offrir son 6e but de la saison, il a également beaucoup pesé sur la défense adverse avec, il est bon de le noter, une combinaison et un placement qui a permis à Nassi de s’exprimer. Au fil des matchs, il démontre qu’il peut développer toute la palette de jeu d’un attaquant de pointe… qu’on rêverait de conserver. Remplacé à la 71e par N’Chobi, qui a amené de la percussion mais a peu trouvé l’ouverture.
Fdaouch (5,4) : bien muselé par ses anciens coéquipiers, il s’est bien battu sans vraiment parvenir à trouver régulièrement la manière de déstabiliser ses vis-à-vis. On le sent un peu diminué sur cette fin de saison mais quand on pense à la façon dont il a porté l’équipe, on le lui pardonnera volontiers. Remplacé à la 85e par Duville-Parsemain, qui s’est offert une émotion magnifique en inscrivant le but de la victoire sur un pur mouvement d’attaquant.
@Gus21

MOYENNE : 5,9

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Commentaires

6 réponses à “DFCO 3-2 Martigues : à qui le tour ?”

  1. Avatar de Gilles PACCAUD
    Gilles PACCAUD

    La recette pour l’avenir est toute trouvée … dixit @novak
    Sauf que réussir une recette, c’est respecter des règles d’or :
    – Privilégier des ingrédients de bonne qualité.
    – Bien contrôler que tu disposes de tout pour bien la réussir.
    – Faire de la place en éliminant tout ce qui n’est pas utile.
    – Ne pas se précipiter et bien suivre les instructions.
    – Prendre beaucoup de plaisir et savoir être patient.
    Et, même si nous avons retrouvé un DFCO d’avant l’été 2018 sur ces dernières semaines, nous entrons dans une équation avec beaucoup plus que 2 inconnues :
    – Les départs souhaités = Assalé, Traoré.
    – Les départs ‘financiers’ et peu dérangeant = Messi.
    – Les départs ‘financiers’ et fort dommageable = Irié.
    – Les visions sportives remodelées = La vente du club et le probable départ de Tavenot.
    etc etc …
    Bref, redessiner une nouvelle équipe n’a jamais permis une stabilité et il va falloir être attentif aux départs. Quant aux arrivées, on attend toujours beaucoup trop de certaines recrues et la déception est souvent au rendez-vous : Ben Fredj, NChobi Mendes Schur.
    De toute façon, les supporteurs seront encore la prochaine saison en tribune !

    1. Nchobi revient bien et est purement un impact player

  2. Avatar de Pascal Colom dit Tostao 39⁹
    Pascal Colom dit Tostao 39⁹

    Bonjour , je pense la meme chose pour N Chobi et pas d’accord pour Schur qui se bat a chaque fois qu’il entre , quand au reste , on verra….

    1. Avatar de Gilles PACCAUD
      Gilles PACCAUD

      Je dis bien : déçu. Rien de plus. Nchobi comme Schur devaient être des titulaires indiscutables et n’ont pas été à la hauteur dans la constance, l’impact et l’efficacité.

  3. Avatar de MOURON André
    MOURON André

    Cette fin de saison laisse quelques regrets (les 6 points perdus face à la lanterne rouge).
    Il faut continuer de reconstruire avec pugnacité,le club à un vécu il doit pouvoir sortir de l’ornière qu’est le National.
    Mais attention de bien choisir cet éventuel repreneur.
    Bien continuer à former nos jeunes pousses.
    Bien mettre en place un staff compétent au service de DIJON.
    Les supporters attente de vibrer à nouveau.
    ALLEZ?LES DIJONNAIS SONT LA

  4. Avatar de PACCAUD Gilles
    PACCAUD Gilles

    Bien choisir le repreneur …
    Vu l’impasse financière dans laquelle le club a plongé, ce sera celui qui aura le plus d’€ sans oublier que le repreneur va investir dans un club qui est loin d’être une vitrine dans le monde du foot.

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