Oyez, oyez ! Le Dijon Show a une grande nouvelle pour tous les supporters du DFCO et un avertissement à adresser aux autres clubs de National : le roi Julio Tavares est de retour sur son trône. Auteur d’un doublé express après son entrée, le Cap-verdien écrit un peu plus sa légende en Rouge et permet à son équipe de bien débuter l’année 2026 contre Le Puy-en-Velay.

LE MATCH
Dijon FCO – Le Puy Foot 43 : 2-0 (0-0)
Au Parc des Sports Gaston-Gérard (Dijon), le 16 janvier 2026, coup d’envoi à 19h30.
Buts : Tavares (77e, 85e) pour le DFCO.
Avertissements : Bellon (39e) et Domingues (51e) pour le DFCO / Goumot (51e), Carvalho (75e), Zogba (75e) et Gromat (90e+5) pour LPF43.
Retour aux affaires
La mise en route fut rude pour nos Dijonnais, qui n’avaient plus connu la compétition depuis un mois avant ce vendredi soir, et c’est une tête ponote qui est la première vraie occasion de la partie à la 20e minute, avant ce boulet de canon de Diallo qui fuit lui aussi le cadre. Cette étonnante tentative du latéral droit est même la seule vraie opportunité bourguignonne de la première mi-temps jusqu’à la 45e et une reprise acrobatique de Domingues qui meurt à côté du cadre. De l’autre côté, une féroce opposition – qui a tenu tête à Reims pendant 90 minutes et ne s’est inclinée qu’aux tirs au but la semaine dernière – rend la vie dure à notre défense qui semble craquer à plusieurs moments mais finit par tenir le coup.
Fort heureusement, c’est après le retour des vestiaires et un petit recadrage que le DFCO commence enfin à mettre son empreinte sur la partie. Après avoir repris leurs marques pendant 45 minutes, les hommes de Baptiste Ridira reviennent avec de bien meilleures intentions de la pause et commencent à frapper au but plus régulièrement, à l’image de Domingues, Barka et Lembezat après une énorme opportunité, qu’Hamada n’arrive pas à toucher. Peut-être satisfaits de prendre un point chez un candidat à la montée, les Auvergnats reculent et prennent l’eau. À l’image de ce contre rapide mené par Ntamack peu de temps après son entrée, cafouillé mais tout de même exploité par Tavares qui décale Lembezat de la tête… et lui fait obtenir un penalty !
Controverse et ivresse
D’aucuns diraient que cette décision arbitrale, qui forcera par ailleurs un résultat en faveur du DFCO, était dure envers les visiteurs et difficile à justifier pour Anthony Ustaritz, qui a choisi de sanctionner le gardien Carvalho pour une sortie limite dans les pieds de notre n°17. Aucun ralenti ne permettra de mettre tout monde d’accord, le goleador peut s’élancer avec conviction et marquer son premier but de la saison. Premier but qui sera très rapidement suivi d’un second – cocasse quand on sait combien de temps il a fallu à Julio Tavares pour débloquer son compteur depuis son retour en Bourgogne.
Cette fois encore, c’est en transition que Dijon fait mal avec un dégagement parfait de Bernard dans la course de Ntamack, dont la passe à Lembezat est parfaite. Celui-ci se charge de fixer son vis-à-vis et de transmettre à Tavares qui frappe à nouveau en force et trompe un portier peu inspiré. Le succès est assuré et la joie est totale en tribunes comme sur la pelouse, pour des Rouges qui ont longtemps eu du mal à se mettre en route mais qui ont appuyé là où cela fait mal.
Sans impressionner ni marquer les esprits, Dijon termine la phase aller sur une excellente note contre un redoutable adversaire malgré son statut de promu. S’imposer même sans être très bon est crucial pour n’importe quel club qui veut croire en ses chances de finir à une place flatteuse au classement. C’est d’ailleurs la marque des grandes équipes, et ce DFCO en est peut-être une (toute proportion gardée). Place désormais aux matchs retour et à ce choc très attendu à Rouen, impressionnant leader de ce championnat où tout peut se produire mais où trois équipes commencent à se démarquer en tête.
« Un renard né, qui surgit hors de la nuit
Court vers la Ligue 2 au galop
Son nom, il le signe d’un pointu bien négocié
D’un J qui veut dire Julio »
LES NOTES
L’Homme du match : Julio Tavares (non noté)
Depuis son retour dans son jardin de Gaston Gérard, la réussite le fuyait malgré une implication indéniable. Il est enfin récompensé sur ce match, doublement même. Pas les plus beaux buts de sa carrière mais pas les moins importants, avec à la clé une victoire précieuse avant le choc de National. Qu’on se le dise : le roi est de retour !
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