QRM 0-1 DFCO : la course en tête

En anticipant d’une journée son match de championnat, Dijon avait l’occasion de conforter sa place de leader tout en mettant la pression sur Sochaux et Rouen. Mission accomplie au terme d’un match dominé par les Dijonnais mais conclu sur la plus petite des marges et nous laissant sur notre faim dans le contenu. Le DFCO continue de faire la course en tête, et c’est bien ça le plus important !

Cette fois, Dijon a tenu 90 minutes en tête après avoir ouvert le score très tôt (photo Vincent Poyer/DFCO)
Cette fois, Dijon a tenu 90 minutes en tête après avoir ouvert le score très tôt (photo Vincent Poyer/DFCO).

LE MATCH

Quevilly-Rouen Métropole – Dijon FCO : 0-1 (0-1)
Au Stade Robert-Diochon (Le Petit-Quevilly), le 19 mars 2026, coup d’envoi à 19h00.

But : Barka (4e) pour le DFCO.

Avertissements : Atangana (42e), Pionnier (71e), Gaya (83e) pour QRM/ Diouf (68e), Diallo (79e) pour le DFCO.

Triste match, heureux dénouement

Dans une rencontre positionnée en plein milieu de semaine, lors d’un jeudi de coupe d’Europe – un choix qui à n’en pas douter visait à favoriser la venue des spectateurs au stade – et sur un air de fanfare, le DFCO a assuré l’essentiel : ramener trois points en Bourgogne et continuer son avancée comptable au classement. On ne va pas se mentir, le spectacle n’était pas au rendez-vous sur la pelouse du stade Robert-Diochon. Hormis cette fulgurance de nos attaquants dès la 4e minute, sur une action bien initiée par Ndezi et conclue par Barka, nous n’avons pas vu beaucoup d’occasions de buts.

On en viendrait à se demander si marquer si tôt à l’extérieur n’aurait finalement pas desservi nos ambitions dans le jeu, tant Dijon a semblé hésiter à jouer de l’avant. On notera également que notre équipe a produit beaucoup de déchets techniques, notamment dans les transmissions (un bon nombre de passes n’arrivant pas à destination). Le milieu de terrain n’a certainement pas livré sa plus belle prestation de la saison et nos offensifs ont eu du mal à être trouvés en bonne position. L’absence d’un joueur plus créatif sur le terrain au poste de n°10 peut aussi expliquer ces difficultés.

Le fait que cette équipe dijonnaise se soit montrée bien trop timorée nous a ainsi laissés à portée de fusil des Normands tout au long du match. Et au regard du niveau de QRM, nous aurions pu espérer mettre davantage l’adversaire de la 26e journée à distance, même si on ne répétera jamais assez qu’aucun match n’est facile dans ce championnat National. Adel Lembezat nous manque, cela est criant sur ce genre de matchs.

Plus de maîtrise après la pause

Parallèlement à cette prestation minimaliste sur le plan offensif, le DFCO a affiché deux visages différents. En première mi-temps, après le but marqué, l’équipe n’a pas toujours su gérer correctement les assauts de QRM, qui a joué avec un bloc bas, parfois médian, en cherchant à profiter des transitions pour nous piquer. Ces actions ont souvent débouché sur des coups de pied arrêtés, exercices dans lesquels la formation adverse s’est montrée dangereuse. Mais quand il a fallu sauver Dijon, la défense – et singulièrement Quentin Bernard – veillait au grain. Toutefois, on ne peut que regretter ce manque de capacité à contenir les tentatives quevillaises lors du premier acte de ce match.

« Une main dans la surface, c’est penalty, il n’y a même pas de discussion. Main décollée du corps comme ça… Dans tous les stades il y a penalty, sauf ici ! » – Fabien Valéri, coach de QRM.

Après le retour des vestiaires, il faut noter que l’équipe a su bien mieux maîtriser les débats et imposer le tempo du match. À tel point que QRM n’a jamais vraiment pu l’emballer contrairement à Concarneau deux semaines auparavant, ses contres ayant été bien mieux contenus. Dans le même temps, les hommes de Baptiste Ridira ont réussi à se créer davantage de situations, sans les concrétiser. Mais ce constat aurait très bien pu et sans doute dû être jeté à la fenêtre si l’arbitre avait accordé un pénalty flagrant et légitime à QRM dans les derniers instants de la partie…

Mettre la pression

Il ne faudrait toutefois pas oublier que malgré une prestation en demi-teinte, nous repartons avec les 3 points ce qui, même chez un club qui lutte pour sa survie, n’est jamais évident. Avant leurs matchs, nous avons 4 points d’avance sur nos poursuivants qui se déplacent eux aussi et n’auront pas un vendredi soir facile, avec la pression de notre résultat dans un petit coin de leurs têtes.

Si nos offensives ont été peu nombreuses, Dijon a toutefois démontré avoir la main sur la globalité du jeu. Pour monter, gagner moche est tout aussi utile que faire le spectacle. Le bilan de cette équipe est toujours aussi impressionnant : invaincue à l’extérieur, 16 buts encaissés en 24 matchs, une seule défaite jusqu’à présent. On pourrait continuer d’égrener toutes sortes de statistiques, mais il faut juste garder à l’esprit que nous sommes plus que jamais dans les bons temps de passages. Et que quand le jeu devient moins intéressant face à des adversaires qui jouent leur survie dans ce championnat, l’équipe ne lâche pas prise et va chercher une victoire aussi cruciale que si nous avions gagné 4-0 après un festival d’occasions.

@Phabyen

LES NOTES 

L’Homme du match : Quentin Bernard (7,2)
Comme son conpère de la charnière centrale, il a livré un match très réussi face à un adversaire certes largement maîtrisable. Il a toutefois enjolivé cette prestation en repoussant sur sa ligne une tentative dangereuse de QRM après un cafouillage dans la surface et s’est montré intraitable même dans le domaine aérien. De quoi mériter quelques points en plus… et un deuxième titre d’homme du match en l’espace de six jours !

Montfort (5,2) : assez peu sollicité, il est montré à la hauteur sur les rares tentatives de QRM même s’il a fait preuve de fébrilité dans ses sorties aériennes. Pas assez toutefois pour faire planer le doute quant à la réussite de son intérim.

Diallo (3,7) : plus d’une heure très sérieuse, avec une grande concentration face à Rayan Mandengue, la meilleure arme offensive de QRM. Puis, un gros raté en possession qui offre un coup-franc très dangereux et deux fautes en quelques secondes le menant à deux doigts du double jaune le plus rapide de l’histoire. Ces sautes de concentration deviennent récurrentes ces derniers mois et vont vite devoir être réglées, car on ne peut pas se satisfaire de ça en tant que professionnel. Remplacé à la 83e par Lacroix, sans doute plus serein que dans les cages !
Diouf (6,2) : un match sérieux et appliqué, même si le peu d’allant de l’adversaire lui a nettement facilité la tâche. Bien présent toutefois en deuxième rideau, surtout en cours de 2e période, pour compenser les quelques erreurs de Diallo.
Vargas-Rios (6) : il remerciera l’arbitre du soir de n’avoir pas sifflé penalty sur sa main en fin de match, même si de toute évidence celle-ci était involontaire. À part ça, une sortie solide sur le plan défensif, un poil timide sur le plan offensif. Dommage car sur l’une de ses rares incursions, il s’est fendu d’une magnifique reprise qui aurait mérité meilleur sort.
Bellon (6,8) : dans un monde instable, où la réalité d’hier peut être balayée dans la nuit, il est bon d’avoir des points de repère inamovibles. Et le numéro 8 dijonnais en est un parfait exemple. Toujours aussi propre, autant dans ses récupérations que dans ses relances, il a encore une fois été le socle sur lequel pouvait compter tout le collectif dijonnais. Remplacé à la 83e par Aka, récompensé de ses bonnes prestations en réserve avec cette première en National.
Hamada (5,3) : un match en demi-teinte. Toujours aussi actif sur son côté du terrain, et proposant de bonnes combinaisons sur le couloir droit, il a en revanche été peu tranchant dans la récupération et n’a pas non plus été très inspiré dans ses choix de passes et dans la construction du jeu. Rien de rédhibitoire, mais une copie un peu plus terne qu’à l’accoutumée.
Ndezi (6,3) : à l’origine de l’action qui mène au but dijonnais, il s’est montré excellent techniquement, ainsi que dans son placement et son jeu de passe. On lui reprochera quand même un manque de mobilité dans le jeu sans ballon, alors que le DFCO aurait eu bien besoin de son appui pour accélérer.
Marié (5) : au cours d’un match dans lequel il a beaucoup dézoné, le capitaine dijonnais a été une nouvelle fois précieux dans le travail de récupération et de quadrillage du terrain mais a été très imprécis dans ses transmissions. La faute, peut-être, à un trop grand nombre d’allées et venues aux quatre coins du terrain, qui ont pu nuire à sa concentration. Remplacé à la 71e par Chouchane, auteur d’une entrée intéressante, avec un positionnement bien plus assumé derrière les avant-centres.
Domingues (6,1) : sa remise pleine d’inspiration pour Barka lui offre une passe décisive amplement méritée mais témoigne surtout de sa capacité à savoir faire le bon geste dans la zone décisive. Il aurait pu davantage peser sur le jeu, mais a régulièrement proposé des solutions et a rarement été trouvé. Remplacé à la 79e par Tavares, peu visible sur la fin de match en dehors de son harcèlement très utile.
Barka (6,8) : un dixième but cette saison, le cinquième sur les 6 derniers matchs ! L’ancien nancéien est incontestablement le tube de 2026 côté dijonnais. L’action du but, sur laquelle il est impliqué dès le départ avant de s’emmener parfaitement le ballon et de conclure tout en finesse, illustre très bien l’étendue de sa palette. S’il y en a un est qui prêt pour l’étage du dessus, c’est bien lui. Remplacé à la 79e par Ntamack, auteur de quelques fulgurances sans parvenir à être très dangereux.
@Gus21

MOYENNE : 5,85

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Commentaires

2 réponses à “QRM 0-1 DFCO : la course en tête”

  1. Niveau satisfactions, je vous rejoins sur Bellon (vrai métronome), la charnière centrale et Vargas-Rios qui revient avec beaucoup de jus.

    En revanche, offensivement je suis vraiment pas serein avec cette animation et ces joueurs. Heureusement qu’on en met un beau au début du match parce qu’on a trop peu de joueurs capables de faire des différences. Le symbole c’est Marié en 10. Bien sûr ce n’est pas son poste mais il s’oblige à jouer en une touche ou tenter des trucs téléphonés, c’est rageant.
    J’aime bien Hamada pour sa débauche d’énergie mais il apporte trop peu offensivement quand il est titulaire. Son jeu avec le ballon c’est casser les lignes, ce qui marche mieux quand il entre en jeu. Et son déchet technique est très frustrant.
    Une fois encore je suis très embêté par l’association Domingues-Barka, ça pèse pas assez.
    Bref on a des blessés majeurs mais je suis convaincu qu’on pourrait trouver une meilleure articulation du 11 de départ : Vargas-Rios au milieu pour davantage de maîtrise technique et de possibilité de frappe lointaine, peut-être redescendre Barka à la point du losange pour plus de mobilité, ce qui libère une place à Tavares qui nous aiderait beaucoup par son jeu en pivot et ses remises vers les deux artilleurs.

  2. Avatar de Pascal Colom
    Pascal Colom

    Et voilà. Toujours trois points . Meme si c’est vrai , depuis environ un mois ,,on joue moins bien et et vous etes d’accord avec moi , l’absence d’ Adel Lembezat est plus que préjudiciable ( mon chouchou ) ..Gros match de N Dezi mais surtout Bellon et Quentin Bernard comme d’hab
    Merci et bravo à lui . Beau but de Barka bien amené par Dominguez . Enfin attention à Versailles vendredi chez nous meme si on a gagné chez eux
    Allez encore 8 dont 5 à Gaston et on en parle plus . On ne lâche rien !

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