DFCO – Des certitudes et épaules solides en charnière avant la phase retour

À Dijon, ce sont Quentin Bernard et Waly Diouf qui font la loi ! Tantôt videurs intraitables, snipers aux passes lasers ou marchands de sable pour les adversaires, ils sont deux héros trop souvent ignorés de cette phase aller très réussie en National. Focus sur ce duo presque parfaitement complémentaire qui fait le bonheur du DFCO.

Waly Diouf et Quentin Bernard se serrent la main après un match très réussi de leur part à Sochaux.
Meilleure défense du championnat, celle du DFCO a de quoi faire trembler tous ses concurrents en National (photo Vincent Poyer/DFCO).

Si le DFCO peut largement remercier Paul Delecroix pour ses exploits dans les cages, ses deux gardes du corps ont grandement facilité son travail lors de ce début de saison. Chantier important de l’été dernier avec quatre départs dans ce seul secteur, Dijon a parfaitement négocié ce virage et construit ses bons résultats sur des fondations stables, représentées par Waly Diouf (12 matchs) et Quentin Bernard (14 matchs), qui n’ont manqué aucune sortie en championnat depuis leur première association lors de la 5e journée à Caen.

Dans un registre similaire à 2024-2025, où Elydjah Mendy régnait en maître de la défense – avec Bernard en parfait acolyte – mais manquait cruellement lorsqu’il était absent, cette paire semble au moins aussi solide et peut-être plus fiable sur le long terme. Le joueur de Nancy nous rassurait certes énormément, mais celui-ci écopait aussi d’un carton jaune à chaque match ou presque et avait passé la phase retour plus souvent à l’infirmerie que sur les pelouses. Tout en souhaitant que Diouf ne se retrouve pas dans le même cas de figure, on peut d’ores et déjà constater sa disponibilité chaque semaine et surtout la propreté de ses interventions, lui qui n’a été averti qu’une fois avec le maillot dijonnais.

Deux styles distincts

Domaine dans lequel Bernard n’est pas mal non plus, lui qui n’a vu que deux cartons jaunes lui être adressés en dehors de ce match raté de sa part à St Brieuc, que nous avons terminé à 10 pour une expulsion aussi litigieuse qu’évitable de notre numéro 5. Le tout sans être le plus fort au duel à l’épaule ni le plus rapide des défenseurs du championnat, loin de là. En réalité, c’est dans l’anticipation et ses déplacements que l’expérimenté central, anciennement latéral gauche, excelle. Capable de museler certains des attaquants les plus rapides en gérant bien la profondeur et en se positionnant de façon à les empêcher de prendre de la vitesse, celui qui fêtera ses 37 ans en 2026 et prendra alors sa retraite des terrains n’a pas pris une ride et a bien adapté son jeu aux exigences du National et à ses capacités physiques, tout n’ayant connu aucune blessure depuis le mois d’octobre 2024 (soit 15 mois).

Une telle régularité est remarquable et le retour en forme très appréciable pour un joueur qui a pourtant vécu une phase retour compliquée la saison passée. Ce come-back réussi a été rendu possible par une bonne hygiène de vie, un peu de chance évidemment, et l’aide d’un très sérieux coéquipier en Waly Diouf. La recrue arrivée du Nîmes Olympique cet été, qui avait tout pour s’intégrer en tant qu’expert du bœuf bourguignon, a en effet hérité d’autres tâches, à savoir les contacts et impacts les plus exigeants physiquement. Si Bernard ne rechigne jamais à se lancer dans un bon tacle ou à se sacrifier, c’est son partenaire à droite qui domine dans les airs, qui rattrape des joueurs les plus vifs et va systématiquement au charbon pour mettre son corps en opposition. Puissant et imposant, sa simple présence fait souvent faire demi-tour à des joueurs pourtant costauds ou bon dribbleurs, qui n’aiment pas se frotter à une telle montagne.

Le pourvoyeur et l’artificier

Ces responsabilités essentielles, Waly les assume parfaitement. Et une fois le ballon récupéré, il sait très souvent quoi faire avec : le transmettre proprement à son latéral droit, sa sentinelle ou, bien souvent, à Bernard. Défenseur affichant le meilleur pourcentage de passes réussies du championnat (parmi ceux ayant disputé au moins 5 matchs), soit 92%, le franco-sénégalais n’est pas celui qui prend le plus de risques en possession mais sert ses partenaires et les met dans de bonnes conditions pour contrer ou construire de derrière. Et quand Dijon a besoin d’accélérer le rythme, c’est souvent vers son aîné qu’il se tourne. Capable de renverser le jeu avec beaucoup d’aisance ou de trouver un partenaire à 70 mètres sans forcer, Quentin Bernard porte si bien ses initiales de Quarterback qu’il est impossible de ne pas y faire allusion une fois de plus.

Avec une précision hors norme pour le National, le joueur qui a été l’un des chouchous de Dall’Oglio puis de Furlan a souvent cette furieuse envie de sauter le milieu de terrain, arrivant très régulièrement à ses fins et prenant de court des équipes adverses désorganisées. Ce qui a fréquemment déjoué le cliché d’un DFCO très patient et prévisible dans son 4-4-2 losange, sans pour autant mettre en danger le contrôle caractéristique que notre équipe exerce sur la plupart de ses matchs.

Dans notre analyse, nous avons volontairement évité l’évidence qu’est le classement des meilleures défenses du National, que Dijon domine en compagnie de Rouen (9 buts encaissés) avec 7 clean sheets en prime. Majoritairement responsables de ces bons résultats, Bernard et Diouf ne peuvent pas être considérés comme les seuls facteurs de cette réussite collective, notamment partagée avec le jeune Abdoul Diaby Malick, qui a participé aux cinq premières rencontres de la saison avant de voir ses concurrents s’établir fermement dans le XI de départ. Avec ce joueur de 21 ans, pas encore professionnel mais déjà très intéressant, ainsi qu’un Lenny Lacroix (22 ans) ayant montré toutes ses qualités défensives contre Châteauroux, les problèmes de charnière du DFCO en début d’année 2025 ne semblent plus être qu’un lointain souvenir. Puisse ce fait se confirmer en 2026 et nous donner les meilleures chances d’accéder à la Ligue 2 d’ici quelques mois.

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Commentaires

2 réponses à “DFCO – Des certitudes et épaules solides en charnière avant la phase retour”

  1. Avatar de Semprez

    Bonjour à tous ne nous enflammons pas, les matchs de la phase aller ne sont pas encore terminé il reste le puy et ils font un bon début de saison est sont 7ème donc méfiance rime avec confiance mais attention la ligue 2 n est pas encore la il reste des matchs

  2. Avatar de Pascal Colom
    Pascal Colom

    Semprez bar et salut au Dijon show ..Si tu as raison dans le fond Semprez , avoues que cette fois , cela serait vraiment balot comme on.dit ..On n’est pas en L2 encore certes mais alors on se doit jusqu’au terme du championnat de finir dans les trois premiers et au pire faire ce match en finissant 3eme de barrages pour la montée car à quoi cela aura servi de gagner à Sochaux devant pres de 20000 personnes ? Victoire méritée qui plus est ..D’en faire autant à Versailles , de prendre des points chez quasi tous nos concurrents directs sauf Rouen où on y va à la fin du mois ? Donc l’optimisme est de rigueur Semprez , non ?
    Allez le DFCO et entamons 2026 comme on a terminé 2025

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