Concarneau 1-1 DFCO : combattants consternés

Devant au tableau d’affichage mais sans sa traditionnelle maîtrise, le DFCO concède le match nul à Concarneau après s’être fait rejoindre à la dernière seconde sur coup franc. Dijon finit la semaine seul en tête du National mais devra faire mieux à l’avenir.

Brandon Ndezi et le DFCO ont raté l'occasion de faire une excellente opération.
Brandon Ndezi et le DFCO ont raté l’occasion de faire une excellente opération (photo Louka Le Tyrant/DFCO).

LE MATCH

US Concarneau – Dijon FCO : 1-1 (0-1)
Au Stade Guy-Piriou (Concarneau), le 6 mars 2026, coup d’envoi à 19h30.

Buts : Baldoni (90e+6) pour l’USC / Bernard (13e) pour le DFCO.

Avertissements : Ntumi (90e+3) pour l’USC / Tavares (70e) pour le DFCO.

Le contrôle surprise

À trois secondes près, Dijon faisait une excellente opération sans jouer à son meilleur niveau, prenant trois points d’avance sur les deuxièmes. À trois secondes près, c’est la liesse et la confiance qui nous auraient envahis et nous n’aurions même pas vraiment eu besoin d’analyser le contenu de ce match très médiocre du DFCO à Concarneau. Mais le sort en avait décidé autrement et la redescente fut dure quand le coup franc splendide de Baldoni a fracassé les filets de Delecroix. Ce vendredi soir, les réseaux sociaux abondaient de commentaires exprimant un désarroi collectif compte tenu des deux points perdus par les Dijonnais. Peut-être est-il temps d’adopter une nouvelle perspective sur la question et de se rendre compte qu’il s’agit peut-être davantage d’un point de gagné…

Surtout quand Rouen, qui menait 0-1 à Bourg, à finalement perdu 3-1 en supériorité numérique avec notamment un superbe but et une passe décisive du Dijonnais Jules Meyer, prêté au FBBP01, et que Sochaux purgeait son week-end d’exemption après avoir recollé au duo de tête la semaine passée. En effet, ce samedi 7 mars, le DFCO dispose d’un point d’avance sur ses plus proches poursuivants mais aussi d’un match de retard sur Rouen, ou encore sur Orléans qui s’est rapproché du podium. Certes, le constat est contrariant, mais l’un dans l’autre le DFCO reste parfaitement dans les clous pour la montée et même le titre, avec désormais 6 matchs à Gaston-Gérard à jouer et seulement 4 déplacements à effectuer.

Malgré tout, on peut bien déplorer une chose sur ces dernières semaines de compétition : un manque de sang-froid dans les ultimes secondes des matchs. Contre Caen comme à Concarneau, quatre points de plus au total nous tendaient les bras si une tête bien inspirée ou un genou rageur venaient dégager au loin le ballon quand le danger se faisait trop pressant. On ne retirera rien à la qualité de la frappe, mais sur les actions précédentes, la pression aurait pu et due être moins grande pour éviter de telles sueurs froides. Et cette leçon-là, les Rouges ne l’ont pas encore apprise.

En tête et entêtés

Prendre l’avantage en tout début de match, comme sur ce coup de casque parfait de Bernard sur une merveille de centre d’Hamada, aurait dû permettre au DFCO de se lâcher et de jouer libéré. Mais notre sensation finale est que Concarneau a davantage décidé du tempo du match, sans bénéficier de coups de pouce arbitraux ni être particulièrement mis en difficulté. Capable de détacher Jannez et de le coller en pointe sur toute la fin du match, le club breton a fait déjouer comme il le fallait nos protégés et donnera sans doute des idées à nos prochains adversaires. Pour l’heure, Dijon peut s’en vouloir mais n’a pas à rougir à outrance : sur l’ensemble des deux rencontres, ils ont pris 4 points et l’ont emporté au cumulé 4-1 contre les camarades de Sinquin. Et avec 2 points par match, le titre nous tendra les bras.

Reste à bonifier ce point décevant mais sans doute important dans ces derniers mois de compétition à domicile, lors de la réception d’une équipe d’Aubagne qui nous avait causé bien des soucis chez elle. Conserver la tête du championnat plus d’un match cette fois-ci doit être l’objectif de l’équipe, qui a prouvé qu’elle savait éviter la défaite mais pas encore qu’elle pouvait gagner suffisamment régulièrement pour s’assurer une montée tranquille et incontestable. Rater le départ du 3000m steeple n’est pas décisif, c’est la forme affichée sur le reste des foulées qui déterminera si Dijon le mérite ou non.

@Novak

LES NOTES

L’homme du match : Paul Bellon (7,4)
Il a été auteur d’un très bon match et ses 30 premières minutes sont même de haute volée. Il a étalé sa palette complète de n°6 : très présent dans les duels, il a aussi cassé les lignes, par la passe, ou la percussion balle au pied, il a combiné avec ses partenaires, orienté le jeu, et défendu à la régulière. Une valeur sûre qui fait du bien.

Delecroix (6,1) : auteur de plusieurs beaux arrêts, il remporte notamment un face-à-face suite à une erreur de la défense dijonnaise (29e). Il ne peut pas grand-chose sur le beau coup-franc de l’égalisation.

Diallo (3) : s’il a – comme l’équipe – ponctuellement montré de belles choses, sa performance s’est ensuite étiolée. Après avoir raté un dégagement dans sa surface, le constat s’est clairement aggravé sur un mauvais contre où, au lieu de servir un partenaire démarqué dans l’axe, il tire au-dessus des cages. Comme à Rouen dans une situation assez similaire. Il est jeune mais doit apprendre à faire les bons choix dans ce type de situation.

Diouf (6,1) : a fait un match bien en place défensivement, s’est battu sans point noir particulier à noter. Fort dans les duels, intense dans ses sorties sur les attaquants adverses. En fin de match, il est solidaire avec le reste de la défense pour éviter l’égalisation. Qu’il observera, impuissant, dans les dernières secondes du match.

Bernard (6,9) : hormis cette passe en retrait mal appuyée, c’est encore un match très sérieux que Quentin Bernard en National. Il est le buteur dijonnais d’une tête qui pue la maîtrise et l’envie de vaincre, et cela nous a fait bien plaisir de le voir scorer sur corner, après de nombreuses copies de haut niveau rendues cette saison.

Vargas-Rios (5,6) : pour sa première titularisation depuis le 12/09/2025, il a livré une prestation solide au poste de latéral gauche, qui n’est pas son préféré. Défensivement plutôt serein, il a tenté d’apporter offensivement, se signalant via quelques centres dangereux. Un très bon retour défensif dans notre surface à la 33e.

Hamada (7) : depuis qu’il peut enchaîner les matchs, il monte en puissance, et propose de belles choses. Encore ce soir, il a fait preuve d’une belle activité et d’abord de justesse technique, même s’il a quelque peu flanché sur ce plan dans la deuxième partie du match avec le reste de ses partenaires. Auteur d’une très belle passe décisive pour Bernard, il a été remplacé à la 89e par Lacroix positionné devant la défense pour la fin du match.

Ndezi (5) : héroïque à Villefranche, le milieu de terrain a cette fois-ci fait un match assez moyen. Pas toujours dans le bon tempo, il lui a manqué la flamme pour aller débloquer des situations pourtant à notre avantage, comme sur ce contre en 5 contre 3 gâché. Il a été remplacé à la 64e par Chouchane qui est bien entré dans son match au niveau du rythme, mais n’a pas assez influé sur la rencontre.

Marié (5,3) : faisant montre de beaucoup d’activité comme à son habitude, se déplaçant beaucoup entre les lignes et jouant très juste sur le plan technique, on aurait aimé le voir remettre à l’endroit l’équipe quand elle a commencé à déjouer. Remplacé à la 79e par Barreto, qui a pu retrouver un peu de temps de jeu en match officiel après sa longue période de blessure et montrer un échantillon de ses qualités.

Tavares (4,6) : il a pesé devant, dans la surface, dos au but et dans notre zone également, comme c’est souvent le cas. Il a néanmoins manqué de justesse et de quelques centimètres pour pouvoir conclure sur des centres qui lui étaient adressés. On ne peut pas lui enlever son abnégation au service du collectif, comme toujours. Après une reprise acrobatique qui nous a fait frissonner, il est remplacé à la 89e par Ntamack dans un temps faible dijonnais.

Barka (4,3) : homme en forme du mois de février, Yanis aura fait trop souvent les mauvais choix mais n’a pas compté ses efforts. Sur une ou deux actions, ses passes auraient mérité meilleurs sorts. Remplacé à la 64e par Domingues qui n’aura pas pu se mettre en évidence sur le plan offensif, dans une fin de match où la maîtrise nous échappait.

@Fabius

MOYENNE : 5.6

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Commentaires

Une réponse à “Concarneau 1-1 DFCO : combattants consternés”

  1. Avatar de Pascal Colom
    Pascal Colom

    Quel dommage ces quatre points envolés dans les dernières secondes contre Caen chez nous et donc hier soir à Concarneau . Croisons les doigts pour ne pas regretter ..Trop content pour Quentin Bernard et de plus mérité ..Attention aussi à Orléans meme si Dijon.en comptant le goal average a six points d’avance avant d’attaquer la dernière ligne droite de cette saison…Allez le DFC O

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